Traduit pour Arrêt sur Info, un excellent article de Justin Raimondo. Un journaliste américain connu pour sa vision critique et décapante de la politique. Il se définit lui-même comme paléo-conservateur libertarien. Il est également le rédacteur en chef du site Antiwar.com
  

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Quelque treize années après l’événement, l’ombre des attaques terroristes du 11 septembre sur le World Trade Centre à Manhattan et sur le Pentagone assombrit toujours notre monde. L’héritage de ce jour terrible a eu un impact non seulement sur notre politique étrangère, léguant à une nouvelle génération une « guerre contre le terrorisme » apparemment sans fin, mais il a aussi mené à ce qui est sans aucun doute l’assaut le plus massif sur nos libertés civiles depuis les Alien and Sedition Atcs (Lois sur les étrangers et la sédition, ndt). Obtenir toutes les informations sur ce qui s’est passé ce jour-là – et pourquoi c’est arrivé – est essentiel pour comprendre la direction que nous avons prise depuis.

Ceci était supposé avoir été le but de la commission du 11 septembre, dont le rapport massif est maintenant considéré comme la première source à ce sujet. Mais il y en a une autre, un rapport d’enquête de loin beaucoup plus spécifique, celui publié par les comités de renseignements des deux chambres du Congrès, intitulé « Enquête conjointe sur les activités de la communauté du renseignement avant et après les attaques terroristes du 11 septembre 2001 ».

En fait, si vous prenez le temps de lire le rapport, tout va pour le mieux (en dehors de quelques censures occasionnelles) jusqu’à ce que vous arriviez à la page 369, à partir de laquelle le texte est recouvert de noir sur 28 pages.

Qu’est-ce qu’il y a dans ces 28 pages censurées ? Vous n’avez pas le droit de savoir ça, mais les membres du Congrès peuvent les lire, pour autant qu’ils en aient fait la demande auprès des responsables du Sénat et des comités des services de renseignements, et qu’ils en aient obtenu l’autorisation. Dans ce cas, ils sont escortés jusqu’à une chambre insonorisée et bien gardée, en compagnie de divers agents, où ils peuvent lire les documents : ils n’ont pas le droit de prendre des notes.

Avez-vous l’impression que quelqu’un a quelque chose à cacher ?

La section censurée est intitulée « Découverte, discussion et récit concernant certains problèmes sensibles de sécurité nationale », et son introduction – laissée largement intacte – est instructive :

Par son travail, l’enquête conjointe a développé des informations suggérant des sources spécifiques de soutien étranger à quelques uns des pirates du 11 septembre alors qu’ils étaient aux Etats-Unis. L’examen de l’enquête conjointe a confirmé que la communauté du renseignement a aussi des informations, dont la plupart doit encore être indépendamment vérifiée, concernant ces sources potentielles de soutien. Dans leurs témoignages, ni les officiels de la CIA ni ceux du FBI n’ont été capable d’établir définitivement l’étendue d’un tel soutien pour les terroristes dans leur ensemble ou juste aux Etats-Unis, ou jusqu’à quel point, ce soutien, s’il existe, était intentionnel ou de nature accidentelle. »

La connexion présumée de l’Arabie Saoudite aux attaques du 11 septembre a fait couler beaucoup d’encre : on croit largement que directement après le 11 septembre une permission spéciale a été donnée à des membres de la famille royale saoudienne pour quitter le pays par avion alors que toute la nation était clouée au sol. Cela a suscité des soupçons, ajoutés au fait irréfutable que la majorité des terroristes du 11 septembre étaient des citoyens saoudiens. En 2002, dans une interview avec Gwen Ifill sur PBS, le Sénateur de Floride Bob Graham, alors dans le comité des renseignements du Sénat, a rendues publiques les nouvelles selon lesquelles des gouvernements étrangers étaient impliqués dans les attaques :

« GWEN IFILL : « Sénateur Graham, y a-t-il des éléments, dans ce rapport qui est secret, que les Américains devraient mais ne peuvent savoir ? »

SEN. BOB GRAHAM : « Oui, pour revenir à votre question à propos de ce qui a été la plus grande surprise. Je suis d’accord avec ce que le sénateur Shelby a dit, à propos du degré auquel les agences ne communiquaient pas entre elles, mais j’ai aussi été surpris par les preuves que des gouvernements étrangers étaient impliqués et avaient facilité les activités d’au moins quelques uns des terroristes aux Etats-Unis. »

Dans les années qui ont suivi sa retraite, le sénateur Graham a sans cesse martelé ce point, et son obstination a généralement été interprétée comme une demande de révéler l’étendue de la complicité saoudienne dans les attaques. Et tandis que les Saoudiens peuvent très bien avoir été impliqués, directement ou d’une autre manière, je voudrais attirer votre attention sur la constatation de Graham et l’introduction du rapport d’enquête conjointe, qui indiquent que plus d’un gouvernement étranger étaient impliqués. Mais s’il ne s’agissait pas seulement des Saoudiens, alors qui d’autre était impliqué ?

