Les médias américains travaillent dur pour rendre plus difficile au président Trump la tâche de construire un rapprochement ou une relation de travail avec la Russie, ce qui est l’une de ses promesses de campagne, a déclaré à Russia Today l’ancien officier du MI6, Annie Machon.

Un producteur pour la chaîne américaine de nouvelles CNN a apparemment été enregistré en vidéo alors qu’il disait que la couverture de la Russie par le réseau était plutôt fonction de l’audience que du besoin d’offrir des informations solides.

Un groupe de journalistes d’investigation de « Project Veritas » a publié une conversation vidéo cachée qui semble montrer le producteur John Bonifield de la CNN, exprimant quelques idées avec lesquelles beaucoup d’entre eux sont d’accord depuis un certain temps.

RT : – Project Veritas est connu pour ses vidéos infiltrées. Que pensez-vous de la tactique des journalistes ? Est-ce loyal vis à vis des gens qui sont enregistrés ?

Annie Machon : – Je pense qu’il est certain que les médias doivent rendre des comptes, dans la mesure où il peut être très difficile de faire autrement. Les médias aiment tourner les projecteurs vers les victimes, mais ils n’aiment pas que la lumière vive de la transparence montre comment ils fonctionnent eux-mêmes. Et si c’est une vraie vidéo, cela confirme absolument ce que beaucoup d’entre nous ont déjà dit au sujet du fait que ce faux « Russiagate » est construit afin d’essayer de diaboliser Donald Trump pour lui rendre plus difficile la mise en œuvre d’un rapprochement ou d’une relation de travail avec la Russie, ce qui était l’une de ses promesses de campagne…

« Je ne suis pas sûr qu’il ne s’agisse que de l’audience de la CNN. Je pense qu’il y a également un aspect politique. Vous pourriez faire valoir que les gens qui regardent CNN ont tendance à être des électeurs anti-Trump, alors ils veulent voir du matériel anti-Trump. Mais qui que vous soyez et quel que soit votre point de vue politique, les faits sont sacrés. Et si vous manipulez délibérément les faits, c’est une grande préoccupation. » Martin Summers, journaliste indépendant et commentateur

RT : – Dans la vidéo, le supposé producteur de CNN affirme que la couverture de la chaîne en Russie est principalement axée sur l’audience. Qu’est-ce que cela vous dit de la culture éditoriale dans les grands magazines comme celui-là ?

AM : – Je pense que cela montre clairement que la plupart des médias traditionnels ne s’intéressent qu’au profit. Il ne s’agit pas du pouvoir de rendre compte ou de révéler la vérité aux gens afin qu’ils puissent être informés. Ce fut une très mauvaise semaine pour CNN parce que ce n’est pas la seule histoire qui a surgi. Il y a seulement quelques jours, trois membres du personnel ont dû démissionner parce qu’ils avaient publié un faux article sur la Russie. Encore une autre publication pour essayer d’insinuer une collusion entre l’une des équipes de Trump et une banque russe. Et cela devait être stoppé. Mais nous le voyons encore et encore. Et ce n’est pas seulement CNN.

Regardez ce qui est arrivé au Washington Post. L’année dernière, ils ont imprimé deux fausses histoires anti-russes sur des question de piratage. Ils devaient se rétracter, mais ils l’ont fait de manière insignifiante et timide. Donc, en fait, ce dont les gens se souviennent, par exemple, c’est que les Russes essayaient de pirater le réseau d’énergie en Amérique. Il s’est avéré qu’il s’agissait d’un ordinateur portable avec des logiciels malveillants qui appartenait à un employé du réseau énergétique du Vermont. De plus, Washington Post a publié la liste noire de PropOrNot, qui est un groupe de personnes agissant dans l’ombre. Personne ne sait très bien qui ils sont. Ils ont sorti une liste de 200 sites de presse indépendants, en disant qu’ils étaient des idiots utiles de Poutine. C’était de la propagande. Alors qu’en fait, c’est l’inverse. La propagande vient d’organisations comme le Washington Post, ou CNN.

De fausses nouvelles, me semble-t-il, sont diffusées partout en Amérique, beaucoup ciblant en permanence le président Trump. Fondamentalement, les médias n’aiment pas le président Trump, ils n’aiment pas le fait qu’il ait été élu par le peuple américain. Et ils font du mieux qu’ils peuvent pour le détruire. Et cela semble en être un exemple. David Coburn, député européen de l’UKIP pour l’Écosse

RT : – Même l’ancien directeur du FBI, James Comey, a déclaré que de nombreuses histoires sur les liens Trump-Russie allégués à partir de sources anonymes sont trompeuses. Où est la ligne entre un journaliste protégeant une source connue et celui qui rapporte des histoires non attribuées ?

AM : – C’est le problème. C’est pourquoi ils ont dû retirer la fausse nouvelle sur les Russes publiée en début de semaine sur CNN, parce qu’ils avaient seulement une source, ce qui est contraire au protocole journalistique. Vous devez confirmer une histoire avant de pouvoir l’imprimer. Ce que nous voyons, c’est la politisation d’une presse à laquelle nous faisions autrefois confiance, et c’est pourquoi les gens s’écartent des anciens médias de masse. Ils veulent lire de nombreuses sources, ils veulent les diversifier, pour essayer de se décider. Les gens ne sont pas aussi crédules que le pensent les agences de renseignement, et les médias de masse qui manipulent fortement les sources d’information.

rt.com | 27 juin 2017

Source: Le Saker Francophone


Accusations de piratage du Parti démocrate par la Russie : le New York Times fait marche arrière

Le célèbre quotidien new-yorkais a retiré ses affirmations selon lesquelles 17 agences des services de renseignements américains avaient confirmé que la Russie se trouvait derrière le piratage du Parti démocrate en 2016.

