Le Président de la République Arabe Syrienne a maintes fois rappelé que le 13 novembre était un tragique retour de bâton pour la France, qui a soutenu les groupes extrémistes armés en Syrie, de même que le 11 septembre était la conséquence de la création d’Al-Qaïda par les USA pour lutter contre l’URSS en Afghanistan.

Bachar al-Assad réagit aux attaques terroristes à Paris

Vidéo YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=HAfQQ_PB2yQ

Interview de Bachar al-Assad, Président de la République Arabe Syrienne, le 14 novembre 2015.

 

 

Transcription :

Journaliste : Quelle est votre réaction à ce qui s’est passé hier à Paris ?

Bachar al-Assad : Tout d’abord, nous présentons nos condoléances aux familles françaises qui ont perdu leurs proches hier. Nous sommes les personnes les plus à même de comprendre leur situation car nous avons souffert de ce type de terrorisme durant les 5 dernières années en Syrie.

Et il n’est pas possible de dissocier ce qui s’est passé hier en France de ce qui s’est produit à Beyrouth il y a deux jours, car le terrorisme reste le terrorisme. Il ne faut pas le considérer comme frappant dans des lieux différents, le terrain syrien, le terrain yéménite, le terrain libyen ou le terrain français : en réalité, c’est un seul et même terrain mondial.

Journaliste : Vos services de renseignement ont-ils des informations sur les personnes qui ont commis cette opération terroriste, étaient-ils Syriens ou en relation avec des gens en Syrie ?

Bachar al-Assad : Non, nous n’avons aucune information sur ce qui s’est passé. Mais la question n’est pas de connaître le nom des terroristes ou de savoir d’où ils venaient. Cela fait 3 ans que nous avons averti que de telles choses allaient se produire en Europe. Nous avons dit : ne participez pas à ces événements cataclysmiques en Syrie, car les conséquences de cela s’étendront à toutes les régions du monde.

Malheureusement, les responsables européens n’ont pas accordé d’importance à nos déclarations, mais ils ont pensé que nous les menacions, de même qu’ils n’ont pas tiré les leçons des événements de janvier à Charlie Hebdo.

Leurs déclarations selon lesquelles ils sont contre le terrorisme n’ont aucune valeur. Ils doivent combattre sérieusement le terrorisme, et appliquer les bonnes politiques.

Journaliste : Les services de renseignement français ont-ils demandé l’assistance des vôtres, et êtes-vous prêts à les aider à combattre le terrorisme ?

Bachar al-Assad : La question n’est pas de demander de l’aide. Ils n’ont qu’une chose à faire, c’est d’être sérieux (dans leur lutte contre le terrorisme), et nous serons alors prêts à combattre le terrorisme à leurs côtés. Nous sommes prêts à combattre le terrorisme aux côtés de tout partenaire sérieux dans cette lutte, mais le gouvernement français n’est pas sérieux jusqu’à présent.

Journaliste : Avez-vous un message à adresser au Président Hollande ?

Bachar al-Assad : Agissez dans l’intérêt de votre peuple. La première question que pose tout citoyen français aujourd’hui est celle-ci : est-ce que la politique (extérieure) française de ces cinq dernières années a apporté le moindre bénéfice au peuple français ?

Et de fait, la réponse est non.

Donc ce que je lui demande est d’agir dans l’intérêt du peuple français. Et s’il veut faire cela, il doit changer sa politique.

Journaliste : Quelle est la condition pour que le gouvernement syrien puisse collaborer avec le gouvernement français, ou les services de renseignement syrien avec leurs homologues français ?

Bachar al-Assad : Il n’est pas possible d’envisager une coopération sur le plan du renseignement avant qu’il y aie une coopération politique. Il n’est pas possible d’avoir une coopération des services de renseignement pour la lutte contre le terrorisme tant que la politique française continuera à soutenir le terrorisme. Voilà ce que j’ai appelé le sérieux (dans la lutte contre le terrorisme).

Journaliste : Merci beaucoup.

