Crédit photo Christophe Marmara/Le figaro

Par Tristan Quinault Maupoil | Le Figaro.fr

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L’ancien ministre est «inquiet pour l’avenir de la démocratie» alors que la justice refuse de s’imposer une trêve électorale.

Face à la justice, François Fillon peut compter sur un soutien inattendu. L’ancien ministre Jean-Pierre Chevènement s’emporte mercredi dans l’Express contre l’agenda judiciaire de l’affaire Fillon. Si le souverainiste ne valide pas le programme du candidat de droite, il valide sa défense. «Je suis très inquiet pour l’avenir de notre démocratie (…) je comprends l’état d’esprit de ceux que choque la convocation judiciaire du candidat de la droite à deux jours de la clôture des parrainages», affirme-t-il alors que l’ancien premier ministre est convoqué le 15 mars par les juges en vue d’une probable mise en examen. «La date de cette convocation est de nature à fausser le fonctionnement normal des institutions et je m’alarme des conséquences que cela pourrait avoir», poursuit Jean-Pierre Chevènement.

«Je crains qu’une partie de ces électeurs n’accepte pas ce glissement vers ce qu’on appelle “le gouvernement des juges”», insiste le souverainiste. La publication, dimanche dernier dans le Journal du dimanche, des procès verbaux des auditions des différents protagonistes, l’agace particulièrement. Il se souvient d’une de ses tribunes parue «il y a une dizaine d’années» dans Le Monde: «L’étroit concubinage de la justice et des médias a entraîné la désuétude du secret de l’instruction et de la présomption d’innocence, le tribunal devenant bien souvent le pilori». «Je ne changerai pas un mot aujourd’hui», assure l’ancien patron de la place Beauvau.

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