Des outils technologiques vont bientôt mettre hors d’usage la masse monétaire numéraire (cf les articles ci-dessous). Une plongée dans les abîmes des algorithmes et autres logiciels dont les commanditaires-propriétaires préfèrent l’ombre et le secret à la lumière sera alors imposée à tous.

Voilà une ère qui s’ouvre où vous ne serez plus propriétaires du bien que vous recevez en échange de votre travail. Votre salaire sera déposé sur une plateforme dont les patrons de l’ombre en disposeront librement. Il leur suffirait d’un clic pour vous déconnecter du Système…

Mais qui sont ces propriétaires d’un nouveau genre? Quelles sont leurs intentions réelles? D’illustres inconnus dotés d’intentions inconnues deviendraient les maîtres absolus de la monnaie, de sa création, de sa gestion et de sa dimension équitable.

La fin du numéraire signera avec elle la fin de ce qui reste de contrôle monétaire aux Etats. Il ne resterait que la monnaie scripturale d’ores et déjà en mains des banquiers commerciaux.

Tout cela est privé et n’aurait aucun contre-pouvoir public. 

D’illustres inconnus ne représentant plus l’espace public seraient les détenteurs ultimes de l’autorité supposée protéger la propriété privée (argent, dépôts) d’éventuelles spoliations.

Nous pouvons malgré tout émettre une hypothèse un peu facile. Ces nouveaux maîtres dépensent depuis des décennies des sommes inimaginables dans l’élaboration du nouveau monde centré sur la technologie. Rien que le développement et la mise en place de cette dernière doit se chiffrer en milliards et au-delà. Ces produits ne sortent pas du chapeau d’un jour à l’autre… Ce sont donc sûrement les tenants du Casino qui ont dû gagner des sommes astronomiques en produits dérivés, bail out et bail in de toutes sortes mais surtout en création monétaire bancaire illimitée  ainsi qu’en dettes publiques…

Les multiples crises qui ont laissé les peuples et les Etats sur le carreau ont enrichi à l’infini les tenants du nouveau Système diaboliquement intelligent et performant. La suppression du cash, est une des mesures sur lesquelles comptent le nouveau Système afin d’éviter toute tentation de retour à l’ancien qui signerait son échec.

 Après avoir TOUT financiarisé et effondré les Etats financièrement et économiquement, le Système souhaite maintenant exercer un contrôle absolu sur la monnaie. Ce faisant, il tend à agréger l’humanité et l’ensemble de ses activités autour d’un système monétaire mondial unique, porté par une plateforme mondiale unique aussi. Les tenants de cet outil deviennent alors les maîtres sans partage du monde.

RFID

Puce RFID

 Les élus signent depuis de nombreuses années toute sorte de documents pour que ceci arrive. Lequel d’entre eux auraient l’idée de s’opposer à ce bulldozer? Par conséquent, cette mutation est rendue parfaitement légale par les représentants des Etats. Cela ne signifie pas pour autant que ce soit légitime!

Au stade où nous en sommes, il est difficile d’imaginer une solution humaine pour stopper ce massacre annoncé de l’humanité. Les autorités nationales n’ont d’ores et déjà plus de pouvoir. Cela doit faire au moins 30 ans que celui-ci est transféré progressivement (cf paradoxe de la grenouille) soit en direct à des organisations (Sociétés anonymes, entités publiques-privées, associations, fondations, etc), soit à des  entités supranationales. Le FMI ou la Commission européenne ne sont que 2 exemples parmi tant d’autres.

Les législations nationales ont été subordonnées au droit international qui lui est systématiquement supérieur. Il suffirait que l’une de ces organisations  décide de la fin de l’argent liquide/cash pour que l’ensemble des pays s’aligne sur cette décision.

Cette suppression de cash non seulement envisagée mais décidée et en cours de rodage technologique (cf articles ci-dessous) doit être placée dans un environnement plus large que ces mêmes dirigeants appellent le post-humanisme. On ne peut faire l’économie de l’intégration du transhumanisme. Ce serait une erreur de raisonnement et de vision d’ensemble.

Essayons d’illustrer nos propos par un exemple simple. La disparition programmée du cash a été accompagnée ces dernières années par -entre autres- l’apparition de cartes munies d’une puce RFID. Porter une telle carte permet une géolocalisation permanente de l’individu. En Suisse, même l’abonnement de train CFF est muni de deux puces RFID! Une pour les trajets en train et une autre pour vous accompagner sur les pistes de ski. En réalité, qui peut dire avec certitude où commence et où finit le contrôle?

