Vue du barrage de Nova Kakhovka qui s’est rompu dans la région de Kherson, en Ukraine, le 6 juin 2023 [Photo/Agences]

La couverture de la destruction du barrage de Kakhovka et des pipelines Nord Stream prouve que les médias occidentaux préfèrent s’adonner à la propagande anti-russe que de s’intéresser aux faits.

L’hypocrisie devient chaque jour plus flagrante. Les médias occidentaux qui nous mettent en garde contre les dangers de la désinformation – du moins lorsqu’il s’agit de leurs rivaux sur les médias sociaux – ne prennent même plus la peine de dissimuler leur propre rôle dans la désinformation sur la guerre en Ukraine.

En fait, la propagande colportée par les médias devient chaque jour plus insensée, comme l’illustrent très clairement deux reportages de la semaine dernière en provenance de la ligne de front.

La catastrophe environnementale provoquée par la destruction du barrage de Nova Kakhovka, sous contrôle russe, fait la une des journaux. Les eaux du Dniepr ont détruit de vastes étendues de terres en aval du barrage et contraint des dizaines de milliers de personnes à fuir leur domicile.

À juste titre, la destruction du barrage est qualifiée d’acte de « terrorisme écologique » – le deuxième acte majeur associé à la guerre, après l’explosion, en septembre dernier, des gazoducs Nord Stream qui approvisionnaient l’Europe en gaz russe.

Les coûts associés à la poursuite de cette guerre et au refus d’entamer des pourparlers de paix afin d’ « affaiblir » la Russie, comme c’est la priorité selon les fonctionnaires de l’administration Biden, sont beaucoup plus élevés que ce que la plupart des gens auraient pu imaginer.

C’est pourquoi il est vital de comprendre clairement ce qui se passe et qui a intérêt à alimenter les combats au lieu de résoudre le conflit.

Il y a toujours eu au moins deux versions des évènements en Ukraine, même si le public occidental a rarement accès à la version russe – en dehors des commentaires ironiques des journalistes occidentaux.

Immédiatement après la rupture du barrage de Kakhovka, le correspondant de la BBC à Moscou, Steve Rosenberg, a rapporté en ricanant que les médias russes insistaient sur le fait que des « terroristes » ukrainiens étaient à l’origine de sa destruction. Les Russes, a-t-il suggéré, font l’objet d’un lavage de cerveau de la part de leur gouvernement et de leurs médias.

Il n’a manifestement pas perçu l’ironie du fait que ses propres reportages, comme ceux de ses collègues, étaient orientés pour donner l’impression que le seul coupable possible de la destruction du barrage – malgré l’absence de preuves jusqu’à présent – est Moscou.

À l’instar des médias russes, Rosenberg a défendu exactement le point de vue que son propre gouvernement et ses alliés de l’OTAN attendent de lui.

Le brouillard de désinformation

La BBC a récemment lancé son service Verify, censé débusquer la désinformation. Dans le même ordre d’idées, les médias occidentaux se sont mis à ajouter à tout rapport concernant des déclarations russes : « Cette affirmation n’a pas pu être vérifiée ».

C’est devenu un tic nerveux, pour nos médias, d’ajouter cette mise en garde aux déclarations russes selon lesquelles un grand nombre de soldats ukrainiens avaient été tués dans ce qui semblait être les premières étapes de la soi-disant « contre-offensive » de Kiev.

Mais aucun avertissement de ce type n’a ponctué les déclarations du président ukrainien Volodymyr Zelensky quand il a affirmé que la Russie avait fait sauter le barrage.

Au lieu de cela, les journalistes se sont empressés de reprendre, sans les vérifier, ses affirmations selon lesquelles Moscou avait provoqué la destruction, soi-disant pour parer à une contre-offensive imminente, et que seule l’aide de l’Occident pour expulser la Russie des régions qu’elle occupe pourrait empêcher d’autres actes « terroristes ».

Comme cela a souvent été le cas dans cette guerre, un épais brouillard risque d’entourer ce qui s’est passé au barrage de Kakhovka pendant pas mal de temps.

