Opinion

Par – 17 août 2022

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La haine s’est déversée sur  le monde

La situation actuelle en Europe rappelle les heures les plus sombres de la guerre froide. Les plus âgés se souviennent, avec angoisse,  de la crise des missiles, en octobre 1962, entre les Etats-Unis et l’Union soviétique. Le monde était à un doigt d’une guerre nucléaire. C’est bien longtemps plus tard que le public a appris, avec effarement, qu’un affrontement avec un sous-marin soviétique armé de torpilles nucléaire n’a été évité que de justesse (1). Lors d’une conférence commémorant le 40e  anniversaire de la crise des missiles de Cuba, tenue à La Havane le 13 octobre 2002, Robert McNamara, ancien secrétaire à la Défense des Etats-Unis(2) reconnaîtra que « la guerre nucléaire avait été, à ce moment-là, bien plus proche que les opinions publiques ne pouvaient se douter ». Thomas Blanton, directeur de la National Security Archive, déclarera :« un gars nommé Vassili Arkhipov a sauvé le monde » (« a guy called Vasili Arkhipov saved the world. »).

La fin de l’Union soviétique au début  des années 1990 laissait entrevoir une période de paix et de prospérité réciproque, basée sur un multilatéralisme dans le respect de la charte des Nations Unies. Il était enfin possible de REVER à cette  Europe de l’Atlantique à l’Oural, cher au cœur du général de Gaulle. La crise climatique, avec sa menace grave sur l’environnement et la vie sur terre, aurait dû constituer la PRIORITE des priorités, et mobiliser toutes les nations. A la place de projets mobilisateurs, ce sont des projets de destruction et de mort qui ont pris le relais. Guerres, destructions et massacres, se succèdent au Moyen-Orient et en Europe depuis la disparition de l’empire soviétique. Faut-il rappeler les guerres fratricides en ex-Yougoslavie, la guerre inique contre l’Irak, les guerres illégales contre la Libye et  la Syrie, la guerre contre la Serbie-Kosovo  et enfin, l’embrasement de l’Ukraine au cœur de l’Europe.

Le site Arrêt sur info a publié de nombreuses contributions sur ces conflits. Ces conflits n’ont jamais éclaté par hasard ; ils ont toujours été fomentés en sous-mains par des mauvais génies, par des puissances maléfiques. Leur but ultime est la destruction des nations, leur remplacement par un chaos organisé, permettant la perpétuation de leur domination, au nom toujours «  de la démocratie et des droits de l’Homme ».

Comme l’écrivait Bernard Henri-Lévy [à propos des bombardement de l’Otan sur la Serbie en 1999 ]:« Merci, malgré tout, aux avions de la démocratie et du droit international : ces avions n’ont pas de couleur -ce sont les avions de la liberté » extrait de son  »Le bloc-note : Retour d’Albanie, Frontière du Kosovo. Impressions » publié dans  Le Point, 17 avril 1999 (3).

Il est difficile de comprendre les raisons de ces conflits. Les médias dominants se contentent d’une analyse simpliste, mettant aux prises un méchant et un bon. Dans le camps du méchant, on trouvera Saddam Hussein, Bachar el Assad, le colonel Khadafi, le président Milosevic et aujourd’hui, bien évidemment, l’ « autocrate » Vladimir Poutine. Arrêt sur info a publié des analyses bien documentées sur ces conflits. Nous  en citons quelques-unes(4).

Chris Hedges, un journaliste lauréat du prix Pulitzer, correspondant à l’étranger pendant 15 ans pour le New York Times, où il a été chef du bureau du Moyen-Orient et chef du bureau des Balkans pour le journal, désigne ces êtres malfaisants sous le nom de  »proxénètes de la guerre »(5), appelés aussi néo-conservateurs, dont Oliver Stone dénonce les objectifs(6).

Il faut nous interroger sur les motivations profondes de ces personnages. Quels intérêts les guident, ou les motivent? Les droits de l’homme ? Mais alors, pourquoi ne prennent-ils jamais  la défense des Palestiniens, massacrés et expulsés de leurs terres et de leurs maisons ? Plutôt, les intérêts du lobby militaro-industriel aux Etats-Unis !

Mais il y autre chose, de beaucoup plus grave : Il y a à l’oeuvre un PRINCIPE DESTRUCTEUR qui est à l’origine de tous ces conflits, au-delà des seules raisons économiques, politiques, financières et sociétales.

Dans mon dernier livre(7) j’analyse les conséquences désastreuses pour les nations de l’action d’une divinité belliqueuse, dénommée Yahweh, qui parle constamment de détruire les hommes de la face de la terre. Ce divinité est présentée comme « un dieu tribal du désert, ayant pour caractères ceux de la divinité de la guerre et de l’orage »(8), «un dieu fondamentalement destructeur »(9). Ce dieu tribal s’oppose au reste de l’humanité,« puisqu’il demeure un dieu de la guerre, dont l’objectif est la destruction des nations. Ceci par une guerre perpétuelle livrée aux nations qui peuplent la terre. »(10)

MARC Jean

(1)Opération Kama — Wikipédia (wikipedia.org)

(2)Robert McNamara — Wikipédia (wikipedia.org)

(3)Les Serbes oubliés du Kosovo – Campagne terroriste contre les Serbes [2/3] 

(4)Ce fut un jeu d’enfant pour les Etats-Unis de disloquer l’Etat multiethnique de Yougoslavie 

« L’histoire condamnera sévèrement les États-Unis … » 

Analyse de la crise ukrainienne | Arrêt sur Info (arretsurinfo.ch)

Les causes profondes de la guerre en Ukraine 

(5)Chris Hedges : Les proxénètes de la guerre – Consortium News

(6)Objectifs des néoconservateurs – Par Oliver Stone

(7)Jean-Marc Petithory : COMPLOT CONTRE DIEU

(8) Hindi Youssef, Occident et Islam, tome II, p.110

Youssef Hindi est historien des religions et géopolitologue

(9) Römer Thomas, L’invention de Dieu, p.49-50

Thomas Römer est un spécialiste mondialement reconnu de l’Ancien Testament. Il occupe la chaire  » Milieux bibliques » au Collège de France.

(10)Hindi Youssef, Occident et Islam, tome II, p.168

Source: https://arretsurinfo.ch/la-haine-sest-deversee-sur-le-monde/

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