ALEP à l’agonie selon Médecins du Monde

Chaque fois que l’armée syrienne fait une avancée les ONG basées en zone terroriste, comme MSF et MDM, lancent des campagne médiatiques disant que le dernier hôpital a été détruit…Le Dr Nabil Antaki les a souvent dénoncés. ASI

ALEP à l’agonie

Déclaration Médecins du Monde: http://www.medecinsdumonde.org

Deux hôpitaux d’Alep soutenus par Médecins du Monde ont été bombardés mercredi 28 septembre au matin. MdM réitère sa demande d’un arrêt immédiat des attaques visant les civils et les structures de santé pour mettre fin à l’inacceptable escalade de la violence.

L’ESSENTIEL

D’après le témoignage des équipes que MdM soutient sur place, les hôpitaux ont été touchés par des tirs aériens.

À l’heure où nous écrivons, nos partenaires déplorent plusieurs blessés parmi les patients et un décès, celui d’une infirmière. Ces hôpitaux ne sont plus fonctionnels.

DEUX HÔPITAUX BOMBARDÉS

La situation ne cesse de se dégrader à Alep après l’échec de la trêve décidée par Moscou et Washington. Depuis trois jours, on estime à 300 le nombre de décès et à près de 1000 le nombre de blessés. « Les habitants des quartiers rebelles d’Alep sont totalement assiégés et ne reçoivent plus d’aide de l’extérieur depuis près de deux mois. D’après nos partenaires, si les attaques perdurent, les structures de santé n’auront plus les stocks nécessaires pour soigner les populations. C’est une question de semaines avant une rupture totale de l’accès aux soins » déplore le docteur Françoise Sivignon, Présidente de Médecins du Monde.

« Les habitants des quartiers rebelles d’Alep sont assiégés et ne reçoivent plus d’aide de l’extérieur depuis près de deux mois. »

Les hôpitaux encore fonctionnels sont dépassés en raison du nombre de blessés et du manque de personnel médical. Certains chirurgiens doivent opérer à même le sol. L’électricité commence à faire défaut, ce qui complique également les opérations. Dans la partie Est d’Alep, il ne resterait à l’heure actuelle que 34 médecins pour près de 300 000 habitants.
« Le droit humanitaire international est délibérément bafoué. Nous ne pouvons plus faire notre travail alors que nous sommes confrontés à une catastrophe humanitaire », conclut Françoise Sivignon.

CRI D’ALARME

Médecins du Monde renouvelle son cri d’alarme et son indignation. Nous demandons à la communauté internationale de faire pression pour stopper le siège d’Alep et permettre aux civils d’accéder à l’aide humanitaire.

Le conflit syrien a fait plus de 300 000 morts depuis 2011. En Syrie, Médecins du Monde a mis en place des cliniques fixes et mobiles pour pallier le manque d’infrastructures et ainsi offrir des soins de santé primaire à la population des gouvernorats d’Idlib, Alep et Deraa. L’association appuie également des partenaires syriens : elle approvisionne les centres de santé et les hôpitaux encore actifs d’Alep en médicaments, en équipement et en consommables. Dans la ville d’Alep, Médecins du Monde et ses partenaires soutiennent 9 structures de santé.

POUR ALLER PLUS LOIN

A lire sur le site internet de l’AFP : couvrir Alep, la peur au ventre et le ventre vide

Source http://www.medecinsdumonde.org/fr/actualites/syrie/2016/09/30/alep-lagonie?gclid=Cj0KEQiA6_TBBRDInaPjhcelt5oBEiQApPeTF_0pSY5dCkkBbBft5UvtPGatimJcmOiEP-A2cWy7ET8aAt5p8P8HAQ


