Fake news

Il y a quelques jours lorsque le présentateur Darius Rochebin a commenté en les dramatisant, au TJ du soir de la RTS, les images montrant l’ours blanc soit disant mourant de faim, nous avons immédiatement perçu qu’il y avait là une manipulation. C’était un faux, un montage, une manipulation comme l’explique Contre-Info, ci-dessous. [Silvia Cattori]

Bien sûr, cette photo d’un ours mourant prétendument de faim est un montage sans relation avec le réchauffement climatique. Ce procédé relève de la désinformation ou de la propagande. J’avais pour ma part été intrigué par l’herbe verte… Il n’en demeure pas moins que, contrairement à ce que tentent d’accréditer Trump et les néocons américains, le réchauffement climatique est une réalité très menaçante pour la Biosphère et particulièrement pour notre espèce, comme le prouve notamment la courbe de Keeling dont l’origine remonte aux années 1950. [Prof. Ivo Rens]

Il y a une dizaine de jours, la presse mondiale s’était émue d’une photo montrant un ours blanc famélique et mourant. Le cliché, repris des milliers de fois dans tous les pays du monde en étant présenté comme la preuve du réchauffement climatique était un pur bobard. Le figaro esquisse timidement un mea culpa.

Premier mensonge éhonté : La vidéo dont est issue la photo présente l’ours dans un environnement très vert alors que vu la latitude on s’attend, au mois de décembre, à un environnement gelé et neigeux. Ce qui n’a pas été dit, c’est que la vidéo n’a pas été prise en décembre, mais… pendant l’été c’est à dire à une saison où la région est naturellement dénuée de glace ! Son auteur l’a gardée quelques mois avant de la diffuser massivement à l’approche de l’hiver.

Deuxième mensonge éhonté : La vidéo a été prise dans une région où les populations d’ours polaire sont stables et pas en déclin, ce que n’a évidemment pas dit son auteur.

Troisième mensonge éhonté : Cet ours a été présenté comme victime de la faim, ce qui choque la communauté scientifique. D’une part, rappelle Steven Amstrup, « Les ours polaires ont peu de prédateurs naturels. Bien qu’ils vivent assez longtemps, ils ne sont pas immortels. Tous finissent par mourir, et la plupart meurent parce qu’ils n’ont pas réussi à se procurer assez de nourriture. La malnutrition reste leur principale cause de décès. »

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Lire aussi le texte, ci-dessous, évoquant un montage similaire daté d’octobre 2015

Écologie : l’ours polaire et sa doublure médiatique

Snow on Snout, Polar Bear credits flickr favorites (CC BY 2.0)

Une photo d’ours polaire famélique, symbole du combat écologique, a fait le tour du monde. C’était un hoax. Décodage.

Par István Markó et Drieu Godefridi

 

Nous proposons de distinguer, à compter de ce jour, deux variétés d’ours polaires : l’ursus maritimus, ours polaire au sens strict, et l’ursus mediaticus, son équivalent médiatique. L’écart qui s’est creusé entre ces deux variétés, depuis vingt ans, est trop grand pour qu’on puisse encore les confondre.

Tout a commencé lorsque le groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat, ou GIEC, s’est mis à populariser l’idée que la Terre se réchauffe abominablement suite aux émissions humaines de CO2 et autres gaz à effet de serre. Très vite, la presse se chargea de « traduire » cette théorie à l’usage du grand public en l’illustrant par de malheureux ours polaires (ursus maritimus) perdus sur des morceaux détachés d’une banquise fondant comme neige au soleil. Ce qui donna une célébrissime image, dont le triomphe planétaire ne le cède qu’à de très rares concurrents.

Seul problème : c’est un faux, un montage Photoshop. Il n’est pas jusqu’à la prestigieuse revue Science, pourtant peer-reviewed, qui ne s’y soit laissée prendre, avant de se rétracter, grâce leur en soit rendue2.

Comme les meilleures arnaques ne meurent jamais, elles se contentent de changer de forme, des esprits bien intentionnés ont récemment diffusé une nouvelle image d’un ours polaire, cette fois non seulement esseulé, mais efflanqué, quasiment mourant. Le message est clair : le réchauffement s’accélère, voyez nos amies les bêtes, resterons-nous insensibles à la disparition de l’ursus maritimus ? Le succès de cette image, là encore, fut instantané et mondial, aucun d’entre nous n’y a échappé.

Un détail était omis : l’ours photographié souffre visiblement de la patte postérieure gauche3, ce qui le condamne en effet à brève échéance, telle est la dure loi de la nature. Quand même ce « détail » ne serait pas, pas plus qu’une hirondelle ne fait le printemps, l’image d’un ours ne prouve rien.

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