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Assad : la France est un des principaux sponsors du terrorisme

Source : http://sana.sy/en/?p=63209

Interview de Bachar al-Assad par une chaîne de télévision tchèque – 1er décembre 2015

 

Transcription :

[…] Journaliste: Mais 250 000 victimes [syriennes depuis le début de la guerre en 2011], c’est inconcevable, quel que soit le pays.

Bachar al-Assad : C’est le résultat prévisible face à du terrorisme soutenu par des puissances régionales et par l’Occident. Il ne s’agit pas seulement de terroristes issus de l’intérieur de la Syrie. Il s’agit de terroristes qui viennent de plus de 100 pays du monde. Ils veulent faire de la Syrie une plaque tournante du terrorisme, et la situation actuelle en est la conséquence naturelle. Et si nous n’avions pas défendu notre pays, le nombre de victimes serait décuplé.

Journaliste: Vous parlez du terrorisme. Il semble que durant les derniers jours, la crise syrienne a connu des développements majeurs. Selon vous, quelle fut la date la plus importante quant au développement de cette crise : le 30 septembre, avec l’intervention russe, ou le 13 novembre, avec les attaques terroristes à Paris ?

Bachar al-Assad : Sans aucun doute, il s’agit de l’intervention russe, ou de ce qu’ils ont appelé le front contre le terrorisme. C’est l’événement le plus important car il s’agit de mesures concrètes contre le terrorisme.

En revanche, ce qui se passe à Paris au niveau politique ne vise qu’à dissiper le sentiment des Français, avec une posture des Français prétendant qu’ils vont attaquer Daech, d’une manière très différente. Mais qu’est-ce que cela signifie ? Qu’ils n’étaient pas sérieux avant les attaques de Paris ? Tout ce qu’ils vont faire est d’apaiser le sentiment des Français, rien de sérieux, alors que les Russes sont très sérieux dans la lutte contre le terrorisme, d’autant plus qu’il y a de la coopération entre eux et l’Armée Syrienne.

Journaliste: Vous pensez donc que l’augmentation des attaques de la grande coalition occidentale menée par les Etats-Unis est sans effet ?

Bachar al-Assad : Depuis la formation de cette coalition, si on veut parler de faits et non pas d’opinions, Daech s’est étendu, et son recrutement partout dans le monde a augmenté. Alors que depuis l’intervention de la Russie dans cette même prétendue lutte contre le terrorisme, Daech a été affaibli, ainsi qu’Al-Nosra et les autres groupes terroristes. Telle est la réalité. Voilà ce que disent les faits.

Journaliste: N’est-ce pas simplement dû au fait que sur le plan militaire, l’Armée de l’Air russe a pu collaborer avec les forces de l’Armée Syrienne ?

Bachar al-Assad : Bien sûr qu’il y a une telle coopération, c’est ce que j’ai dit. Vous ne pouvez pas combattre le terrorisme par des interventions aériennes, vous ne pouvez pas, c’est impossible. Les Américains ont essayé de le faire en Afghanistan depuis combien de temps ? Depuis plus de 12 ou 13 ans. Sont-ils parvenus à un quelconque résultat ? Nullement. Le terrorisme reste fort en Afghanistan. C’est donc impossible. Vous avez besoin de coopération à l’intérieur du pays en question. Et quelle est la puissance majeure en Syrie ? L’Armée Syrienne, et, bien sûr, le gouvernement.

Journaliste: Le Président français essaie de former une coalition plus large contre le terrorisme. Etes-vous sceptique quant à ses efforts ?

Bachar al-Assad : Bien sûr (que je le suis). S’ils voulaient vraiment tirer les leçons de ce qui s’est passé dernièrement à Paris, pourquoi n’ont-ils pas appris de [l’attaque contre] Charlie Hebdo ? Le même principe, le même concept est à l’œuvre. Et nous avions alors déclaré que ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, et que ce qui se trouvait sous l’eau était bien plus important. Ils n’en ont pas tiré les leçons. Voilà le premier point.

Deuxièmement, vous ne pouvez pas combattre le terrorisme tout en soutenant directement les terroristes, en leur fournissant des armes et en ayant des alliances avec les soutiens les plus farouches du terrorisme international, à savoir le Royaume d’Arabie Saoudite. C’est impossible. C’est contradictoire. Vous ne pouvez pas être à la fois le gendarme et le voleur. Il faut choisir votre camp.

