Des résidents locaux marchent dans une rue à un endroit pittoresque de l'ancienne ville de Kashgar, dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine, le 16 mai 2020 (Crédit photo: Xinhua)Des résidents locaux marchent dans une rue à un endroit pittoresque de l’ancienne ville de Kashgar, dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine, le 16 mai 2020 (Crédit photo: Xinhua)

Le Monde doit des excuses pour avoir faussement accusé les médias d’Etat chinois d’avoir créé une fausse journaliste française pour dire la vérité sur le Xinjiang

Par Chen Qingqing pour Global Times
le 7 avril 2021

« Vous devriez vous excuser! » Un expert chinois chevronné des études françaises a livré ce message au Monde, une publication majeure en France, pour avoir affirmé qu’une journaliste française, qui a dit la vérité sur le Xinjiang, n’existait pas. L’accusation est venue uniquement parce qu’elle a écrit un article sur la Chine qui va à l’encontre de l’opinion publique anti-chinoise en France.

Cette accusation montre également de manière frappante que les organes d’information français ignorent si la vérité a été correctement présentée. Au lieu de cela, ils ont joué à faire écho au prétendu politiquement correct, qui déforme de manière négative tout ce qui concerne la Chine et ou tout éloge à Pékin est qualifié de fabriqué ou truqué par le gouvernement chinois. La récente accusation en ligne contre une journaliste du China Global Television Network (CGTN), Laurène Beaumond, en est un exemple, a déclaré mercredi Zheng Ruolin, un professionnel des médias chinois et expert en études européennes qui a vécu en France pendant plusieurs années.

Tout a commencé lorsque Le Monde a récemment publié (le 31 mars 2021) un article intitulé « Controverse autour d’un article de propagande de la télévision d’Etat chinoise sur les Ouïgours » indiquant que Beaumond, qui travaille comme journaliste française indépendante pour la CGTN, serait inconnue en France et qu’il n’y aurait aucune information sur son identité ou son inscription en tant que journaliste française.

La raison pour laquelle les médias français affirment que cette journaliste n’existe pas est simplement parce qu’elle dit la vérité, a noté Zheng. «J’ai une amie qui la connaît bien. Elle a épousé un habitant d’Urumqi en 2014 et elle connaît très bien la région. Elle est très courageuse d’envoyer ses histoires aux médias d’État chinois et elle est responsable de tout le contenu publié,» a-t-il dit, notant que Beaumond est une journaliste très courageuse qui dit la vérité (NDT: Le Figaro a interviewé Laurène Beaumond prouvant ainsi au Monde qu’elle existe réellement. Lien: https://www.lefigaro.fr/international/les-confidences-de-la-plume-mystere-au-service-de-la-chine-20210402).

En fait, Laurène Beaumond est un pseudonyme car elle a subi une forte pression pour perdre des opportunités d’emploi potentielles. Les francophones qui s’expriment en faveur de la Chine sont soit attaqués, soit critiqués par l’opinion publique dominante, et ces voix objectives sur la Chine ont disparu, a déclaré l’expert chinois.

La journaliste française a récemment publié un article le 28 mars sur le site de la CGTN intitulé « «Mon» Xinjiang: halte à la tyrannie des fake news » (https://francais.cgtn.com/n/BfJEA-cA-HAA/DcCEIA/index.html), réfutant une série de termes incluant des prétendus « camps de concentration », « génocide » et « travaux forcés », qui sont basés sur des preuves douteuses ou des témoignages invalides de personnes qui ne sont jamais allées dans cette région. Elle a également raconté ses expériences au Xinjiang, notamment ses visites dans les régions pittoresques de Kashi, Aksu et Kanas.

Sans surprise, la façon dont cette journaliste française a tenté d’ouvrir les yeux à certains chercheurs occidentaux et de contester les récits des médias grand public sur le Xinjiang, a été attaquée par des allégations diffamatoires d’Adrian Zenz sur Twitter, affirmant que «la journaliste française» Laurène Beaumond vit à Urumqi et rédige des comptes rendus de première main pour CGTN, réfutant les récits occidentaux sur les «atrocités». Maintenant, le journal français Le Monde révèle que cette « journaliste » n’existerait pas réellement. Et un autre chercheur anti-Chine, Antoine Bondaz, qui a eu une confrontation verbale avec l’ambassade de Chine en France, a également déclaré que « Si cette fausse journaliste Laurène Beaumond veut m’interviewer, bienvenue. »

« Il est clair que Le Monde a menti, Bondaz a menti, et ce journal français doit à la CGTN des excuses sincères », a déclaré Zheng.

 

Le Monde a déjà été plusieurs fois interpellé pour son manque d’éthique journalistique et sa propagande pro-occidentale

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