Qui croire? La version du Royaume-Uni ? Le témoignage des deux russes incriminés, que nos médias officiels alignés qualifient de « risible » ? Chacun doit pouvoir se forger sa propre opinion après avoir écouté leur version et tirer ses conclusions. J’ai écouté leur témoignage plusieurs fois. Il est évident qu’ils sont tendus, apeurés par les accusations qui s’abattent sur eux. Il est évident que la Russie est plus que jamais dans l’œil du cyclone. Ses ressortissants ne devraient-ils pas cesser de voyager dans des pays associés à OTAN pour s’éviter ce genre d’aventure ? [ASI]

Alexandre Petrov et Rouslan Bochirov, les deux hommes présentés par les services britanniques comme les suspects de l’affaire Skripal. © RT

Source: RT France | 

Margarita Simonian, rédactrice en chef monde de RT, a interviewé les deux hommes présentés par les services britanniques comme les suspects de l’affaire Skripal, Alexandre Petrov et Rouslan Bochirov. Ils martèlent ne pas être liés à cette affaire.

Dans une interview accordée à la rédactrice en chef monde de RT, Margarita Simonian, et diffusée le 13 septembre, les deux hommes présentés par les autorités britanniques comme les suspects de l’affaire Skripal, Alexandre Petrov et Rouslan Bochirov, assurent ne pas être des agents du GRU et disent craindre pour leur vie. Selon Margarita Simonian, ce sont d’ailleurs eux qui l’ont contactée.

Le mystère entoure les individus présentés par Londres comme les suspects de la tentative de meurtre contre l’ancien agent double Sergeï Skripal, sa fille Ioulia et un agent de police britannique. Le 5 septembre, leur image a fait la une des médias internationaux après une conférence de presse de la police britannique. Les enquêteurs chargés de l’affaire Skripal avaient alors émis un mandat d’arrêt européen à l’encontre d’Alexandre Petrov et de Rouslan Bochirov. Moscou avait expliqué ne pas avoir connaissance de ces noms et appelé à la coopération internationale en vue d’une enquête.

En marge du Forum économique oriental qui se tient à Vladivostok, le président russe Vladimir Poutine avait affirmé le 12 septembre que Moscou avait identifié les suspects pointés du doigt par Londres et qu’il s’agissait de civils et non d’agents du renseignement militaire, comme l’affirmaient les autorités britanniques.

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