Nous sommes ici pour rester, à jamais”, a-t-il encore dit. “Il n’y aura plus jamais aucune implantation déracinée  de la terre d’Israël. Il a été prouvé que cela ne contribue pas à la paix” a-t-il poursuivi. “Nous avons déraciné des implantation [1]. Qu’avons-nous reçu en échange ? Nous avons reçu des missiles. Cela n’arrivera plus jamais”.

Et il y a une autre raison pour laquelle nous prendrons soin de cet endroit, c’est parce qu’il prend soin de nous. A la lumière de tout ce qui se produit autour de nous, nous pouvons juste imaginer le résultat” il a-t-il dit, faisant allusion à des menaces visant l’Aéroport international Ben Gurion et une route nationale principale qui longe la frontière avec la Cisjordanie.

Donc nous ne nous plierons pas. Nous protègerons la Samarie [2] contre ceux qui veulent nous déraciner. Nous approfondirons nos racines, construirons, nous fortifierons et nous installerons” a-t-il dit, avant de broder sur le thème de “la terre de nos ancêtres” (ce qui est historiquement faux).

Publié le 29 août 2017

[1] Allusion au retrait unilatéral des colonies juives de la Bande de Gaza, en 2005. Il s’agissait d’une décision d’Ariel Sharon, basée sur le constat que la Bande de Gaza était très difficile et très coûteuse à contrôler pour l’armée israélienne, pour un intérêt économique très limité du point de vue israélien. Sharon avait par conséquent décidé de redéployer le dispositif militaire israélien, en évacuant les colonies juives de Gaza et en substituant une occupation “périphérique” (toujours en place) de Gaza à une occupation plus “classique”, de manière à récupérer des moyens militaires pour affermir la prise de l’armée israélienne sur la Cisjordanie et d’ainsi pouvoir en intensifier la colonisation. Les colons évacués – avec une mise en scène soigneusement préparée à l’intention de l’opinion publique internationale afin de montrer à quel point c’était un sacrifice douloureux pour Israël (en faveur de la paix, bien entendu) – ont été largement indemnisés par l’État et pour la plupart réinstallés en Cisjordanie où ils ont grossi les rangs des sionistes les plus extrémistes.
[2] Samarie : nom donné par Israël à la moitié nord de la Cisjordanie. La partie sud est dénommée Judée.

Source: Pour la Palestine

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