Journaliste: Mais je n’ai pas entendu parler d’approvisionnement occidental d’Al-Nosra ou de Daech.

Bachar al-Assad : Vous pouvez en trouver les preuves les plus éclatantes sur Internet : les Français, et d’autres parties bien sûr, leur fournissent des armes, l’exemple français est clair. Comment un pays comme la France pourrait-il vendre de telles armes pour une destination inconnue, sans savoir entre quelles mains elles finiront ? C’est impossible. Ils le savent, via l’Arabie Saoudite, via le Qatar, et peut-être via d’autres pays, ils savent très certainement [que leurs armes finissent entre les mains des terroristes].

Journaliste: Il y a eu un incident à la frontière turque, un bombardier russe abattu [par la Turquie]. Pensez-vous que cet incident va avoir un impact sur les résultats de l’effort de la présidence française visant à former une coalition plus large ? Pensez-vous que cela va compliquer les pourparlers de paix en Syrie ?

Bachar al-Assad : Je ne le pense pas, mais je pense que cet incident a montré les véritables intentions d’Erdogan, qui, disons, a perdu le contrôle de ses nerfs simplement parce que l’intervention russe a modifié l’équilibre des forces sur le terrain. L’échec d’Erdogan en Syrie, l’échec de ses groupes terroristes implique la fin de sa carrière politique. C’est pourquoi il est prêt à faire n’importe quoi pour entraver toute perspective de succès. Il a fait cela, mais je ne pense pas que cela changera en quoi que ce soit l’équilibre des forces.

La guerre contre le terrorisme se poursuit, la participation russe va se faire de plus en plus forte et elle l’est déjà de toute façon, et je pense qu’il n’y a pas de possibilité de marche arrière à cet égard, qu’Erdogan fasse encore une telle chose, de la même manière ou d’une autre manière (ou pas).

Journaliste: Le Président américain dit qu’il ne veut pas refaire la même erreur en lançant une opération terrestre sans savoir qui va remplir le vide (politique). La plupart des candidats à l’élection présidentielle ont dernièrement déclaré qu’ils veulent faire bien plus qu’une campagne de bombardements aériens (contre Daech). Selon vous, quelle est l’approche la plus réaliste qui permettra de vaincre véritablement Daech ?

Bachar al-Assad : En fait, si vous voulez parler du terrorisme en général et pas seulement de Daech, vous avez plusieurs axes, plusieurs aspects pour la résolution (de ce problème) : une partie concerne l’idéologie, une autre concerne l’économie, ou la coopération et les prises de positions politiques, etc. Et le dernier point est la coopération sur le plan sécuritaire et le combat direct.

Du fait de la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement, il n’y a pas d’autre choix que de les combattre directement, mais cela n’est pas suffisant. Si vous voulez les combattre et les vaincre, il faut couper et étouffer leurs lignes d’approvisionnement en armes, en argent et en recrues, qui viennent principalement de Turquie, avec le soutien de l’Arabie Saoudite et du Qatar. Telle est la première chose à faire tandis que vous les attaquez au sol.

Maintenant, le problème est que nous combattons des terroristes qui bénéficient d’un approvisionnement illimité et incontrôlable de la part de différents pays, surtout des pays de la région, avec le soutien ou la bienveillance de l’Occident, de certains pays occidentaux pour être précis.

Journaliste : Vous avez dit que votre priorité est de vaincre les terroristes avant toute solution politique. Qu’entendez-vous par vaincre le terrorisme ? Qu’il n’y ait plus de groupes d’opposition armés en Syrie ?

Bachar al-Assad : Vous ne pouvez pas parler d’opposition au sens politique tant qu’ils prennent les armes. Vous savez bien que dans vos pays, lorsque vous parlez d’opposition, il ne s’agit que de mouvements politiques. Premier point.

Deuxièmement, s’il s’agit d’une opposition politique, elle doit avoir une base populaire. Donc lorsque nous parlons de rebelles, de militants lourdement armés qui attaquent le peuple, les Syriens, l’Armée Syrienne, qui détruisent les biens publics et privés, etc., il s’agit de terrorisme, il n’y a pas d’autre terme. Nous n’acceptons pas cette catégorisation comme « militants de l’opposition », ou « opposition militaire », ou « opposition modérée prenant les armes ». Ce n’est pas de l’opposition, c’est du terrorisme.