En juillet 2016, le FBI ouvrait une enquête sur le piratage des serveurs du Comité national démocrate et de la boîte mail de John Podesta, directeur de campagne d’Hillary Clinton. Quelques semaines avant, Wikileaks, le site du lanceur d’alertes Julian Assange, avait publié environ 20 000 de ses courriels. Proximité de la candidate démocrate avec les médias, mais aussi avec les banques et les multinationales américaines ou encore messages attestant de l’existence d’une taupe dans l’équipe de Bernie Sanders, rival d’Hillary Clinton pour l’investiture du Parti démocrate, les révélations ont fait mal à l’ancienne First Lady.

Très vite, la Russie a été accusée d’être à la manœuvre afin de favoriser l’élection de Donald Trump. Bien qu’aucune preuve n’ait jamais été présentée en ce sens, de nombreux médias se sont fait le relai de ces accusations. C’est le cas du New York Times.

New York Times, Hillary Clinton même combat ?

Mais parfois, le quotidien le plus célèbre de Big Apple semble s’emballer. Dernier exemple en date ? Un article intitulé «Les déflexions et démentis de Trump sur la Russie agacent même ses alliés» s’est vu… corrigé après coup.

Dans sa version d’origine, le papier écrit par la correspondante politique Maggie Haberman et publié le 25 juin affirmait que Donald Trump refusait «d’admettre que 17 agences de renseignement américaines qu’il [Donald Trump] supervise aujourd’hui avaient conclu que la Russie avait orchestré ces attaques dans le but de le faire élire».

Une correction a été ajouté à l’article le 29 juin :

Ces conclusions ont été données par quatre organismes de renseignement : le Bureau du directeur national du renseignement (DNI), la CIA, le FBI et la NSA. Ces conclusions n’ont pas été approuvées par les 17 agences de renseignement américaines.

Les détracteurs du New York Times se sont jetés sur l’occasion pour accuser le quotidien de propager des «fake news». D’autres ont vivement contesté la classification du Bureau du directeur national du renseignement, un organisme de surveillance, en tant qu’agence de renseignement.

En plus de la CIA, du FBI et de la NSA, on trouve des agences de renseignement dans ces différentes entités : le Marine Corps, United States Coast Guard, Military Intelligence Corps, l’Office of Naval Intelligence et le département de l’Energie.

Après l’échec d’Hillary Clinton, le New York Times promet d’informer plus honnêtement

L’élection de Donald Trump a créé une onde de choc dans les médias persuadés de la victoire de sa rivale. Dans une lettre ouverte, le New York Times fait son mea culpa pour n’avoir pas su comprendre…

Hillary Clinton se basait sur un communiqué commun du Bureau du directeur national du renseignement, chargé de superviser l’ensemble du renseignement américain et du département de la Sécurité intérieure : «L’US  Intelligence Community (USIC) affirme que le gouvernement russe se trouve derrière les récents vols de données qui ont touché des citoyens et institutions américains dont des organisations politiques».

Pour rappel, malgré les nombreuses enquêtes diligentées aux Etats-Unis, aucune preuve impliquant le gouvernement russe dans les piratages des données du Parti démocrate n’a été produite.

Les scandales s’enchaînent

Cette reculade de la part du New York Times a lieu alors que plusieurs des principaux médias américains ont été épinglés pour leur zèle concernant l’implication supposée de la Russie dans les vols de données du Parti démocrate ou, plus largement, la soi-disant ingérence du Kremlin dans les élections présidentielles américaines.

Après une nouvelle fake news sur la Russie, CNN décide de serrer la vis de sa politique éditoriale

CNN avait accusé un conseiller de Donald Trump de collusion avec un fonds d’investissement russe, avant de se rétracter. Le vice-président de la chaîne a demandé à être dorénavant consulté pour…

Récemment, la très célèbre chaîne CNN s’est retrouvée au cœur de la tourmente. Piégé par un activiste, un cadre du réseau de télévision américain a admis que les reportages de CNN sur la Russie privilégiaient l’audience sur l’éthique. Un aveu qui succède au départ de trois journalistes après la publication d’une nouvelle «fake news» sur la Russie.

James O’Keefe, activiste conservateur à l’origine de ces révélations, a piégé John Bonifield, un producteur-réalisateur de la chaîne d’informations en continu. Ce dernier, filmé en caméra cachée, admet sans ambages que la ligne éditoriale anti-russe est avant tout destinée à faire de l’audience. «C’est essentiellement des conneries parce que nous n’avons aucune preuve irréfutable», concède-t-il.

«A mon avis, ils [CNN] n’ont rien, mais ils veulent continuer de creuser», ajoute-t-il, toujours filmé à son insu. «Nous faisons des audiences incroyables [avec la supposée ingérence russe dans l’élection de Donald Trump]», souligne le journaliste qui admet comprendre que Donald Trump dise être victime d’une «chasse aux sorcières».

Caméra cachée : les enquêtes de CNN sur la Russie sont des «conneries», selon un responsable maison…

Le président des Etats-Unis a rebondi sur ces révélations et n’a pas hésité à accuser les médias concernés de propager des «Fake News».

«Ils ont pris le média des fake news CNN la main dans le sac», a-t-il lancé. «Mais qu’en est-il de NBC, CBS et ABC ? Qu’en est-il des ratés du New York Times et du Washington Post ? Ce sont tous des médias qui diffusent des fake news !», a-t-il poursuivi.

RT – 1 juil. 2017

Source: https://francais.rt.com/international/40421-accusations-piratages-parti-democrate-par-la-russie-le-new-york-times-fait-marche-arriere

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