Alep, l’impasse de la coalition menée par les Etats-Unis

Cela fait deux semaines que ni la Russie, ni la Syrie ne font voler d’avions au-dessus d’Alep, qu’aucun bombardement ne peut toucher les terroristes pro-occidentaux qui voudraient sortir d’Alep et donc les civils derrière lesquels ils se protègent. Et alors que la coalition américaine a toute marge de manoeuvre pour dissocier les « gentils » des méchants », ils se trouvent que rien ne se passe. Sauf que, tous ensemble, tirent sur les populations civiles. Et l’on parle de la plus grande offensive depuis 5 ans. Contenue par l’armée arabe syrienne.

Malgré la décision présidentielle russe de ne pas reprendre le bombardement des positions terroristes à Alep, la coalition américaine ne veut ou ne peut toujours pas procéder à la dissociation des groupes terroristes modérés et des groupes radicaux. Objectivement, elle est dans une impasse.

Pendant ce temps-là, les groupes terroristes ont tenté une percée dans le sud ouest d’Alep, afin de rejoindre leurs positions à l’est et donc, à terme, de reprendre la ville. Mais l’artillerie syrienne a réussi à les repousser, malgré une offensive de très grande ampleur. Il est évident, vue l’intensité des tirs, qu’ils avaient profité de la pause humanitaire pour prendre livraison d’armes et d’hommes. Pendant 48h, ils ont pilonné à l’artillerie les quartiers habités du sud ouest d’Alep, faisant 40 morts, dont 16 enfants, et 250 blessés.

Par ailleurs, les groupes terroristes ont utilisé des armes avec du chlore. 35 personnes furent amenées d’urgence dans les hôpitaux surchargés en raison de la reprise des combats par les terroristes.

Comme le résume le ministère de la défense russe dans son rapport du 31 octobre:

Dans la province d’Alep, les groupements terroristes ont tiré aux systèmes LRM improvisés, à l’artillerie de tube, aux mortiers et armes d’infanterie contre les cités Ansar (trois fois), Bakirtaia, les quartiers «3000»(trois fois), Al-Macharka, Ramoussi(deux fois), Khai-el-Ansari, Arian, Dakhia-al-Assad, l’académie militaire al-Assad (huit fois), le territoire de  l’ancienne école militaire (deux fois), le centre de commerce «Kastello» et  le point de contrôle dans  Al-Macharka (deux fois) .

Le 30 octobre de la région du quartier « 1070 » des bandes armées ont tiré aux systèmes LRM improvisés, fourrés d’une matière toxique contre les cités Dakhia-al-Assad et Al Hamdaniyah dans la ville d’ALEPPO.

Deux militaires syriens ont été tués, et 37 civils ont été blessés.

Lors de la reprise des combats suite à la pause humanitaire, l’on compte 84 personnes tuées suite aux tirs des groupes terroristes, essentiellement des femmes et des enfants. Encore, plus de 280 personnes sont décédées suite à l’artillerie.

Pendant ce temps, à l’ONU, la communauté internationale cherche à trouver comment rendre la Russie responsable. Pour autant, au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, il n’y a pas de position unanime quant à Alep et petit à petit, selon l’ambassadeur russe V. Tchurkin, l’idée de l’obligation de la dissociation des groupes terroristes radicaux des modérés se fait.

Et c’est ici que commence l’impasse. La Russie ne bombarde pas, donc les morts ne peuvent pas lui être imputés. Or, il y en a de plus en plus. Ce sont donc les groupes terroristes sur place qui tirent. Et comment décider que c’est un gentil terroriste qui a tiré d’un méchant? Et quelle différence? Un terroriste reste un terroriste et les soutenir revient à leur donner des armes pour tirer dans nos villes, sur nos citoyens, sur notre territoire.

Karine Bechet-Golovko | 1 novembre 2016

Source: http://russiepolitics.blogspot.fr/2016/11/limpasse-dalep.html


Les djihadistes d’Alep refusent la proposition russe visant à permettre leur retrait de la ville

Un représentant des rebelles islamistes occupant l’est de la ville d’Alep a refusé la proposition russe de les laisser quitter la ville avec leurs armes d’ici le 4 novembre au soir.

«Cela est totalement hors de question. Nous n’abandonnerons pas Alep aux Russes et nous ne nous rendrons pas», a déclaré Zakaria Malahifji du groupe rebelle Fastaqim, à l’agence Reuters.

Le ministère russe de la Défense avait affirmé que les combattants et civils présents dans la partie est de la ville sous occupation des opposants à Bachar el-Assad pourraient quitter la ville. Les autorités avaient déclaré être prêtes à prolonger la cessation des bombardements sur cette partie de la ville durant l’évacuation.

Zakaria Malahifji a ajouté qu’il n’y avait aucun corridor sécurisé pour sortir de la ville, au contraire des affirmations des autorités russes.

«Ce n’est pas vrai. Les civils et les combattants ne partent pas. Les civils craignent le régime, ils ne lui font pas confiance. Et les combattants ne se rendent pas», a-t-il déclaré.

La dernière tentative pour laisser les civils quitter la ville a été un échec. Pendant les huit jours de trêve, à compter du 20 octobre, les terroristes ont pilonné les corridors afin d’empêcher les résidents d’Alep de quitter la ville. 48 personnes avaient néanmoins réussi à passer. Selon le ministère russe de la Défense, la somme de 300 dollars devait être versée afin de pouvoir emprunter les corridors sans être bombardé.

Source: https://francais.rt.com/international/28363-alep-rebelles-russie-evacuation

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