L’opposition est pour nous un mouvement politique. A l’extérieur ou à l’intérieur de la Syrie, peu importe. Bien sûr, l’autre aspect de l’opposition est d’être patriotique. On ne peut pas parler d’opposition lorsqu’elle est formée en France, au Qatar, en Arabie Saoudite, aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni. L’opposition doit être syrienne et pour les Syriens, et nous avons une opposition syrienne, nous avons une véritable opposition syrienne. Quelle est son importance, quelle est sa force, c’est une autre question.

Vaincre le terrorisme signifie donc supprimer tous les obstacles qui entravent le processus politique. Maintenant, si vous vous mettez d’accord sur telle étape ou telle procédure avec n’importe quelle opposition dans le monde, et j’entends par là l’opposition syrienne, que pourrez-vous obtenir ? Pourrez-vous tenir de véritables élections ? Pourrez-vous apporter de la stabilité au pays grâce à l’opposition ? En aucun cas. Les terroristes vivent dans leur propre monde, ils ont leurs propres objectifs, leur propre agenda et leur propre idéologie, c’est complètement différent de la partie politique (du problème).

Si vous vous engagez dans le processus politique – et il faut le faire, je n’ai pas dit que nous n’avons pas commencé à le faire –, je dis que si vous voulez véritablement avancer, de manière concrète, cela doit se faire après que nous ayons commencé à vaincre le terrorisme. Je n’ai pas dit après que nous l’ayons vaincu, car le vaincre est un long processus. […]

Source : http://sana.sy/en/?p=63209

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Assad : le terrorisme en Europe est la conséquence des politiques irresponsables de l’OTAN

Vidéo YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=nm1Vip-rTfw

Discours du Président de la République Arabe Syrienne Bachar al-Assad le 20 août 2017, devant les membres du corps diplomatique syrien

 

 

[…] Le résultat de cette résistance (de la Syrie) et du prix que nous avons payé (pour cela), ce sont (également) les revirements qui se sont produits dernièrement dans les déclarations occidentales et qui ne se sont pas produits parce que leur conscience humaine s’est réveillée ou a recouvré sa santé, et qu’ils ont (enfin) ressenti que la Syrie était opprimée ou quoi que ce soit de ce genre. (L’Occident) a fait ce revirement à cause de la résistance du peuple, de l’Etat et des forces armées (de Syrie). Et bien sûr à cause du soutien de nos alliés. (L’Occident) n’a pas fait ce revirement parce qu’il est doté d’éthique ou de morale, parce que nous n’avons jamais rien vu de tel, même avant la guerre. Mais c’est la réalité du terrain en Syrie, et la réalité du terrain dans leurs propres pays (qui leur a imposé ce revirement).

Et aujourd’hui, il ne se passe pas une semaine ou un mois sans que se produise un événement (attentat terroriste) qui est la conséquence directe de leur stupidité dans leurs prises de décision et leur soutien au terrorisme dans cette région. Ce sont ces réalités qui leur ont imposé de changer leurs positions, fût-ce de manière partielle et timide, sans conviction, mais ces revirements se sont imposés à eux.

Ce changement de positions ne signifie pas un changement des politiques. L’Occident, comme le serpent, change de peau en fonction de la situation. Au début, ils parlaient de soutien au mouvement populaire, ce mouvement populaire qui n’a jamais dépassé, dans le meilleur des cas, 200 000 personnes payées (par l’Occident et le Golfe) dans toute la Syrie, un pays de 24 millions d’habitants. Et après s’être efforcés de leur mieux, les armes étant présentes sur la scène mais de manière cachée, à perpétrer des massacres et fomenter la sédition, ils n’ont pas réussi, et sont donc passés au soutien ouvert aux groupes armés mais ils leur ont donné le nom d’ « opposition » en guise de couverture, c’est-à-dire qu’ils les ont présentés comme (des factions) politiques, avec une dénomination politique, et ils les ont présentés comme « modérés », c’est-à-dire comme non extrémistes. Ou (ils ont utilisé) la dénomination politique d’ « opposition », pour (laisser croire) que ce ne sont pas des terroristes.