Même si les médias tiennent à recycler ces spéculations, ils devraient au moins, à ce stade – en plus de garder l’esprit ouvert et d’enquêter par eux-mêmes – appliquer le principe du « Cui bono » ou « A qui profite le crime ? »

Et s’ils se donnaient la peine de le faire, ils hésiteraient sans doute à rejeter la responsabilité sur la Russie.

Obtenir toujours plus de soutien

Comme l’a fait remarquer Scott Ritter, ancien marine américain et ancien membre de la Commission Spéciale des Nations Unies chargée du désarmement, l’Ukraine est le principal bénéficiaire de l’attaque, tant sur le plan militaire que politique.

Après tout, les médias occidentaux nous ont parlé d’une série de fortifications – des tranchées et des mines aux dents de dragon – que l’armée russe a construites le long de ses lignes de front pendant sa longue attente de la contre-offensive ukrainienne. Comme on l’a souvent souligné, ces fortifications sont si étendues qu’elles sont facilement visibles depuis l’espace.

Et pourtant, en faisant soi-disant sauter le barrage, Moscou vient d’anéantir toutes ses défenses soigneusement préparées dans une zone clé que l’Ukraine a l’intention de reprendre, et ce au moment même où Kiev se préparerait à une offensive militaire spectaculaire.

En outre, la rivière fortement grossie du fait de la retenue des eaux constituait un obstacle important pour les forces ukrainiennes, en compliquant ou rendant impossible la traversée du fleuve Dnipro sur plusieurs dizaines de kilomètres.

Cet obstacle disparait en partie, maintenant que les eaux ont baissé en se déversant dans la mer Noire. L’explosion du barrage a créé une brèche inespérée dans une partie essentielle de la ligne de défense naturelle de la Russie.

De plus, l’explosion menace l’approvisionnement en eau de la péninsule aride de Crimée, première partie du territoire ukrainien que la Russie a annexée.

Après le renversement du gouvernement ukrainien soutenu par les États-Unis en 2014, la Russie a fait de la sécurisation de la Crimée une priorité, car elle était depuis longtemps le site d’une base navale stratégique en eaux chaudes.

Enfin, pour couronner le tout, la gestion russe de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia, en amont du barrage, fait à nouveau l’objet de l’attention internationale, et des doutes s’expriment sur la capacité de Moscou à faire face aux problèmes causés par la diminution considérable des réserves d’eau, nécessaires pour le refroidissement.

Kiev retire également des avantages politiques de la destruction du barrage. Comme le fait remarquer M. Ritter : « Il y a beaucoup de ‘fatigue de l’Ukraine’ en ce moment. Le monde est tout simplement fatigué de l’Ukraine, de son financement… L’Ukraine a besoin d’une catastrophe qui rassemble le soutien international autour d’elle en accusant la Russie ».

C’est exactement le résultat de l’explosion du barrage. Elle remet la guerre sur le devant de la scène, fait de Moscou une menace « terroriste » non seulement pour l’Ukraine, mais aussi pour l’humanité tout entière, et sera un outil très efficace pour justifier encore plus d’armes et d’aide pour « affaiblir » la Russie, même si la contre-offensive de l’Ukraine s’avère être un pétard mouillé.

Une frappe « test » imprudente

Les médias occidentaux ont non seulement largement ignoré tous ces facteurs, mais ils ont également censuré ceux de leurs récents reportages qui pourraient impliquer l’Ukraine ou suggérer qu’elle serait le principal coupable de l’explosion du barrage.

Comme l’a rapporté le Washington Post en décembre dernier, l’armée ukrainienne avait déjà envisagé de détruire le Kakhovka – en d’autres termes, de procéder à ce qui est aujourd’hui universellement considéré comme un acte majeur de terrorisme écologique.

À l’époque, ce projet n’avait guère fait sourciller l’Occident.

Les préparatifs comprenaient ce qui apparaît aujourd’hui comme une « frappe d’essai » irresponsable à l’aide d’un missile HIMARS – fourni gracieusement par les États-Unis – « perçant trois trous dans le métal [des vannes] pour voir si l’eau du Dniepr pouvait s’élever suffisamment pour empêcher les Russes de traverser, mais pas pour inonder les villages avoisinants ».

