Vahan Vaghian, habitant d’Alep, refuse que l’on appelle les djihadistes des « rebelles ». 
Par valeursactuelles.com / Vendredi 23 décembre 2016

Syrie. Vahan Vaghian habite à Alep. Au milieu des ruines de la ville syrienne, qu’il considère libérée des djihadistes grâce à l’armée gouvernementale, il adresse un message aux médias occidentaux : “Regardez ce qui arrive à cause de ceux que vous appelez ‘rebelles modérés’ ”.

C’est la fin de la bataille d’Alep. Hier soir, l’armée arabe syrienne a repris le contrôle de la deuxième ville du pays. Les médias français et occidentaux titrent en chœur : le revers est cinglant pour les “rebelles”, les “insurgés” qui se battent contre les forces du régime.

“Comment pouvez-vous dire qu’Alep est tombée ?”

Dans la ville, où peu de journalistes mettent les pieds, les habitants ont souvent une autre interprétation de ce tournant de la guerre en Syrie. Vahan Vaghian fait partie de ceux-là. Ce Syrien arménien de 23 ans étudie la littérature anglaise à l’université d’Alep. Jusqu’à l’offensive du régime, il habitait à 50 mètres de la ligne de front.

 


Un habitant d’Alep : “Alep n’est pas tombée… par ValeursActuelles

Filmé par le responsable de mission SOS Chrétiens d’Orient en Syrie, il contredit en grande partie le discours véhiculé dans les médias occidentaux. Alep est tombée sous les coups de canon de Bachar al-Assad ? Alep n’est pas tombée, Alep est libérée” répond le Syrien. “Si vous ne le croyez pas, vous devriez venir ici et voir de vos propres yeux les gens fêter sa libération. Comment pouvez-vous dire qu’Alep est tombée ?”

Pour venir à bout des islamistes qui occupaient la ville, le régime syrien l’a bombardée et transformée en champ de ruines. Mais Vahan Vaghian fait porter cette responsabilité aux djihadistes qui l’occupaient :

A quoi vous attendiez-vous ? C’est la guerre. Nous sommes tristes que la ville soit détruite, mais tout sera reconstruit. Les parties de la ville qui sont détruites étaient aux mains des djihadistes, et l’armée a tout fait pour les récupérer. Nous ne pouvons pas reprocher [cela au gouvernement], parce que ces djihadistes voulaient détruire nos vies. Ces djihadistes nous bombardaient aussi, il était normal que l’armée réponde !

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