Premier ministre israélien Naftali Bennett. Photo : Eugeniy Biyatov RIA Novosti

Tel Aviv avait auparavant affirmé que le président Poutine s’était excusé pour les remarques de son ministre des Affaires étrangères, dans lesquelles il avait suggéré qu’Adolf Hitler pouvait avoir du « sang juif ».

Par The Cradle – 6 mai 2o022

Moscou n’a pas explicitement confirmé ou infirmé l’affirmation du Premier ministre israélien Naftali Bennett, le 5 mai, selon laquelle le président russe Vladimir Poutine lui a présenté ses excuses pour les commentaires controversés du plus haut diplomate du Kremlin en début de semaine.

M. Bennett a affirmé qu’au cours d’une conversation téléphonique avec M. Poutine, le dirigeant russe avait présenté ses excuses pour avoir déclaré que le ministre des affaires étrangères, Sergei Lavrov, avait peut-être du « sang juif ».

Quelques heures plus tard, le Kremlin a publié une déclaration reprenant le contenu intégral de la conversation, sans mentionner d’excuses.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitry Peskov, a également fait des commentaires à ce sujet, affirmant que la conversation qui a eu lieu entre les deux dirigeants était « exactement telle que divulguée » dans la déclaration officielle.

Peskov n’a pas directement affirmé l’absence d’excuses dans la déclaration du Kremlin à laquelle il a fait référence, optant pour une approche plus subtile.

« Le Premier ministre [israélien] a accepté les excuses du président Poutine pour les commentaires de M. Lavrov et l’a remercié d’avoir clarifié le point de vue du président sur le peuple juif et la mémoire de l’Holocauste », a déclaré le bureau de M. Bennett le 5 mai.

Les relations entre Moscou et Tel Aviv se sont considérablement dégradées depuis le début de l’opération militaire spéciale de la Russie en Ukraine.

Le 4 mai, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a déclaré que des mercenaires israéliens combattaient aux côtés des néonazis ukrainiens du bataillon Azov.

« Il y a des mercenaires d’Israël qui combattent aux côtés des extrémistes de la Brigade Azov… Israël ne pourra pas l’ignorer, surtout avec la présence de vidéos et de matériaux qui le documentent », a déclaré Zakharova à Sputnik.

Elle a également déclaré que cette collaboration ne pouvait se faire à l’insu d’Israël et que Tel-Aviv était au courant des vidéos documentant la situation.

Le même jour, le Kremlin a accueilli une délégation officielle du mouvement de résistance palestinien Hamas, conduite par le chef adjoint de l’organisation, Musa Abu Marzouk.

Des rapports récents indiquent qu’Israël envisage également d’accroître son soutien militaire à l’Ukraine, à la demande des États-Unis.

La Russie a envahi l’Ukraine fin février, suite à l’incapacité de Kiev à mettre en œuvre les termes des accords de Minsk et à la reconnaissance par Moscou des républiques populaires de Donetsk et de Louhansk.

À l’époque, le président russe Vladimir Poutine avait déclaré que l’un des objectifs de cette opération militaire spéciale était de « dénazifier » l’Ukraine.

Source: The Cradle

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