« Le test a été un succès », a déclaré en décembre le général de division Andriy Kovalchuk, un commandant ukrainien, selon le Post. « Mais l’étape [de la destruction du barrage] est restée une option de dernier recours. »

Ce « test » ou un autre similaire – peut-être en préparation d’une offensive ukrainienne – a-t-il pu accidentellement porter atteinte à l’intégrité du barrage, le faisant s’effondrer progressivement sous la pression de l’eau ?

Ou bien, dans le cadre de l’offensive ukrainienne, la destruction du barrage aurait-elle été intentionnelle, dans le but, en semant le chaos dans les zones sous contrôle russe, soit de forcer Moscou à réorienter ses énergies et le mettre dans l’impossibilité de contrer une attaque ukrainienne, soit de détourner l’attention de l’opinion publique occidentale des difficultés que Kiev pourrait avoir à lancer une opération militaire crédible ?

Et pourquoi Moscou déciderait-il de détruire le barrage, renonçant ainsi à contrôler le débit de l’eau, alors qu’il aurait pu simplement ouvrir les vannes pour inonder les zones situées en aval lorsque cela l’arrangeait, par exemple en cas de tentative de traversée du fleuve par l’armée ukrainienne ?

On ne pose pas ces questions et on y répond encore moins.

Une mission à la James Bond

Comme les médias utilisent le même pattern depuis le début de la guerre en Ukraine, il est facile de deviner quelle forme va prendre l’histoire de la rupture du barrage.

La réticence des médias occidentaux à poser des questions de base, à contextualiser ou à suivre des pistes d’enquête évidentes est ici tout aussi flagrante que lors d’un précedent acte de terrorisme écologique : les explosions des gazoducs Nord Stream en septembre dernier.

Ces explosions ont libéré d’énormes quantités de méthane, le principal gaz responsable du réchauffement de la planète.

Là encore, les médias ont parlé d’une seule voix. Tout d’abord, ils se sont fait l’écho des responsables occidentaux en attribuant les explosions à Moscou, sans la moindre preuve et alors même que ces explosions avaient porté un coup terrible à la Russie.

Le Kremlin a perdu l’abondante source de revenus que représentait l’approvisionnement de l’Europe en gaz naturel.

Parallèlement, sur le plan diplomatique, il a été privé de son principal moyen de pression sur son plus gros client énergétique, l’Allemagne, moyen qu’il aurait pu utiliser pour inciter Berlin à rompre avec la politique de sanctions de l’Occident.

Il n’a pas été facile d’occulter tout cela. C’est pourquoi, les médias occidentaux ont rapidement tout simplement laissé tomber l’histoire du Nord Stream.

L’intérêt n’a refait surface que bien plus tard, en mars, lorsque le New York Times et une publication allemande, Die Zeit, ont publié, en même temps, des reportages complètement absurdes, basés sur des sources de renseignements anonymes.

Selon ces récits, un groupe de six malfaiteurs ukrainiens aurait affrété un yacht et fait exploser les oléoducs au large des côtes danoises dans le cadre d’une mission digne de James Bond. Cette histoire a été largement amplifiée par les médias occidentaux, même si des analystes indépendants l’ont ridiculisée en la qualifiant d’invraisemblable et d’irréalisable sur le plan technique.

C’est l’Ukraine !

Le problème auquel les médias ont été confrontés est qu’un récit beaucoup plus plausible des explosions de Nord Stream avait déjà été produit par le légendaire journaliste d’investigation Seymour Hersh en février.

Sa source de renseignements anonyme a fourni un compte rendu beaucoup plus crédible et détaillé, qui mettait en cause les États-Unis eux-mêmes.

Les preuves indirectes de la responsabilité – ou du moins de l’implication – des États-Unis étaient déjà tout à fait substantielles, même si les médias les ont à nouveau ignorées.

Joe Biden puis d’autres responsables américains, avaient soit exprimé à l’avance leur volonté d’empêcher davantage de gaz russe d’atteindre l’Europe par le biais de Nord Stream, soit célébré la destruction des gazoducs après coup.

