Le Parlement canadien s’est excusé d’avoir célébré un vétéran ukrainien d’une unité militaire nazie de l’époque de la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, l’alliance actuelle de l’OTAN avec des unités néonazies ukrainiennes reste indemne.


Le Parlement canadien s’est excusé d’avoir célébré un vétéran ukrainien d’une unité militaire nazie de l’époque de la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, l’alliance actuelle de l’OTAN avec des unités néonazies ukrainiennes reste indemne.

Par Aaron Mate, le 26 septembre 2023

Le gouvernement canadien s’est excusé après avoir réservé un accueil chaleureux au Parlement à un vétéran ukrainien d’une unité militaire nazie de l’époque de la Seconde Guerre mondiale. Yaroslav Hunka, 98 ans, a été honoré à la suite d’un discours du président ukrainien en visite, Volodymyr Zelensky, qui s’est joint au Premier ministre canadien Justin Trudeau et à l’ensemble de la Chambre des communes pour une ovation debout. Anthony Rota, président du Parlement, a déclaré que Hunka était un “héros canadien” qui “s’est battu pour l’indépendance de l’Ukraine contre les Russes”.

Les législateurs d’Ottawa qui applaudissent oublient que les Russes, à l’époque, étaient des alliés du Canada contre les commandants nazis de Hunka. Hunker a servi dans la 14th division Waffen Grenadier de la SS, également connue sous le nom de SS Galichina, une unité de l’aile paramilitaire du parti nazi. La SS Galichina a été directement impliquée dans les atrocités nazies, notamment le massacre de Huta Pieniacka en février 1944, au cours duquel des centaines de villageois polonais ont été brûlés vifs.

Après un tollé, Rota a présenté les excuses les plus vagues jamais présentées pour avoir fait l’éloge d’un nazi. Le législateur canadien a déclaré avoir “reconnu un individu dans la tribune”, avant de “prendre connaissance d’informations supplémentaires qui me font regretter ma décision de le faire”. Pour sa part, M. Trudeau a blâmé Rota et a rapidement réagi en affirmant la nécessité de “s’opposer à la propagande russe, à la désinformation russe, et de continuer à soutenir fermement et sans équivoque l’Ukraine“.

Si le Canada et ses alliés de l’OTAN étaient cohérents dans leur désaveu des nazis ukrainiens, ils seraient contraints de renoncer non seulement à un ancien combattant, mais aussi à certains de leurs alliés actuels.

Bien que je ne sois pas d’accord avec le Kremlin lorsqu’il qualifie Kiev de “régime nazi”, il est indéniable qu’un puissant mouvement néo-nazi et d’extrême droite est implanté dans l’armée ukrainienne. Ce mouvement était au cœur du coup d’État de Maïdan, soutenu par les États-Unis, qui a chassé le président ukrainien Viktor Ianoukovitch en février 2014. Au cours de la décennie de guerre qui s’est écoulée depuis, les gouvernements occidentaux ont été un allié essentiel.

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