Déjà condamné, le 23 avril 2013, par la 17e chambre correctionnelle de Paris, pour « complicité de diffamation publique » après s’en être pris au Monde diplomatique,Bernard-Henri Lévy récidive. Il vient ainsi de consacrer la totalité de sa chronique hebdomadaire du Point (20 juillet 2017) à un texte rageur qui ressasse ses vieilles calembredaines, en titrant cette fois son propos « Misère et déshonneur du “Monde diplomatique” ».

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En 2013, la justice française fustigeait déjà « l’insuffisance de rigueur » et la « carence de fond » de Bernard-Henri Lévy et de Franz-Olivier Giesbert, alors directeur de la publication du Point (1) . Quatre ans plus tard, les mêmes travers s’affichent dans la chronique un peu infantile, mais surtout bourrée d’erreurs factuelles, que nous consacre celui que Pierre Bourdieu qualifiait, il y a déjà une quinzaine d’années, d’« intellectuel négatif ».

Dans son texte, « BHL » nous qualifie d’admirateurs de Tariq Ramadan (lequel s’exprime plus souvent dans les colonnes du Point que dans celles du Monde diplomatique), de partisans des « thèses conspirationnistes »(alors que nous leur avons consacré une réfutation très détaillée), d’amoureux du « treillis de Nicolas Maduro » (bien que notre dernier article le concernant ait eu pour titre « Venezuela, les raisons du chaos »). Tout le reste, hélas, est du même acabit.

À l’évidence, Bernard-Henri Lévy ne décolère pas que Le Monde diplomatique ait constitué un dossier largement consulté dans le monde entier documentant calmement, sans jamais manier l’injure, la suite de bourdes, d’affabulations et de prises de position dangereuses qui lui sont imputables depuis une quarantaine d’années, rappelant aussi le nombre de conflits désastreux que ses écrits ont encouragés – dernièrement en Libye –, signalant enfin la densité exceptionnelle de son réseau d’obligés et de complices dans les médias.

En 2013, le tribunal estimait que « le bénéfice de la bonne foi ne saurait être accordé » à Bernard-Henri Lévy. Depuis, rien n’a changé.

20 juillet 2017

Source: https://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2017-07-20-BHL


Lire aussi:

Tragédie : BHL n’aime pas l’originalité de Bricmont et Blanrue !

Paru dans Le Point

Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy, 20 juillet  2017

Misère et déshonneur du Monde diplomatique

(…) Le Monde diplo, rhabillé sur Internet de garamond et de noir et rouge, fait part de la grande, de l’ébouriffante nouvelle : un plein dossier, vingt ans d’archives, et  » en accès libre  » s’il vous plaît ! sur l’auteur de ces lignes, qualifié de don Corleone, d’oligarque, de mystificateur, de diable incarné et, last but not least, de représentant « significatif » du « système ».

(…) puisque l’occasion m’en est donnée, je ne résisterai pas au plaisir de dire ce que je pense de ce mensuel auquel j’ai donné, en 1975, du temps de la révolution portugaise, l’un de mes tout premiers textes mais qui n’a plus, aujourd’hui, du Monde que l’actionnariat, de diplomatique que le titre et de respectable que le souvenir de ses lointains fondateurs.

(…) Il faut savoir que c’est l’endroit où les thèses conspirationnistes en général trouvent l’écho le plus complaisant : conspirationnisme dur de la professeure Annie Lacroix-Riz réhabilitant, dans une conférence aux Amis du Monde diplomatique de Montpellier, le mythe fascisant de la synarchie… conspirationnisme à peine plus soft du négationniste Jean Bricmont longtemps préposé, dans le journal, au traitement de l’actualité éditoriale antiaméricaine et antisioniste… (…) Il faut lire pour y croire le compte rendu flatteur (août 2009) du livre Sarkozy, Israël et les juifs, où l’antisémite Paul-Éric Blanrue se demande si la France est devenue  » un pays sioniste « – ou la première recension (novembre 2004) [c’est nous qui soulignons, ndlr] de l’ignominie d’Alain Ménargues intitulée « Le mur de Sharon » et expliquant la barrière de sécurité d’Israël par un atavique « séparatisme juif » inspiré du « Lévitique ».

(…)

Il y a des lieux comme ça.

Des attracteurs du pire.

Des aimants noirs, magnétisant ce qu’une époque produit de plus calamiteux.

(Etc.)

MANQUE DE BOL POUR CE RIGOLO : QUEL HISTORIEN A ÉTÉ ÉDITÉ PAR « LE POINT » EN 2012 ?

BLANRUE !

La preuve se trouve ici : http://www.lepoint.fr/culture/le-dernier-pape-avant-le-chaos-20-12-2012-1604317_3.php

Source: Le Clan des Vénitiens

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