L’administration Biden avait également un motif essentiel pour faire sauter Nord Stream : elle voulait mettre fin à la dépendance énergétique de l’Europe à l’égard de la Russie, car Washington voulait faire de Moscou et de Pékin les nouvelles cibles de sa « guerre contre le terrorisme » permanente.

La source de Hersh a affirmé que les explosifs avaient été placés par des plongeurs spéciaux de la marine américaine, avec l’aide de la Norvège, lors d’un exercice naval annuel, Baltops, et qu’ils avaient été déclenchés à distance trois mois plus tard.

Les médias ont soigneusement ignoré cette version. Lorsqu’il lui est arrivée d’être mentionnée, elle a été rejetée au motif qu’elle ne s’appuyait que sur une seule source anonyme. En revanche, aucun média n’a semblé émettre les mêmes réserves à l’égard de la version fantaisiste du yacht, également fournie par une source de renseignement non identifiée.

Le récit de Hersh a refusé de disparaître, gagnant de plus en plus de terrain sur les médias sociaux tant qu’aucune alternative crédible n’émergeait.

Et c’est ainsi que – bingo ! L’affirmation fantaisiste selon laquelle un groupe d’amateurs aurait été en mesure de localiser et de faire exploser les pipelines au fond de l’océan a disparu.

La semaine dernière, le Washington Post a rapporté qu’un service de renseignement européen anonyme avait averti l’administration Biden d’une attaque contre les gazoducs Nord Stream trois mois avant qu’elle n’ait lieu. Selon ce récit, une petite équipe d’élite envoyée par l’armée ukrainienne a mené l’opération « secrète », toujours à l’insu de Zelensky, a-t-on souligné.

Le Post a rapporté que des « fonctionnaires de plusieurs pays » ont confirmé que les États-Unis avaient été prévenus à l’avance.

La Maison Blanche a-t-elle menti ?

Cette histoire soulève toutes sortes de questions profondément troublantes, dont aucune ne semble intéresser les médias.

En particulier, si elle est vraie, elle signifie que l’administration Biden a menti de manière flagrante pendant des mois en promouvant une fiction : à savoir que la Russie a perpétré l’attaque. La Maison Blanche et les capitales européennes ont alors sciemment trompé les médias et les opinions publiques occidentales.

Si les fonctionnaires Biden ont effectivement conspiré pour entretenir un énorme mensonge au sujet d’un acte de terrorisme industriel d’une telle ampleur – qui a causé des dommages environnementaux incalculables et contribue à une récession croissante en Europe – quels autres mensonges ont-ils racontés ? Comment peut-on se fier à ce qu’ils affirment au sujet de la guerre en Ukraine, notamment sur les supposés auteurs de la destruction du barrage de Kakhovka ?

Et pourtant, les médias occidentaux – qui, selon ce nouveau récit, ont été trompés pendant des mois – ne réagissent pas.

En outre, si Washington était au courant de l’imminence de cet acte terroriste – qui visait autant les sources d’énergie européennes qu’une Russie dotée de l’arme nucléaire – pourquoi n’est-il pas intervenu ?

Cette nouvelle version médiatique donne l’impression que les États-Unis sont impuissants, incapables d’empêcher les Ukrainiens de faire sauter les oléoducs.

Mais Washington est la seule superpuissance mondiale. L’Ukraine est entièrement dépendante de son soutien – financier et militaire. Si les États-Unis retiraient leur soutien, l’Ukraine serait contrainte d’entamer des pourparlers de paix avec la Russie.

L’idée que Washington n’aurait pas pu empêcher l’attaque n’est pas plus crédible que l’affirmation selon laquelle un groupe de passionnés de voile aurait fait exploser les oléoducs.

Si cette dernière version est vraie, Washington avait les moyens d’arrêter l’attaque contre l’infrastructure énergétique de l’Europe, mais il n’a rien fait. Toute évaluation raisonnable devrait aboutir à la conclusion que Washington a voulu la destruction des oléoducs, malgré les conséquences dévastatrices pour l’Europe et l’environnement.