Le vol ou la perte de cette carte munie de ce genre de puce garantit un libre accès à son nouveau détenteur à toutes vos données. On peut raisonnablement imaginer qu’il ne faudra pas beaucoup de temps avant  que le Système ne vous demande d’implanter cette puce sous votre peau pour éviter tout désagrément et pour des raisons de sécurité….

Alors peut-on s’opposer à un Système post-humaniste qui prône par le transhumanisme? La réponse est que cela est simplement impossible en cas de suppression du numéraire. Si le Système venait un jour à décider de la généralisation de l’implant de la puce RFID à tout être humain, toute opposition signifierait une totale déconnexion de la vie sociale, économique ou financière….

Un piège semble bel et bien en train de  se refermer sur l’humanité.

Vous trouvez que ce qui précède est paranoïaque, exagéré ou simplement farfelu? Eh bien prenez le temps de lire ne serait- ce que les quelques articles ci-dessous ainsi que celui de Bloomberg …

Liliane Held-Khawam |  

A lire également:

Un nouveau système de paiement électronique a été dévoilé à des banquiers lors d’une réunion secrète à New York. Le 03 Mai 2016

 

 Le mois dernier, une “réunion secrète” qui avait impliqué plus de 100 cadres supérieurs de certaines des plus grandes institutions financières aux États-Unis a eu lieu à New York. Au cours de cette “réunion secrète”, une société connue sous le nom “Chain” a dévoilé une technologie qui transforme les dollars américains en véritables «actifs numériques». Selon les témoignages, il y avait des représentants du Nasdaq, de Citigroup, Visa, Fidelity, Fiserv et Pfizer dans la salle, et “Chain” revendique aussi d’être en partenariat avec Capital One, State Street et First Data. Cette technologie «révolutionnaire» est destinée à changer complètement la façon dont nous utilisons l’argent, et cela représenterait une étape importante vers une société sans numéraire et donc sans argent liquide. Mais si ce nouveau système de paiement électronique est un tel progrès et est si bénéfique pour la société, pourquoi a t-il été dévoilé au cours d’une réunion secrète pour les banquiers de Wall Street ? Y a t-il plus d’enjeux qu’on veut bien nous le dire

Aucun d’entre nous n’aurait probablement jamais entendu parler de cette réunion secrète, s’il n’y avait pas eu cette publication de Bloomberg. Ce qui suit provient de leur article intitulé “Au sein de la réunion secrète Où Wall Street a testé une monnaie numérique”

Un Lundi, récemment au mois d’Avril, plus de 100 cadres supérieurs de certaines des plus grandes institutions financières au monde se sont réunies à une réunion privée dans un bureau du NASDAQ sur Times Squares. Ils n’étaient pas venus là pour simplement parler de la technologie blockchain (chaîne de blocs), cette nouvelle technologie dont certains prédisent qu’elle va transformer la finance, mais pour développer et tester cette technologie par le biais d’un logiciel.

A la fin de la journée, ils avaient tous vu quelque chose de révolutionnaire: des dollars américains transformés en véritables actifs numériques, capables d’être utilisés instantanément dès l’ouverture d’un commerce. Voilà la promesse d’un blockchain, où le système actuel complexe, lourd, susceptible d’entraîner des erreurs, qui prend des jours pour transférer de l’argent à travers la ville ou dans le monde entier est remplacé instantanément par un nouveau système quasi sûr et qui répond en temps réel.

Ce n’est donc pas seulement Michael Snyder rédacteur en chef du Blog de l’effondrement économique qui fait référence à cette «réunion secrète». C’est dorénavant expliqué par Bloomberg. Et je pense qu’il y a une bonne raison pour laquelle cette réunion se soit tenue en secret, parce que le grand public serait certainement alarmé par ce pas de géant vers une société sans argent liquide. En Voici plus sur ce nouveau système révélé par Bloomberg

Bien que l’argent déposé sur un compte bancaire se déplace déjà électroniquement et constamment aujourd’hui, il y a une différence entre ce système actuel et la monnaie numérique (monnaie virtuelle). Les paiements électroniques actuels sont en réalité des messages avertissant que l’argent a besoin de passer d’un compte à un autre, et ce mode de fonctionnement est lent puisqu’il prend du temps durant le processus de paiement. Pour les clients, transférer de l’argent entre les comptes peut prendre des jours puisque les banques attendent des confirmations. En revanche, les dollars numériques sont pré-chargés dans un système tel qu’un blockchain (chaîne de blocs). Ainsi, ils peuvent être échangés quasiment instantanément contre n’importe quel actif.