Nous n’avons pas à nous baser sur de pures spéculations, malgré le fait que nous, simples citoyens d’un pays de survols, ne sommes pas autorisés à lire ces 28 pages. Ceci parce que quelques membres du Congrès ont pris la peine de demander la permission de les lire, incluant les représentants Walter Jones (Caroline du Nord), Tom Massie (Kentucky), et Stephen Lynch (Massachussetts). D’après leurs propres comptes-rendus, ils sont sortis perturbés de cette chambre insonorisée et sécurisée. Voici ce que Jones a dit :

« J’étais absolument choqué par ce que j’ai lu. Ce qui était tellement surprenant était que ceux dont je pensais que nous pouvions leur faire confiance m’ont vraiment déçu… Ce n’est pas en lien direct avec la sécurité de l’Etat en soi ; il s’agit plus des relations que nous entretenons. L’information est essentielle pour que notre politique étrangère aille de l’avant et devrait donc être accessible au peuple américain. Si les pirates du 11 septembre ont eu une aide extérieure – particulièrement d’un ou plusieurs gouvernements – la presse et le public ont le droit de savoir ce que notre gouvernement a fait ou non pour amener les auteurs devant la justice. »

« Un ou plusieurs gouvernements, » Eh ? Qui au Moyen-Orient – ou n’importe où ailleurs, en ce qui concerne ce sujet – sont parmi « ceux dont nous pensions que nous pouvions leur faire confiance » ? Pour moi cela ne ressemble pas à l’Arabie Saoudite. Est-ce que quelqu’un pourrait être vraiment surpris d’apprendre qu’ils se livrent à des jeux dans notre dos ?

Le rapport du Représentant Massie est encore plus révélateur :

« J’ai dû m’arrêter toutes les deux ou trois pages et réorganiser ma perception de l’histoire. Et ces 28 pages sont tellement fondamentales… Qu’elles changent certainement votre vision du Moyen-Orient. »

Est-ce que la découverte de la perfidie saoudienne changerait notre vision du Moyen-Orient d’une manière « fondamentale » ? Le royaume exporte depuis des années sa branche fanatique de wahhabisme – idéologie sunnite fondamentaliste – répandant terrorisme et instabilité politique dans la région. Donc il n’y a rien de neuf : et pour ceux d’entre nous assez vieux pour se rappeler l’embargo sur le pétrole arabe des années 70, leur nature ambivalente est tenue pour acquise.

Graham a été explicite en accusant les Saoudiens d’avoir financé au moins une partie des pirates du 11 septembre, et de les avoir aidé à entrer aux Etats–Unis. Cependant l’enquête conjointe indique que plusieurs gouvernements étaient impliqués : la phrase « soutien étranger à certains des pirates du 11 septembre tandis qu’ils étaient aux Etats-Unis » m’a sauté aux yeux, impliquant au moins qu’il ne s’agissait pas seulement de financement – après tout, combien les attaques ont-elles réellement coûté à Al-Qaida en terme de dollars et de cents ? – mais aussi qu’une assistance opérationnelle a été fournie sur le terrain.

Fournie – par qui ?

Juste après les attentats, alors que la fumée des bâtiments du World Trade Centre assombrissait toujours le ciel de Manhattan, j’ai relevé un article dans le Washington Post qui a fait sonner toutes sortes d’alarmes, ou qui aurait dû au moins le faire – même si notre tant vanté quatrième pouvoir était trop occupé à rejoindre la toute nouvelle « guerre contre le terrorisme » pour le remarquer. L’article avait pour titre : « Le gouvernement qualifie plusieurs dossiers d’intérêt particulier, ce qui veut dire liés aux enquêtes qui ont suivi les attaques. » Le reporter John Mintz a raconté qu’au moins 60 Israéliens « d’intérêt particulier » pour le gouvernement ont été arrêtés et que plusieurs d’entre eux avaient été formés en techniques contre-terroristes. Comme je l’avais noté à l’époque :

« Eh bien, l’espionnage est en effet une longue tradition, et quelque chose me dit que ces gens ne sont pas des touristes ordinaires, mais depuis que le gouvernement ne dit plus rien sur tout ce qui est lié avec cette enquête, nous ne savons tout simplement pas. En arrêtant un nombre non déclaré d’hommes principalement arabes musulmans, et en interrogeant des milliers d’autres en plus, cette opération d’envergure a été clairement établie pour rassembler des informations qui pourraient mener à l’arrestation des instigateurs restants. Il se pourrait que les Israéliens, ou au moins certains d’entre eux, tombent dans cette catégorie : même s’ils ne sont pas directement impliqués, peut-être qu’ils savent quelque chose. Rien d’autre ne devrait entrer en considération des « intérêts particuliers » du gouvernement.

