Comme il était à prévoir, les Chefs d’État-Major ont déjà écarté d’un revers de main et ridiculisé la directive du président Trump du 26 juillet sur les LGBTQ, qui interdisait la production politisée de transsexuels sur le théâtre de la guerre.

Pourquoi « à prévoir » (prêchi-prêcha, aussi) ? Que cela plaise ou non aux Républicains, l’armée, c’est le gouvernement, elle fonctionne comme un gouvernement, elle est financée comme un gouvernement, et elle est affligée des tares inhérentes au gouvernement. Comme tous les autres ministères et départements dirigés par le gouvernement, l’armée US est menottée par le multiculturalisme, le féminisme et toutes sortes de politiques sexuelles outrancières, de discriminations positives et de politiquement correct capable de tuer.

Et qui a tué.

Islam über alles

Le cas de tueur politiquement correct le plus notoire de l’armée fut celui du major Nidal Malik Hasan. Après qu’il eût massacré 13 personnes, « le colonel commandant Steven Braveman, un collègue de Hasan au centre médical Darnall de Fort Hood, s’est porté garant de Hasan, disant qu’il avait toujours effectué son travail de manière efficace et n’avait manifesté aucun signe visible de dérangement. »

Il mentait ! Parce qu’il n’importait nullement aux pontes de l’armée que ce multi-meurtrier en gestation ait été un psychiatre infect et sadique, ni que le sujet des « conférences » médicales qu’il donnait fût le Jihad, non les anciens combattants ses patients, et que « Soldat d’Allah » fût embossé en relief sur ses cartes de visite. C’est pourquoi le haut commandement militaire avait très consciemment gardé le major Hasan en style.

Quels que fussent les vices professionnels et personnels de Hasan, ses chefs pensaient qu’il valait la peine qu’on prenne des risques en sa faveur, qu’il méritait son laisser-passer de sécurité top-secret, son grade et un salaire à six chiffres. C’est avec l’imprimatur de l’armée que Hasan se promenait d’un air dégagé par tout Fort Hood, dans ses robes à la Lawrence d’Arabie.

De la même manière, feu le lieutenant général Robert W. Cone, commandant le IIIe corps à Fort Hood se vantait de la politique « no guns » en vigueur à la base. Celle, précisément, qui a laissé les victimes impuissantes : « En pratique, nous ne portons pas d’armes ici, c’est notre foyer ». Un foyer funéraire pour certains !

LGBTQ comme ingénierie sociale

LGBTQ est un programme politique pourquoi ? Au centre du concept des « Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Transsexuels, Allosexuels et En Questionnement » (« Lesbian, Gay, Bisexual, Transgender, Queer and Questioning »  dans l’armée, il y a l’idée d’un groupe dont les membres ont choisi de s’identifier non comme « soldat de IIe classe X » ou « soldat de IIe classe Y » mais comme membre d’une fraternité politique qui promet (et qui tient) une politique bruyamment agressive d’identité sexuelle.

Évangéliser pour la cause est implicite dans l’introduction de cette production politique dans l’armée. Implicite aussi est le paiement par l’armée de procédures médicales électives radicales et les traitements hormonaux qui s’ensuivent. En d’autres termes, LGBTQ dans l’armée n’est pas là pour améliorer une force de combat mais pour y introduire un Xième programme de réformes sous la houlette de l’État. L’accès égalitaire a pour but ici, par inadvertance (comme toujours), d’augmenter le pouvoir du gouvernement et en même temps de « ré-éduquer le pays ».

En outre, LGBTQ dans l’armée n’est qu’une autre « politique sociale draconienne (appliquée) sans faire preuve du moindre intérêt pour – et dans la plupart des cas en supprimant activement – l’information de bonne foi sur la manière dont ces politiques la jouent au ras du sol » selon les mots prémonitoires de Stephanie Gutman, auteur de The Kinder, Gentler Military: Can America’s Gender-Neutral Fighting Force Still Win Wars?[« L’armée plus aimable et plus douce : La force armée châtrée de l’Amérique peut-elle encore gagner des guerres ? »]

De la neutralité sexuelle à la fluidité sexuelle

Les filles : c’est contre leur présence dans l’armée que Gutman mettait en garde aux environs de l’année 2000, non pas contre celle des « Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Transsexuels, Allosexuels et en Questionnement ». Si pionnière et innovatrice qu’ait été à l’époque l’enquête de Mad. Gutman sur la manière dont les femmes avaient transformé l’armée, son moral et sa combativité, jamais cet auteur n’aurait imaginé que, de la neutralité sexuelle, l’armée allait passer dans l’Encore Meilleur des Mondes de la fluidité sexuelle.

