La presse occidentale accorde une importance exagérée aux « dissidents » quand ils s’en prennent à des Etats que l’Occident cherche à déstabiliser. [ASI]

Alexeï Navalny. Wikimedia


Alors que la manifestation organisée par l’« opposant » Alexeï Navalny ce 12 juin à Moscou avait reçu l’accord des autorités pour se tenir avenue Sakharov, il y a quelques heures le leader de la « 5-ème colonne » a brutalement appelé ses supporters à se réunir à un autre endroit, sur l’avenue Tverskaya.

Tverskaya, c’est le lieu ou se rassemblent traditionnellement les moscovites en ce 12 juin, « Jour de la Russie », et de très nombreuses animations y sont prévues. La manoeuvre de Navalny est donc parfaitement claire: Il espère simplement que les interventions des forces de l’ordre pour disperser sa manifestation non autorisée entraînera des troubles suffisamment importants pour que les médias occidentaux puissent crier une nouvelle fois à la « violation des droits de l’homme ».

Par ailleurs, Navalny ayant fait de la propagande parmi les lycéens (en particulier sur vkontakt) il est très probable que la plupart de ses supporters seront des adolescents. Des images de « gamins », de touristes et de paisibles moscovites bousculés devant les caméras seront une aubaine pour cet agitateur professionnel.

Sans nul doute conforté par le soutien appuyé des occidentaux (la Cour européenne de Strasbourg a en effet condamné la Russie il y a quelques semaines pour des « arrestations [qu’elle juge] disproportionnées », et alors que sa candidature à l’élection présidentielle de l’an prochain est encore incertaine pour cause de condamnation judiciaire, Navalny semble donc choisir une autre voie, celle de la violence. Violence rémunérée d’ailleurs puisque les recrutements sur les réseaux sociaux annonçaient un « dédommagement » de … 1200 roubles (l’équivalent de 20 euros) à tous les participants mineurs… ainsi que le paiement de leurs frais d’avocats !

L’argent, pour la Ve colonne, n’est pas un problème puisque le changement présidentiel aux États-Unis n’a pas modifié le contenu des enveloppes discrètement transmises par les officiels du consulat américain de Moscou à Navalny et ses amis. Le vieux rêve de « révolution orange » à Moscou n’est pas abandonné à Washington et à Strasbourg. Pour ces fins diplomates, Navalny, qui vient de déclarer qu’une fois président (sic) il « restituera la Crimée à l’Ukraine » est un candidat de premier ordre…

print