Rappel : Une équipe de bras cassés du Monde a inventé le DECODEX un « Index » moderne par lequel des inquisiteurs clouent au pilori des organes de presse Internet, comme Le Grand Soir : « Ce média diffuse régulièrement des fausses informations ou des émissions trompeuses »(1).

Samuel Laurent, initiateur du DECODEX a accordé le 15 mars 2017 un entretien au site lepetitjournal.com

On y lit cette perle : « Notre souci n’est pas de juger les autres médias, de mettre une mauvaise note au Point ou à l’Express par exemple ».

Non ! Pas à l’Express ni au Point ?

Le Point appartient à Pinault, L’Express à Drahi et Le Monde à Niel, Bergé, Pigasse. Tous ces messieurs contrôlent ces médias grâce à leur compétence journalistique et à leur capacité à informer sans parti pris (idéologique ou économique).
Pas touche, donc !



Samuel Laurent a trop lu Robert Ménard

Dans son livre « Ces journalistes que l’on veut faire taire » (Albin Michel, 2001), Robert Ménard expliquait avec un mélange de naïveté et de cynisme pourquoi Reporters sans frontières n’émettait jamais de critiques sur les médias français « Parce que, ce faisant, nous risquons de mécontenter certains journalistes, de nous mettre à dos les grands patrons de presse et de braquer le pouvoir économique. Or, pour nous médiatiser, nous avons besoin de la complicité des journalistes, du soutien de patrons de presse et de l’argent du pouvoir économique ».

Dans le Monde, 21 janvier 2005 : Jean-Claude Guillebaud, expliquait pourquoi il avait quitté Reporters sans frontières dont il avait été un des fondateurs : « Je pensais que ce type d’association ne pourrait conquérir sa légitimité que si elle consacrait autant d’énergie aux dévoiements de la presse dans les pays riches – à l’information-spectacle, à la concentration… – qu’aux entraves à la liberté de la presse dans les autres pays. ».

Mais Samuel Laurent n’est pas Jean-Claude Guillebaud et le Monde de naguère aurait refusé avec horreur le DECODEX, comme le font aujourd’hui les vrais journalistes et les démocrates dignes de ce nom et sujets aux crises de nausées.

Et partisans de la séparation de la presse et de l’argent.

Vladimir MARCIAC | 16 mars 2017

(1) Voir  comment Le Monde a traité l’affaire du quadruple meurtre d’Orvault pour persuader ses lecteurs que le fils Troadec était le coupable : https://www.legrandsoir.info/comment-tuer-un-jeune-homme-deja-mort.html


En supplément, un extrait du décodex alternatif consacré au Monde :

Le Monde

Détenu par une poignée de membres du 1% (Xavier Niel, Pierre Bergé et Matthieu Pigasse) qui n’hésitent pas à investir des millions d’euros dans l’unique but de défendre le droit à l’information des 99%.

Pseudo-quotidien de référence, le Monde est souvenu qualifié dans les milieux des spécialistes de la solidarité internationale de « torchon » (Le Général De Gaulle l’avait surnommé « L’Immonde »). Sous couvert de « sérieux », les journalistes du Monde sont connus pour publier régulièrement des articles de propagande (cf Bertrand de la Grange) et même des articles inventés de toutes pièces (cf. Paulo Paranagua).

Souffre d’un « syndrome du larbin Atlantiste » qui l’amène à publier des articles aux titres volontairement trompeurs tels que « Des soldats américains déployés en Pologne en réponse à l’activité militaire russe dans la « région » (sic) » (13 janvier 2017).
Connu comme le quotidien de « ceux qui savent déjà tout »
Anti-progressiste lorsqu’il s’agit de régimes qui déplaisent à Washington.

Crédibilité
Rubrique Internationale : 1/5
Rubrique France : 2/5
Rubrique Economie (libérale) : 5/5
Rubrique Atlantisme : 5/5

Notre jugement
A éviter si vous pouvez. Si vous ne pouvez pas (parce que vous êtes enseignant ou parce que vous portez un Loden), n’hésitez pas à faire recouper leurs informations par ceux qui savent de quoi ils parlent.

Vladimir MARCIAC | 16 mars 2017
Source: https://www.legrandsoir.info/le-decodex-du-monde-sur-la-route-descendante-ouverte-par-robert-menard.html
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