Invité de l’émission « On va plus loin », le philosophe Michel Onfray, analyse la campagne présidentielle du premier tour.
Par Public Sénat | 25 AVRIL 2017

Le philosophe Michel Onfray se veut extrêmement critique dans son analyse de cette campagne présidentielle. Lui s’est abstenu au premier tour et ce pour deux raisons. La première est qu’il s’est senti victime d’un « coup d’état » quand le « non » au référendum de 2005 sur la Constitution européenne n’a pas été suivi des effets escomptés : « Il y a eu une rupture de contrat social ». Et la deuxième est cette division entre « petits » et « grands » candidats que le philosophe trouve ambigüe : « Tout a été fait pour que le goulot d’étranglement arrive à ce qu’il s’est passé là (…) Regardez, les « petits » candidats sont tous des gens qui sont contre la formule libérale de l’Europe. Drôle, hein ? Et tous ceux qui sont des « grands » candidats  sont tous des gens qui sont pour la formule de l’Europe ». Pour Michel Onfray, les « petits » sont là pour « permettre d’amuser la galerie » pendant que les « sérieux » prennent l’espace.

Quand au résultat de l’élection, le philosophe est catégorique, il a déjà eu lieu : « C’est une élection à un tour, l’élection présidentielle. Et le président a déjà été élu hier [dimanche NDLR]. La preuve, il a déjà fait la fête ».

Pour Michel Onfray, Emmanuel Macron « est fabriqué » : »Benoît Hamon avait été  choisi pour perdre [à la primaire NDLR] (…) Les gens ont oublié qu’il y a eu un bourrage d’urnes au Parti socialiste. Cela n’a posé aucun problème (…) Quand on bourre les urnes, c’est qu’on veut pousser un candidat (…) en faisant de telle sorte qu’il puisse descendre tellement bas, que ça ouvre la route à Macron ».

Interview intégrale de Michel Onfray

Source: Public Sénat

Publié par ASI le 11 mai 2017

print