Troisièmement, cette version des évènements prouve que l’Ukraine – ou du moins son armée – est tout à fait capable de commettre un acte terroriste des plus odieux, même contre ses alliés en Europe. Pourquoi alors devrait-on, médias en tête, montrer aussi de mépris à l’égard des allégations russes de crimes de guerre ukrainiens, y compris la destruction du barrage de Kakhovka ?

De « bons nazis »

La vérité, cependant, c’est que les médias occidentaux n’ont rien à faire de cette version, pas plus que de celle de Hersh – puisque cela reviendrait à faire apparaître les États-Unis et leurs alliés comme des méchants. L’histoire a été rapportée à la va vite et sera classée comme une autre pièce d’un puzzle que personne n’a intérêt à assembler.

Le rôle des médias occidentaux dans les affaires étrangères est de promouvoir un discours qui fait de nos dirigeants de bonnes personnes faisant de leur mieux dans un monde mauvais, un monde qui les oblige à faire des choix difficiles, parfois moralement insatisfaisants.

Nous demandons-nous parfois si Biden et Zelensky sont vraiment des héros, ou même des gens bien ? Et s’ils étaient tout aussi ignobles, tout aussi insensibles et inhumains que les dirigeants étrangers que nous qualifions si facilement de « nouveaux Hitler » ? N’est-ce pas simplement qu’ils bénéficient d’un bien meilleur traitement médiatique de la part de nos médias complices ?

La couverture de la destruction du barrage de Kakhovka et des pipelines Nord Stream laisse apparaître un double problème : les dirigeants occidentaux et leurs alliés sont peut-être impliqués dans les crimes les plus terribles, mais nous serons rarement en mesure de le découvrir, parce que nos médias ne veulent surtout pas le savoir.

Cette semaine, le New York Times a finalement admis dans ses pages quelque chose que lui-même et le reste des médias occidentaux avaient autrefois ouvertement reconnu, mais qu’ils considèrent comme un tabou depuis l’invasion de la Russie : l’armée ukrainienne est truffée de symboles néonazis.

Cependant, alors même que le New York Times reconnaissait comme vrai ce qu’il qualifiait auparavant de « désinformation » chaque fois qu’il en était question sur les médias sociaux, le journal de référence s’est livré à une distinction grotesque :

Oui, le journal reconnaît que les soldats ukrainiens sont fiers de se parer d’insignes nazis. Et oui, une grande partie de la société ukrainienne commémore des figures nazies notoires de la Seconde Guerre mondiale telles que Stepan Bandera. Mais non, l’utilisation prolifique de symboles nazis en Ukraine ne se traduit pas par un quelconque attachement à l’idéologie nazie.

Voilà l’argument avancé par une publication occidentale qui, dans le même temps, a pris au sérieux les affirmations selon lesquelles une star du rock, Roger Waters, serait antisémite pour avoir interprété un morceau de son album The Wall, vieux de quatre décennies, satirisant un dictateur fasciste… déguisé en dictateur fasciste.

Le véritable crime de Waters est que, maintenant que Jeremy Corbyn a été évincé du parti travailliste, il est le plus proéminent défenseur des droits des Palestiniens dans le monde occidental.

Si le New York Times et le reste des médias occidentaux sont prêts à relooker les nazis ukrainiens pour leur donner une bonne image, que sont-ils capables de faire pour Biden, Zelensky et les dirigeants européens ?

Une chose est sûre : ce n’est pas sur les médias occidentaux que nous pouvons compter pour avoir des réponses.

Jonathan Cook

Jonathan Cook a obtenu le Prix Spécial de journalisme Martha Gellhorn. Il est le seul journaliste indépendant en poste permanent en Israël (Nazareth depuis 2001). Ses derniers livres sont : « Israel ad the Clash of Civilisations : Iraq, Iran and the to Remake the Middle East » (Pluto Press) et « Disappearing Palestine : Israel’s Experiments in Human Despair » (Zed Books). Consultez son site personnel.

Source: Middle East Eye, 14 juin 2023

Traduction: Dominique Muselet