Peu de temps après ça, pendant l’hiver rigoureux de 2001, Fox News a diffusé une série en quatre épisodes qui a dévoilé le pot aux roses, comme l’a rapporté Carl Cameron. Le premier épisode commençait avec une bombe :

« Depuis le 11 septembre, plus de 60 Israéliens ont été arrêtés ou mis en détention, soit sous le coup de la nouvelle loi anti-terrorisme, soit pour des violations des lois de l’immigration. Une poignée de militaires israéliens étaient parmi ceux qui ont été mis en détention, d’après les enquêteurs, qui rapportent que certains des détenus ont également raté le test du polygraphe quand on leur a posé des questions sur les activités supposées de surveillance contre et à l’intérieur des Etats-Unis.

Il n’y a pas d’indications que les Israéliens étaient impliqués dans les attaques du 11 septembre, mais les enquêteurs suspectent que les Israéliens pourraient avoir rassemblé à l’avance des renseignements à propos des attaques, et ne les ont pas partagées. Un enquêteur haut placé a dit qu’il y avait des « raccordements ». Mais quand on lui a demandé des détails, il a refusé platement de les donner, en disant « que les preuves reliant ces Israéliens aux attentats du 11 septembre étaient classifiées. Je ne peux pas vous révéler les preuves qui ont été rassemblées. C’est de l’information classifiée.»

La série de Fox a détaillé un réseau étendu et hautement sophistiqué d’espions israéliens à l’intérieur des Etats-Unis – incluant non seulement des centaines d’agents de terrain déguisés en « étudiants en art », mais aussi de l’espionnage hi-tech exploitant notre système téléphonique et en écoutant clandestinement les capacités d’action américaines. Le premier épisode se termine avec ce dialogue entre Cameron et le présentateur de Fox News Brit Hume :

“HUME: Carl, qu’en est-il de cette question sur la connaissance avancée de ce qui allait se produire le 11 septembre? A quel point sont clairs les enquêteurs à propos du fait que quelques agents israéliens pourraient avoir été au courant de quelque chose ?

CAMERON : C’est évidemment une information explosive, et il y a une part non négligeable de preuves qu’ils disent avoir collectées – aucune d’entre elles n’étant nécessairement concluante. C’est davantage quand on les relie entre elles. Une question plus importante, disent-ils, est comment auraient-ils pu savoir ? Il s’agit presque d’une citation directe. »

Quelques jours après la diffusion du quatrième épisode, l’intégralité de la série a disparu du site de Fox News. Le puissant lobby pro-israélien a poursuivi le reporter Cameron, l’accusant d’anti-sémitisme sur base de son éducation : il aurait grandi quelque part au Moyen-Orient, où son père était archéologue travaillant en Iran. Des pressions ont été faites sur les sociétés de média pour ne pas donner de suites à l’histoire de la complicité israélienne.

Pourtant quelques sociétés de média ont bien donné suite à cette histoire : Le Monde a produit un article qui a apporté quelques nouvelles informations :

“Six des “étudiants” interceptés avaient un téléphone cellulaire acheté par un ex-consul israélien aux Etats-Unis. Deux autres, à un moment non spécifié, sont arrivés à Miami par un vol direct depuis Hambourg, et se sont rendus à la résidence d’un agent du FBI pour lui vendre des œuvres d’art, puis sont repartis pour aller à la résidence d’un agent du Ministère de la justice, puis à nouveau ont pris un avion pour Toronto, le tout dans la même journée.

Plus d’un tiers de ces “étudiants”, qui, d’après le rapport, se sont déplacés dans au moins 42 villes américaines, ont déclaré qu’ils résidaient en Floride. Au moins cinq ont été interceptés à Hollywood, et deux à Fort Lauderdale. Hollywood est une ville de 25000 habitants au nord de Miami, toute proche de Fort Lauderdale. Au moins 10 des 19 terroristes du 11 septembre résidaient en Floride. »

En notant qu’Hollywood, Floride, était le terrain de prédilection de « quatre des cinq membres du groupe qui a détourné le Vol 11 d’American Airlines », incluant le chef de groupe Mohammed Atta, et en continuant à relier les autres à la même région, Le Monde a conclu :

Cette convergence est, entre autres, l’origine de la conviction américaine qu’une des tâches des « étudiants » israéliens aurait été de pister les terroristes d’Al-Qaida sur leur territoire, sans informer les autorités fédérales de l’existence du complot. »

Salon.com, avec son chroniqueur Christopher Ketcham, a fait un excellent suivi, et quelques autres lui ont emboîté le pas, mais il n’y a qu’ici, à Antiwar.com, que nous avons effectivement continué à nous baser de manière consistante sur cette histoire importante – sans aucun doute, avec les révélations de Snowden, une des plus importantes histoires du journalisme moderne.

