Glarus, 6. Mai 2012, Crédit photo KEYSTONE/Arno Balzarini


Pascal Décaillet | 17/03/2017 |

L’usage du mot « populiste », à fins péjoratives, donc pour discréditer les personnes qu’on affuble de ce vocable, commence à se retourner contre ceux qui le profèrent. Nous sommes au coeur de ce basculement, sans doute même a-t-il commencé depuis quelques mois, allez disons depuis le matin du 9 novembre 2016, heure européenne.
 
Pour ma part, je n’ai jamais perçu ce mot, en soi, comme un insulte. Dans « populiste », il y a « peuple » (au masculin) ou « peuplier » (au féminin), je suis pour le peuple, et j’adore les peupliers.
 
Lorsque je dis que je suis pour le « peuple », je précise toujours que je fais allusion au corps électoral, au suffrage universel, et non au peuple qui gueule dans la rue, avec tous les débordements que cela comporte. Pour moi, le peuple, c’est le « démos », pas le « pléthos », j’ai écrit à ce sujet un article dans la Revue Choisir, chez mes amis Jésuites, il y a une quinzaine d’années.
 
Je suis pour le démos. Pour le recours, le plus souvent possible, au suffrage universel. Pour la démocratie directe. Celle que nous avons en Suisse me convient fort bien. Non seulement il ne faut pas réduire sa marge de manœuvre, mais je plaide vivement pour qu’on l’augmente.
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