“Au lieu d’attendre à chaque réception et à chaque confirmation de paiement, ce qui correspond au dispositif actuel», a déclaré Ludwin. “Le paiement et le règlement et donc les échanges s’effectueraient quasiment en temps réels.”

Pourquoi serait-ce si alarmant d’assister à un basculement majeur vers une société sans cash.En Suède, 95 % de toutes les transactions se font déjà sans argent liquide, et les distributeurs automatiques de billets sont retirés par centaines. Au Danemark, les représentants du gouvernement ont en fait un objectif déclaré de “supprimer l’argent liquide” d’ ici 2030. Et en Norvège, la plus grande banque du pays a publiquement appelé à supprimer totalement l’argent liquide.

D’autres pays en Europe ont déjà interdit les transactions en liquide dépassant un certain montant. En voici quelques exemples ci-dessous

Comme je l’avais écrit précédemment, les transactions en espèces de plus de 2.500 euros ont déjà été interdites en Espagne, et récemment la France comme l’Italie ont interdit toutes les transactions liquide de plus de 1.000 euros.

Peu à peu, l’argent liquide disparaît, et ce que nous avons vu jusqu’à présent n’est que le début. 417 milliards de transactions électroniques ont été réalisées en 2014, et le nombre total pour 2015 devrait être beaucoup plus élevé.

Cette pression mondiale vers une société sans argent liquide va s’intensifier, parce que les banques et les gouvernements ont vraiment envie de voir l’idée d’un tel système s’installer.

Les banques aiment vraiment ce concept d’une société sans argent liquide qui forcerait tout le monde à devenir leurs clients de façon contrainte. Ainsi, personne ne pourrait plus cacher son argent sous le matelas à la maison ou essayer de payer toutes ses factures avec de l’argent liquide. Cela éviterait par la même occasion d’assister à des ruées devant les banques en cas de faillite bancaire car plus personne ne pourrait ainsi retirer d’argent liquide puisqu’il n’en n’existerait plus. Avec ce système d’une société sans cash, nous serions tous dépendants des banques, et elles gagneraient beaucoup d’argent en raison des frais qu’elles collecteraient au travers des transactions liées à l’utilisation des cartes de crédit et de débit.

Les gouvernements voient beaucoup d’avantages dans une société sans argent liquide. Du coup, ils nous expliquent qu’ils seraient en mesure d’agir contre les trafiquants de drogue, les fraudeurs fiscaux, les terroristes et contre le blanchiment d’argent, mais la vérité est que cela leur permettrait d’observer, suivre, surveiller et contrôler la quasi-totalité de nos transactions financières. Nos vies deviendraient des livres ouverts pour les dirigeants et gouvernements, et la vie privée financière serait quelque chose qui appartiendrait définitivement au passé.

En outre, des formes variées de contraintes et de tyrannies dans un tel scénario sont évidentes.

Imaginez un monde où votre gouvernement pourrait jouer le rôle de juge et d’arbitre sur ceux qui seraient autorisés ou non à utiliser le système sans cash. Il pourrait exiger que nous nous soumettions à une forme d’identification qu’elle aurait elle-même crée avant que vous ne soyez autorisé à utiliser ce système imposé, et il est même concevable qu’une sorte de serment de fidélité (des règles) serait nécessaire.

Bien sûr, si vous ne soumettez pas à leurs demandes, vous ne pourrez pas acheter, vendre, ouvrir un compte bancaire ou obtenir un emploi sans accès à leur système sans cash.

Espérons que les gens puissent comprendre vers où le monde se dirige. L’argent liquide est un droit fondamental de notre liberté, et si ce droit nous est retiré alors cela ouvrira la porte à toutes sortes d’abus.

Même maintenant, l’utilisation de l’argent liquide devient petit à petit un acte criminel aux Etats-Unis. Par exemple, si l’argent liquide est utilisé pour payer une chambre d’hôtel, c’est alors considéré par les autorités fédérales comme étant une “activité suspecte” qui devrait être signalée au gouvernement. Bien sûr, il n’est pas encore illégal de payer sa facture d’hôtel en liquide pour l’instant, mais selon le gouvernement, c’est la méthode utilisée par les «terroristes» et cela doit donc être surveillé de près.

Il ne faut pas beaucoup d’imagination pour voir vers où nous nous dirigeons. Et pour ceux d’entre nous qui comprennent où en est la situation actuelle, tout ceci explique clairement qu’il est déjà trop tard.