Il n’est pas vrai que le « dernier hôpital » d’Alep-Est ait été détruit

Le Dr Nabil Antaki a écrit ce billet comme une dénonciation de la désinformation sur le mode ironique, mais non sans amertume. En effet, les ONG, l’ONU, la presse occidentale, annoncent sans cesse que le « dernier hôpital » a été détruit à Alep-Est ; où que tel dispensaire soutenu par MSF (Médecins sans frontières) a été détruit. Un Alépin a inventé l’histoire de James Last pour se moquer de leurs mensonges choquants. Les Alépins qui connaissent leur ville savent qu’il n’y avait déjà pas beaucoup d’hôpitaux dans cette partie d’Alep avant la guerre. Depuis le temps que l’on parle du « derniers » hôpital d’Alep… cette histoire de James Last peut permettre à chacun de réfléchir et de se rappeler l’inanité des accusations récurrentes en entendant que le « régime a détruit le dernier hôpital ». ASI

Dr Nabil Antaki | Alep, 20 novembre 2016

Depuis une année les médias occidentaux diffusent des informations mensongères ou exagérées (ce qui revient au même) sur ce qui se passe à Alep-Est. Comme par exemple l’annonce disant que les bombardements du « régime » avaient détruit « the last Hospital » [last veut dire « dernier »]. Annonce reprise chaque deux semaines. Cette nouvelle du « dernier Hôpital » revient sans cesse. Cette annonce, répétée et trompeuse.

C’est comme si « le dernier hôpital – the Last Hospital » ressuscitait à chaque fois. Le secret de ce phénomène vient d’être découvert. Le voici, il fallait tout simplement y penser. [Traduction de l’encart inventé ci-dessous:]

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Tous ces hôpitaux à Alep-Est font partie d’une chaîne d’hôpitaux bâtis par M. James Last. James est un industriel Écossais, fabriquant de Whisky. Sa mère Noor Najjar était originaire d’Alep …James a bâti tous ces hôpitaux une centaine d’hôpitaux en son honneur. Il y en a des centaines à Alep, en particulier à Alep-Est et ils sont appelés « LAST Hospital » (Last en anglais veut dire « dernier »).

Cette histoire est bien évidemment une invention destinée, dans l’esprit des Alépins, à tourner en dérision ceux qui rapportent régulièrement que les « dernier hôpital à Alep a été bombardé par le régime« .

Cela pour dire qu’il y a encore de nombreux hôpitaux à Alep.

Dr Nabil Antaki | Alep, 20 novembre 2016


Dans la même veine, mais sur le mode sérieux, on se souvient de la déclaration par l’ONU du « dernier pédiatre tué » à Alep-Est

Pour les Occidentaux seule compte cette partie d’Alep-Est occupée par les groupes terroristes « rebelles »; les trois quarts de la ville d’Alep-ouest administrée par l’Etat syrien, où pratiquent encore de nombreux pédiatres, ne comptent pas. Or, selon le Dr. Antaki il y a non seulement de nombreux hôpitaux à Alep, mais également de nombreux pédiatres.

jan-egeland L’Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura (à gauche), et son conseiller spécial Jan Egeland, arrivent à leur conférence de presse à Genève. (archives) Photo ONU/Jean-Marc Ferré

L’Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, et son conseiller spécial  Jan Egeland en conférence de presse à Genève. Photo ONU/

A noter également que le même le conseiller spécial de l’ONU, Jan Egeland, a lui aussi diffusé de fausses informations au sujet de la partie d’Alep-Est tenue par les groupes terroristes.

Dans une conférence de presse, le 27 avril 2016, il a déclaré que « le dernier pédiatre d’Alep a été tué« . Or selon le Dr Nabil Antaki il y a encore de nombreux pédiatres à Alep.

L’ONU n’a jamais rectifié cette fausse information, abondamment relayée par les médias traditionnels, qui devait incriminer le président Assad. Cela montre le peu de sérieux – voir le parti pris – de la part de représentants onusiens censés rester neutres.

Silvia Cattori | 20 novembre 2016

Source: https://arretsurinfo.ch/il-nest-pas-vrai-que-le-dernier-hopital-dalep-est-ait-ete-detruit/

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