Rappelons que le théâtre de marionnettes est un art de spectacle permettant de mettre en jeu différentes formes d’expressions. Pour mettre en scène ce genre de théâtre, il faut passer beaucoup de temps pour créer des marionnettes très typées et très détaillées. Des manipulateurs, dissimulés dans les coulisses et invisibles du public, manipulent, au moyen de fils invisibles les figurines. Dans ce genre de spectacle, il est habituel de mettre en scène des personnages susceptibles de provoquer des réactions du public. Le scénario va invariablement faire jouer « un méchant » contre un « gentil », qui, après bien des rebondissements, finira par l’emporter, à la grande joie du public et des applaudissements des enfants.

 

Par Marc Jean, 8 mai 2022

Source : Arretsurinfo.ch

A cet égard, le conflit en Ukraine est l’exemple caricatural d’un spectacle de marionnettes, dont les figurines sont des dirigeants politiques ; malheureusement, les victimes ne se relèvent pas à la fin du spectacle. Les morts restent bien morts. Le théâtre de marionnettes politiques applique un principe éprouvé de la propagande, à savoir : « simplifier les choses complexes ou compliquées, les rendre aussi simples que possible, de sorte que même les hommes les moins ingénieux puissent comprendre le message. Et ensuite, le répéter, le répéter, le répéter tous les jours. C’est le secret de la propagande moderne – simplifier et répéter » comme le disait Fritz Hippler, le chef de la réalisation cinématographique au ministère de l’Instruction publique et de la Propagande du Reich pendant les années de l’Allemagne nazie(1). Il est en effet beaucoup plus facile de désigner un méchant voué à la vindicte du public, que d’expliquer les raisons profondes d’un conflit…

Les manipulateurs restent cachés dans l’ombre de sorte que le public ignore leur présence. Les fils, c’est-à-dire les moyens utilisés pour actionner les dirigeants-pantins, restent aussi invisibles et mystérieux. On peut sans doute soupçonner les moyens utilisés, mais sans jamais pouvoir en apporter la preuve.

Deux figurines au premier plan

Le président de l’Ukraine, Zelensky

Le secrétaire général de l’Otan, Jans Stoltenberg 

Il est évident que ces deux personnages n’ont aucune consistance.

Zelenski est un dirigeant incapable de prendre une décision quelconque sans l’aval des dirigeants Etats-Uniens. Il leur est totalement inféodé. Il leur sert de paravent, il a le rôle de voyageur de commerce, utilisé pour vendre sa marchandise à des parlements et des opinions publiques déconnectés de la réalité.

Zelenski, d’origine comédien, se pavane devant les caméras, s’imaginant qu’on lui a confié un rôle de super héros.  « C’est un bon acteur, mais il lui arrive parfois des choses amusantes qui révèlent dans quel état il se trouve. Nous verrons mille divergences si nous regardons de plus près et si nous nous plongeons dans l’essentiel de ses propos. Il se contredit tous les deux jours avec certaines déclarations, puis les renie et revient à sa position antérieure »(2). Ses mentors ont rapidement étouffé ses velléités de négociation avec la Russie.

Jans Stoltenberg, comme tout bon secrétaire général d’une organisation quelconque, est en charge de porter la voix de son maître lors des conférences de presse, d’organiser des sommets, de veiller au protocole. Il est le parfait exemple d’une marionnette répétant les directives du patron. Nous ne nous attarderons donc pas sur ce personnage,

Mais il reste les autres marionnettes

Joe Biden sous le masque d’un « vieux  »Grampy », impuissant, intempérant, souvent confus, une figure de la dérision, la coquille d’un homme qui, dans la fleur de l’âge, ne vivait que pour exercer ses fonctions officielles en échange de millions de dollars d’arnaque. » (3)

Emmanuel Macron et Angela Merkel, remplacée depuis peu par une nouvelle marionnette, insipide et tristounette, un certain Olaf Scholz (à ne pas confondre avec Papa Schulz !)

N’oublions pas aussi d’ajouter Ursula von der Leyen, et enfin, le Pape François.

Chaque marionnette profère les accusations les plus extravagantes, Francois allant jusqu’à comparer le conflit en Ukraine au génocide du Rwanda…

Toutes ces marionnettes s’agitent sur scène et miment une lutte féroce contre une figurine typée comme un monstre sanguinaire, en l’occurrence Vladimir Poutine.