Source: theeconomiccollapseblog

Inside the Secret Meeting Where Wall Street Tested Digital Cash. By Matthew Leising (Bloomberg)

On a recent Monday in April, more than 100 executives from some of the world’s largest financial institutions gathered for a private meeting at the Times Square office of Nasdaq Inc. They weren’t there to just talk about blockchain, the new technology some predict will transform finance, but to build and experiment with the software.

By the end of the day, they had seen something revolutionary: U.S. dollars transformed into pure digital assets, able to be used to execute and settle a trade instantly. That’s the promise of a blockchain, where the cumbersome and error-prone system that takes days to move money across town or around the world is replaced with almost instant certainty. The event was created by Chain, one of many startups trying to rewire the financial industry, with representatives from Nasdaq, Citigroup Inc., Visa Inc., Fidelity, Fiserv Inc., Pfizer Inc. and others in the room.

The event — announced in a statement this Monday — marked a key moment in the evolution of blockchain, notable both for what was achieved, as well as how many firms were involved. The technology’s potential has captivated Wall Street executives because it offers a way to free up billions of dollars by speeding transactions that currently can take days, tying up capital. But a huge piece of that puzzle is transforming cash into a digital form. And while some firms have conducted experiments, the Chain event showed a large number of them are now looking jointly at a potential solution.

“We created a digital dollar” to show the group at Nasdaq an instant debit and credit on a blockchain, said Marc West, chief technology officer at Fiserv, a transaction and payments company with more than 13,000 clients across the financial industry. “This is the first time the money has moved.”

Quietly Building

Chain is already known in some Wall Street circles for its project to help Nasdaq shift trading of non-public company shares onto a blockchain. But for the most part, it has kept relatively quiet compared with other fintech ventures.

The San Francisco-based company also used the April 11 meeting to introduce its customers and investors to Chain Open Standard, an open-source blockchain platform that the venture has been designing for more than a year, said Adam Ludwin, the company’s chief executive officer. What Chain has done is engineer the complicated elements needed for a blockchain to work, so that its customers can build custom solutions on top of that to solve business problems, he said.

“We’ve been quietly building with a whole bunch of folks for a few years,” he said. “Blockchains are networks, so we think collaboration is important, but what’s even more important than collaboration at the beginning is getting the model right.” The event was kept secret so executives could freely share nascent ideas and take risks. “The more press, the less quality of the dialogue and problem-solving,” he said.

The most common blockchain is the one supporting the digital currency bitcoin, which has been active since 2009. Financial firms have been reluctant to embrace bitcoin, however, as its anonymous users could entangle banks in violations of anti-money-laundering and know-your-customer regulations. Digital U.S. dollars, or any other fiat currency, on the other hand, doesn’t pose those risks.

‘Mainframe Era’

Nasdaq and Citigroup partnered to explore how they can work together, said Brad Peterson, the exchange-owner’s chief information officer. He said blockchain also could be used for reference data — how specific stocks or bonds are identified across all markets, for example.

Wall Street was one of the earliest beneficiaries of computers replacing office systems. Now 30 years later, those legacy systems can be a hindrance to further technological evolution, he said.

“That’s the great opportunity — how to unlock that ability to work your way out from under the mainframe era,” he said.

While cash in a bank account moves electronically all the time today, there’s a distinction between that system and what it means to say money is digital. Electronic payments are really just messages that cash needs to move from one account to another, and this reconciliation is what adds time to the payments process. For customers, moving money between accounts can take days as banks wait for confirmations. Digital dollars, however, are pre-loaded into a system like a blockchain. From there, they can be swapped immediately for an asset.

“Instead of a record or message being moved, it’s the actual asset,” Ludwin said. “The payment and the settlement become the same thing.”

Rare Collaboration

Ian Lee, head of Citigroup’s global lab network and acceleration fund, said one of the first areas of research Citigroup undertook when it began studying blockchain was how digital cash could be used. He was impressed with the variety of clients Chain brought together, as collaboration on Wall Street is rare. A lot of companies are facing the same problems with how to make blockchain a reality for their business, he said.

“While blockchain technology has a lot of potential, it will need to integrate with and co-exist with the financial system that exists today,” he said.

Ludwin said blockchain has been validated on Wall Street, and now it’s time to focus on creating solutions.

“Putting it all together is no small amount of work, nor is re-engineering business processes within large organizations,” he said. “This isn’t ‘financial engineering.’ This is software engineering that is going to reshape financial services.”

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