Lorsque ce projet a échoué et que (ces groupes) ont été exposés pour ce qu’ils sont (des terroristes) aux yeux de l’opinion publique mondiale, et de l’opinion publique régionale et locale dans leurs propres pays, ils sont passés à une autre version, le prétexte humanitaire. Nous sommes actuellement à cette étape. Pour résumer, elle consiste à garder le silence absolu tant que les terroristes avancent ou que ce soit, et perpètrent des massacres et des meurtres contre les civils, mais lorsque c’est l’Armée (syrienne) qui fait des avancées aux dépens des terroristes, alors soudain on commence à entendre des cris, des lamentations et de l’intercession afin de nous stopper, au prétexte de slogans humanitaires, (en invoquant la volonté) d’arrêter l’épanchement de sang, de convoyer de l’aide humanitaire, et d’autres prétextes que nous Syriens connaissons bien. Et leur véritable objectif est de donner l’opportunité aux groupes armés de reformer leurs rangs, de se remotiver, de faire venir du matériel et d’envoyer des renforts pour les aider, afin qu’ils puissent poursuivre leurs actes terroristes.

En vérité, toutes ces diverses tactiques qu’ils ont employées durant ces étapes n’a jamais pu nous duper, en aucun cas. Dès le premier jour, nous avons reconnu le terrorisme, et dès le premier jour, nous l’avons frappé, durant la première étape, la seconde et la troisième, et nous continuerons à le faire, tant qu’il restera le moindre terroriste où que ce soit en Syrie.

Quant à la guerre médiatique et psychologique qu’ils ont menée durant toutes ces dernières années, elle n’est jamais parvenue, pas à un seul instant, à nous influencer de manière à nous détourner de cet objectif, à savoir combattre le terrorisme, ou à nous pousser en direction de la peur ou de l’hésitation. […]

 

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Assad : la France est l’un des principaux responsables de la crise des réfugiés

Source : https://sana.sy/en/?p=180156https://sana.sy/en/?p=180156https://sana.sy/en/?p=180156

Interview du Président de la République Arabe Syrienne, Bachar al-Assad, le 9 décembre 2019, par la chaîne italienne RAI News 24. Cette interview a été autocensurée par la chaine italienne, qui ne l’a pas publiée.

 

 

Transcription :

[…] Journaliste : En ce moment, lorsque l’Europe regarde la Syrie, en dehors des considérations sur le pays, il y a deux problèmes majeurs : l’un est les réfugiés, et l’autre est les djihadistes ou combattants étrangers qui reviennent en Europe.  Quel regard portez-vous sur ces inquiétudes européennes ?

Bachar al-Assad : Nous devons commencer par une question simple : qui a créé ce problème ? Pourquoi avez-vous des réfugiés en Europe ? La réponse est simple : à cause du terrorisme qui a été soutenu par l’Europe, et bien sûr par les États-Unis, la Turquie et d’autres, mais l’Europe a été le principal acteur de la création du chaos en Syrie. Qui sème le vent récolte la tempête.

Journaliste : Pourquoi dites-vous que l’Europe en fut le principal acteur ?

Bachar al-Assad : Parce qu’ils ont soutenu publiquement, l’UE a publiquement soutenu les terroristes en Syrie dès le premier jour, disons dès la première semaine, depuis le tout début. Ils ont blâmé le gouvernement syrien, et certains régimes comme le régime français ont envoyé des armements : la France, via un de ses responsables, leur ministre des Affaires étrangères Fabius il me semble, a clairement dit « Nous envoyons (des armes en Syrie) ».  Ils ont envoyé des armements ; ils ont créé ce chaos. C’est pourquoi beaucoup de gens ont eu de grandes difficultés à rester en Syrie ; des millions de personnes ne pouvaient pas vivre ici, alors elles ont dû quitter la Syrie. […]

Source : https://sana.sy/en/?p=180156https://sana.sy/en/?p=180156https://sana.sy/en/?p=180156


Traduction : lecridespeuples.fr

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