Gutman a mis tout cela sur le dos des présidents George Bush et Bill Clinton, des secrétaires à la Défense Richard Cheney, Les Aspin et William Cohen, des membres du Congrès qui avaient rédigé et passé les lois qu’ils ont signées, et la direction du Pentagone qui s’est contentée de sourire nerveusement et de rester assise sur ses mains pendant que tout cela se produisait.

À quelles suffisances fatales ont obéi ces dirigeants et leur législation ?

« Un des projets qui a le plus ensorcelé les huiles tout au long des années 1990 a été l’intégration des femmes. (…) Les années 1990 ont été une décennie au cours de laquelle les grands chefs ont livré leurs soldats à des planificateurs sociaux amoureux d’une utopie politiquement correcte – impraticable et dans beaucoup de sens indésirable – où hommes et femmes allaient besogner côte à côte, également adaptés aux mêmes tâches, interchangeables et, bien sûr, jamais distraits de rien par des pulsions sexuelles. »

« Il y a eu des femmes dans l’armée, depuis… eh bien… toujours » a observé Gutman. « Mais quelque chose de nouveau s’est produit dans les années 1990 par rapport à la manière dont l’armée traitait la “question des femmes”. Les buts poursuivis ont changé. Ils sont passés de “faire le meilleur usage possible du relativement petit nombre de femmes que l’armée avait attirées au fil du temps”, à réaliser ce que le président Clinton et le ministre des armées Togo West ont appelé « une force armée qui ressemble à l’Amérique” ».

Le reste appartient à l’histoire. La « Nouvelle Armée », comme on la nomma ouvertement, était créée, la « culture martiale » oblitérée et remplacée par une sensibilité pleurarde. Ce qui scandalisa Mad. Gutman fut, une fois encore, le total désintérêt manifesté par « les importants » (et quelques importantes) pour « l’état d’esprit et tout ce que ressentirent des soldats, des marins, des Marines et des aviateurs de manières très diverses pendant la seconde moitié des années 1990. »

Cette indifférence crasse est toujours perceptible aujourd’hui et elle se manifeste dans la réaction de la clique dirigeante à l’élan que voulait donner le président Trump à sa politique sur le transsexualisme à l’armée. Quand le sénateur Orrin Hatch, et les dirigeants du GOP qui l’ont épaulé, ont enjoint au président Trump d’abandonner sa politique d’interdiction de la culture du transgenres à l’armée, ont-ils fait preuve du plus minime intérêt pour une « information de bonne foi » sur la manière dont le transsexualisme « la joue au ras du sol » ainsi que le disait Gutman dans son réquisitoire contre la direction politique et militaire de l’année 2000 ?

Ces hyper-planificateurs sociaux se soucient-ils le moins du monde de la manière dont les soldats en chair et en os réagissent, quand un  de leurs camarades de chambrée se met à avoir des seins qui poussent et à battre langoureusement des cils ?  Et comment ces dynamiques superposées affectent les situations de vie ou de mort ?

Cela dit, LGBTQ est sans importance à l’heure qu’il est, dans une armée au bout du rouleau, flinguée par une politique sexuelle punitive, entravée et démoralisée par les besoins des femmes tels qu’interprétés par la direction militaire-et-politique.

Quelques femmes de bien.

À la surprise des libéraux, quelques femmes de bien ont protesté. L’ex-membre des Forces Spéciales Catherine Aspy, par exemple. Son compte-rendu, publié par le Reader’s Digest en février 1999, a été cité par Fred Reed dans heretical.com. Aspy, qui « était sortie de Harvard en 1992 et s’était engagée dans l’armée en 1995 », disait ceci :

« J’étais sidérée. L’armée était une vaste garderie pleine de mères célibataires adolescentes, qui la considéraient comme un foyer social. Je prenais l’entraînement au sérieux et j’ai vraiment essayé de me maintenir au niveau des hommes. Je me suis aperçue que je ne pouvais pas. Je ne m’en approchais même pas. Je ne m’étais pas rendu compte que nos différences de capacités physiques étaient si énormes. Il y avait toujours des tas de femmes qui restaient assises pendant les exercices ou qui se déplaçaient avec des béquilles, suite à des blessures qu’elles s’étaient faites à l’entraînement.

