La grande conférence de presse du ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov est non seulement une excellente occasion de discuter des tendances les plus importantes dans les relations internationales, mais aussi une occasion de suivre les principales orientations de la politique étrangère de la Russie.

 Par Andreï Afanassiev | 16 janvier 2018

Le nombre de questions des journalistes sur tel ou tel sujet, leur tonalité et, bien sûr, les réponses de Sergueï Lavrov suffisent pour tirer de nombreuses conclusions. Moscou continue à se concentrer sur le règlement des conflits au Moyen-Orient : la question syrienne, le conflit arabo-israélien, la plupart des questions concernaient ces sujets. Quant à la Syrie, malgré le succès de l’opération militaire, des problèmes subsistent.

Sergueï Lavrov à propos de la Syrie :

« Quant à la différence entre l’administration Obama et l’administration Trump, il n’y a pas de réelles différences. Malheureusement, dans les deux cas, nous voyons un désir de ne pas participer à la résolution du conflit le plus tôt possible, mais au contraire d’aider ceux qui voudraient prendre des mesures pratiques pour changer le régime en République arabe syrienne. »

Sergueï Lavrov à propos des États-Unis :

« Malheureusement, nos collègues américains et leurs alliés agissent toujours  uniquement sur la base de la dictature et des ultimatums. Ils continuent à travailler en utilisant le langage du diktat et de l’ultimatum. Ils ne reconnaissent pas la réalité d’un monde multipolaire. »

Sergueï Lavrov à propos de l’Ukraine :

« Sur le plan politique, nous sommes intéressés à ce que les accords de Minsk soient pleinement mis en œuvre sans aucune exception et cela s’inscrit dans notre ligne de respect total de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine dans ses frontières actuelles après le référendum en Crimée. »

Après la conférence, la presse a également eu l’occasion de poser des questions à la représentante officielle du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova. Elle a attiré l’attention sur une contradiction flagrante par rapport à l’Occident à propos des ingérences dans les affaires d’autres pays.

Selon Zakharova :

« Nous notons l’ingérence dans notre souveraineté, et pas seulement à la veille des élections présidentielles en Russie. Nous organisons régulièrement des élections législatives, et d’une manière ou d’une autre nos collègues occidentaux croient qu’il est possible d’interférer dans ces événements. Et, dans le même temps, ils nous accusent d’intervenir dans les élections partout sur la planète et, je pense, même au-delà. »

Andreï Afanassiev | katehon

Traduit par le sakerfrancophone.fr

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