Quand j’ai commencé tout d’abord à écrire à propos de la question de la complicité israélienne dans les attaques du 11 septembre, on m’a dit que je serais dorénavant marginalisé : j’étais un théoricien du complot, un saugrenu, un antisémite. Mais pourquoi, ai-je demandé, est-ce que Fox News – certainement une des sociétés de média les plus pro-israéliennes de la planète – produirait une série de quatre épisodes pointant directement le doigt vers Israël si elle ne correspondait pas aux faits ? Pourquoi est-ce une « théorie du complot » si le Centre national de contre-espionnage de la CIA s’est senti suffisamment concerné par ces « étudiants en art » pour publier un avertissement à leur propos sur son site officiel ? Le Centre a indiqué, en mars 2001 :

Dans les six dernières semaines, des employés dans des bâtiments de l’administration fédérale situés un peu partout aux Etats-Unis ont rapporté des activités suspectes connectées à des individus se présentant comme des étudiants étrangers vendant ou livrant des œuvres d’art. Les employés ont observé des hommes et des femmes essayant de contourner les systèmes de sécurité et d’entrer dans des bâtiments fédéraux. »

Ketcham, qui a écrit sur Salon.com, a émis la théorie que les « étudiants en art » étaient un stratagème pour attirer l’attention loin des pirates, et, peut-être, protéger simultanément Atta et son équipe du contre-espionnage américain.

Cela servirait bien les Israéliens que l’on se concentre exclusivement sur la connexion saoudienne des attentats du 11 septembre, et ça a été le cas jusqu’ici. Pourtant les déclarations publiques de ceux qui ont lu réellement les 28 pages censurées du rapport de l’enquête conjointe ne correspondent pas à cette question précise. Quoi d’autre qu’une preuve de la complicité israélienne dans les attaques terroristes du 11 septembre pourrait amener ces membres du Congrès à « réorganiser » leur « perception de l’histoire » ? Pouvez-vous penser à une meilleure définition des Israéliens que « ceux dont nous pensions pouvoir leur faire confiance », comme le représentant Jones l’a exprimé ?

J’indiquerais également qu’aussi bien Jones que Massie ont eu le comportement inhabituel de voter « non » à un financement du système anti-missile israélien « Iron Dome », avec une toute petite minorité des deux partis. Pourquoi supposez-vous qu’il en a été ainsi ?

Ainsi la question retombe à “Pourquoi?”. Pourquoi les Israéliens, qui étaient sur la piste des terroristes sur notre territoire, non seulement ne nous ont pas informés mais peut-être ont agi pour les protéger des recherches des forces de l’ordre ? La réponse, je crois, est indiquée par le rôle joué par Israël depuis les attaques en réclamant une action militaire américaine au Moyen-Orient. En 2003, le premier ministre israélien Ariel Sharon, anticipant la guerre en Irak, a déclaré que la Syrie, l’Iran et la Libye devaient être également désarmés. Et Benjamin Netanyahu, prenant la parole à une conférence à l’Université de Bar Ilan en 2008, était encore plus direct. Comme il fut rapporté par les journaux Ha’aretz et Ma’ariv :

Ma’ariv cite littéralement le premier ministre:“Nous bénéficions d’une chose, et ce sont les attaques sur les tours jumelles et le Pentagone, et la lutte américaine en Irak.» Il aurait déclaré également que ces événements « ont fait basculer l’opinion publique américaine en notre faveur. »

Qu’y a-t-il dans ces 28 pages censurées de l’enquête conjointe sur le 11 septembre? Nous n’en sommes pas certains – mais si Israël est impliqué, alors nous ne savons pas pourquoi ils ne nous laissent pas lire ces pages.

Les représentants Jones, Lynch and Massie ont déclenché un mouvement pour déclassifier les 28 pages: suivez ce lien pour plus d’informations. C’est un combat que nous devons gagner – mais nous ne pouvons le faire qu’en donnant des coups de pieds dans la fourmilière. Appelez ou écrivez à vos représentants au Congrès qui se battent pour votre droit de savoir. Et partagez l’information.

Par Justin Raimondo | 28 août 2014

Traduit par Deroeux Maxime (10.09.2014) pour Arrêt sur Info

Article original en anglais: http://original.antiwar.com/justin/2014/08/28/did-certain-foreign-governments-facilitate-the-911-attacks/

Ouvrage de Justin Raimondo:

“Reclaiming the American Right: The Lost Legacy of the Conservative Movement, (ISI Books, 2008).

“An Enemy of the State: The Life of Murray N. Rothbard (Prometheus Books, 2000)

URL de cet article: http://arretsurinfo.ch/certains-gouvernements-ont-ils-facilite-les-attaques-du-11-septembre/

 

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