« Ils (l’armée) avaient si peur du harcèlement sexuel que les femmes n’avaient pas le droit d’aller nulle part sans être accompagnées d’une autre femme. Ils les appelaient des “copines de combat”. C’était fou. J’avais 26 ans et je ne pouvais pas aller aux toilettes toute seule. »*

Châtrée depuis les années 1990

La reprogrammation biologique et le lavage de cerveau, grâce à Rome sur le Potomac, se voyaient déjà clairement dans une série télévisée patronnée par le Pentagone, que diffusa la chaîne VH1 : Military Diaries [« Journaux militaires »], dont j’ai moi-même rendu compte en 2002. Vendu comme « un puissant coup d’œil en direct sur nos héros, leurs histoires et la musique qui les fait vibrer », ce divertissement militaire [« militarytainment »] ne pouvait qu’affermir la résolution de l’ennemi.

Les téléspectateurs étaient accueillis par les balancements de bassin et les seins soubresautants d’une recrue nommée Charlie, qui chaloupait sur la musique, suivi de Laurie, Danielle, Paul, et Jimmie entre autres. Ces recrues du genre pin-up fofolles voulaient que les téléspectateurs sachent que leur « vrai devoir était de fournir une aide humanitaire aux Afghans » (c’est dans le Serment d’Engagement révisé apparemment). Ils tenaient à faire partager leur rêve d’être des « auteurs auto-édités ». Et ils ne faisaient pas mystère de la joie qui était la leur à la perspective de recruter de la main d’œuvre pour des jobs comme « Diversity Awareness Officers » et « Drug and Alcohol Counselors » (soit « agents de sensibilisation à la diversité » et « conseillers en matière de drogues et d’alcool »). Qu’il suffise de dire que le « visage humain » de nos co-étudiants hommes et femmes tenait davantage de la bouillie que du caractère. Les Military Diaries étaient des vidéos destinées à motiver nos ascétiques ennemis musulmans.

Au lieu d’avoir honte de ce credo du laisser-aller, ceux qui étaient au sommet de l’armée et du pays l’ont autorisé, aussi fier d’arborer leurs fantaisies émotionnelles que si on les avait décorés du Purple Heart.

Sans tomber dans les conversations interdites aux mineurs, il me faut quand même dire que les XX dans l’armée ont été une vraie bénédiction pour… l’urologie. La « réforme politique », a vu paraître, depuis les années 1990, quantité de descriptions pittoresques dans les journaux médicaux à propos de l’incontinence et des infections des voies urinaires (IVUs) qui ont empoisonné la vie de nos jeunes femmes en armes dans leurs lieux de déploiement. En plus de leur force physique inférieure, de leur propension supérieure aux névroses et de leur parade sexuelle permanente. Les voies urinaires des femmes souffrent, paraît-il, « en environnements austères ». Les formations d’ISIS, faut-il le dire, ne souffrent, elles, pas du tout d’IVUs parce qu’elles ne s’encombrent pas de femmes.

Quoi qu’il en soit, LGBTQ est une feuille de vigne qui camoufle le fait que l’armée a été châtrée par le style de recrutement des nineties, où on ne s’est donné rien de moins comme but à atteindre qu’une représentation proportionnelle femmes-hommes sous les drapeaux. La position officielle est devenue alors quelque chose comme : « Nous voulons que vous (Mesdames) vous engagiez. Nous voulons que vous restiez parmi nous. Dites-nous ce que vous trouvez trop inconfortable, pour que nous le changions. »

Et ils l’ont fait.

Au bout du compte, l’idée que n’importe qui a le droit de servir dans les institutions du gouvernement va à l’encontre de la nécessité de contenir la croissance et la portée du gouvernement.  

Ilana Mercer – The Unz Review – 1er août 2017

Ces Messieurs-Dames – Fred Reed surtout – n’ont jamais entendu parler de Jeanne d’Arc, ni des guerrilleras cubaines ou vietnamiennes… Il est vrai que le sujet est peut-être tabou chez les vaincus.

Ilana Mercer tient une chronique paléolibertaire depuis 1999 et elle est l’auteur de The Trump Revolution: The Donald’s Creative Destruction Deconstructed (Juin 2016) & Into the Cannibal’s Pot: Lessons for America From Post-Apartheid South Africa (2011).

Article original : http://www.unz.com/imercer/an-x-rated-conversation-about-…

Traduction : http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs.be/

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