Le public, totalement acquis aux héros symbolisant le camp du bien, hue et siffle la figurine du méchant. L’opinion publique occidentale, complètement sidérée par une opération de propagande massive, applaudit lorsque les marionnettes menacent le méchant de sanctions, toujours plus violentes, au risque d’en subir elle-même les conséquences prévisibles…

Mais comment expliquer que les deux dirigeants [Macron et Merkel] formant la locomotive de l’Union européenne, n’aient, pendant 5 ans, exercé aucune pression sur Kiev pour mettre en œuvre les accords de Minsk, dont ils étaient les garants ! Ils n’ont absolument pas réagi aux multiples violations par Kiev des accords de cessez-le-feu. Ils n’ont pas mis leur véto au projet d’extension des limites de l’Otan. Malgré tous les avertissements d’observateurs indépendants, aux Etats-Unis même(4). Avec un peu de bonne volonté, il eut été possible de concrétiser les accords de Minsk. Le Donbass ne demandait pas l’indépendance, et la Russie souhaitait que cette question soit résolue par des négociations entre les autorités ukrainiennes et des provinces du Donbass. Il existe de nombreux exemples de régions qui ont accédé à des statuts d’autonomie sans que cela pose problème. Par exemple, le Tyrol du Sud, dénommé  »Trentin-Haut-Adige » est subdivisé en deux provinces, appelées autonomes parce qu’il s’agit des seules provinces italiennes qui sont dotées de pouvoir législatif et ne sont pas soumises à la région (5).

Cette impuissance de ces dirigeants s’explique seulement si l’on comprend qu’ils ne sont rien d’autre que des marionnettes tenues par des fils invisibles dirigés par les manipulateurs.

Mais qui sont les manipulateurs ?

C’est la question essentielle, mais ceux qui tirent les ficelles des marionnettes sont cachés dans l’ombre et ne se démasquent jamais.

Dans les coulisses du pouvoir aux Etats-Unis, un groupe de stratèges s’active pour fomenter coups d’Etat, révolutions orange, guerres hybrides, destruction des nations qui refusent de s’aligner sur leur diktat. On les appelle les néo-conservateurs.

 « Ils sont généreusement financés par l’industrie de la guerre. Ils ne sont jamais lâchés par les réseaux. Ils entrent et sortent du pouvoir régulièrement, sont parqués dans des endroits comme le  »Council on Foreign Relations » ou le  »Brookings Institute » ou l’AEI, avant d’être rappelés au gouvernement. Ils ont été aussi bien accueillis à la Maison Blanche d’Obama ou de Biden qu’à celle de Bush. Pour eux, la guerre froide n’a jamais pris fin, et le monde reste binaire – « nous et eux », le bien et le mal. »(6)

Chris Hedges, un journaliste lauréat du prix Pulitzer qui a été correspondant à l’étranger pendant 15 ans pour le New York Times, dénonce « une coterie irresponsable de néoconservateurs et d’interventionnistes libéraux qui ont orchestré deux décennies de fiascos militaires au Moyen-Orient et alimentent maintenant une guerre suicidaire avec la Russie»(7).

Ce sont ces néo-conservateurs, dénoncés par Chris Hedges, qui sont à l’origine de toutes les guerres, en Irak, en Syrie, en Libye, en Yougoslavie (Serbie, Bosnie, Kosovo), et qui, depuis 2014, utilisant l’Ukraine comme pion dans la phase finale d’acculer la Russie, de la provoquer et au final de la détruire. (8)

Pour s’en convaincre, on visionnera la général Wesley Clark affirmant qu’un plan était prêt 10 jours après le 11 septembre 2001 pour envahir sept pays (9).

Ces néo-conservateurs agissent en coulisse et manipulent les dirigeants, utilisant sans doute des méthodes de pression suffisante pour faire plier les récalcitrants. On peut supposer que les mêmes méthodes sont appliquées aux médias, pour les obliger à réciter le même narratif d’une seule voix.

MARC Jean

(1) Démolition de trois énormes mensonges sur l’ « Ukraine »

(2) Lavrov: LEntretien du ministre des Affaires étrangères Sergey Lavrov avec le talk-show politique The Great Game de Channel One

Lavrov: « Le Conseil de sécurité de l’ONU est la dernière poche de droit international qui subsiste… » |

(3) Les papas au pays des mamans

(4) Guerre d’Ukraine : ILS L’AVAIENT DIT… 

(5) La région est autrichienne jusqu’en 1919, quand elle fut rattachée à l’Italie à l’issue de la Première Guerre mondiale. Après la Seconde Guerre mondiale, le Haut-Adige reste à l’Italie, mais les Alliés imposent à celle-ci un engagement de protection de la minorité de langue allemande, octroyant une vraie autonomie à la province de Bolzane. En 1972, un nouveau statut d’autonomie entra en vigueur. Trentin-Haut-Adige — Wikipédia (wikipedia.org)

(6) Le résultat le plus probable est que l’économie de la Russie ne s’effondrera pas

(7) Chris Hedges : Les proxénètes de la guerre – Consortium

(8) La Russie « delenda est » 

(9) ReOpen911 – News » Le général Wesley Clark affirme qu’un plan était prêt 10 jours après le 11 septembre 2001 pour envahir 7 pays dont la Libye et l’Irak

Source:https://arretsurinfo.ch/la-politique-internationale-ressemble-de-plus-a-plus-a-un-theatre-de-marionnettes/

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