Ce texte accablant de vérités occultées met en accusation les élites politiques et médiatiques qui, depuis 2011, ont menti par omission, délibérément masqué les atrocités perpétrées par des groupes terroristes étrangers à la Syrie; ignoré les souffrances que le peuple syrien fidèle à son président, endure. Il est indécent de les entendre maintenant parler d’un afflux massif de djihadistes en Syrie comme d’un phénomène nouveau et circonscrit qui ne frapperait que les Kurdes de Kobané et l’Irak. Il est indécent d’entendre Laurent Fabius affirmer que le président Assad est « l’allié objectif des terroristes de l’EI » alors que son armée et le peuple syrien font égorger et décapiter depuis 2011. Il est indécent de savoir que la presse de l’establishment continue de faire écho au livre de propagande de Sofia Amarar. Ce livre titré « Infiltrée dans l’enfer syrien » est une douloureuse offense pour les Syriens qui voient leur pays détruit par des groupes terroristes. Le blog rue 89 n’a pas été en reste. Le 20 octobre 2014 il écrit: « Le témoignage exceptionnel... Le livre-choc que publie Sofia Amara, ne saurait intervenir à moment plus sensible« . ASI

RETOUR SUR LES MENSONGES DES « REPORTERS DE GUERRE »

Un cruel et terrifiant démenti à la propagande de Sofia Amara

Silvia Cattori – 15 MAI 2013

La « grande reporter » Sofia Amara (*), une journaliste effrontée, sans éthique aucune, qui sert la propagande officielle, sait pratiquer à merveille la manipulation. Elle est devenu célèbre par ses reportages à la gloire des bandes armées opposées à Damas, qu’elle s’est attachée à présenter systématiquement sous les couleurs les plus avenantes. Manipulations qui ont servi la propagande anti-Assad du gouvernement français à laquelle Radio France et France Télévision se sont prêtées.

Or, il apparaît aujourd’hui que l’« adorable » et « charmant » rebelle qui l’a accompagnée dans les zones contrôlées par la nébuleuse ASL n’est autre que le monstre qui vient d’être filmé en train d’arracher le cœur d’un Syrien. [1].

Sofia Amara cherche maintenant à tirer son épingle du jeu en affirmant au sujet du monstre qu’elle avait pourtant « adoré » : « Quand je l’ai rencontré dans le quartier de Baba Amr, à Homs, entre le 16 et le 24 décembre 2011, alors que je tournais un reportage pour Arte intitulé Syrie : Au cœur de l’armée libre (…) c’était quelqu’un de charmant, d’avenant, d’adorable ». Il aurait entre temps selon Sofia Amara perdu son humanité !

Cela n’est que manipulation [2].

Les nombreux témoignages, que nous avons recueillis et diffusés via internet dès 2011, sont là pour attester que les « adorables rebelles » de Sofia Amara ont bel et bien commencé à kidnapper, égorger, couper des Alaouites en morceaux, dès mai 2011.

Sofia Amara, qui est allée sur le terrain, ne pouvait pas l’ignorer. Comme elle ne pouvait pas ignorer les aveux du « rebelle », rapportés en mars 2012 par la correspondante allemande du Spiegel à Beyrouth, Ulrike Putz. Celle-ci avait raconté avec précision comment, dans le quartier de Baba Amr occupé par les « rebelles » – où Sofia Amara s’est rendue -, la « brigade d’interrogatoire » de l’ASL égorgeait les hommes qu’elle capturait. Un homme appartenant à l’ASL raconte :

« Hussein se souvient à peine de la première fois où il a exécuté une personne. Il était probablement dans un cimetière, un soir ou une nuit. C’était certainement à la mi-octobre de l’année dernière, et la victime était chiite, à coup sûr. Elle avait avoué avoir tué les femmes, « les femmes honnêtes, dont les maris et les fils avaient protesté contre le régime du président Bachar al-Assad ». Les rebelles avaient décidé que l’homme, un officier de l’armée syrienne regulière, méritait de mourir.

Hussein ne se soucie pas de savoir si l’homme avait fait ses « confessions » sous la torture ou de peur de mourir. Il a commencé à balbutier des prières. Hussein a sorti son couteau et a tranché le cou de l’homme agenouillé. Ses camarades de la « brigade de l’enterrement » inhument rapidement le cadavre ensanglanté dans le sable, à l’ouest du cimetière de la région de Baba Amr, le bastion rebelle de Homs. A l’époque, le quartier était encore aux mains des insurgés. Cette première exécution était un rite d’initiation pour Hussein. Il est maintenant devenu membre de la « brigade d’enterrement » de Homs. Hussein est actuellement soigné dans un hôpital de Tripoli. Il a été blessé par un éclat d’obus qui s’est logé dans son dos lors de l’occupation de Baba Amr par l’armée régulière, début mars.
« Depuis l’été dernier, nous avons exécuté près de 150 hommes, soit environ 20 pour cent de nos prisonniers », dit-il. Les prisonniers qui ne sont pas reconnus coupables ou qui ne sont pas condamnés à mort sont échangés contre des rebelles ou des manifestants détenus », dit-il. Les bourreaux de Homs ont également exécutés des traîtres dans leurs propres rangs. « Si nous attrapons un espion sunnite, ou si un citoyen trahit la révolution, nous le faisons rapidement », dit l’exécuteur. La brigade de Hussein a mis entre 200 et 250 « traîtres » à mort depuis le début de l’insurrection.
 » (Der Spiegel, 04 avril 2012)

Mais l’objectif de Sofia Amara n’a jamais été de rapporter honnêtement ce qui se passait véritablement en Syrie. Aller dans le sens du courant, ici démoniser Assad, est autrement plus gratifiant pour ce genre de journaliste médiocre qui n’existe que par son alignement à la propagande officielle ! Pour preuve. Son premier reportage « Syrie, dans l’enfer de la répression » – acheté par Arte, diffusé le 11 octobre 2011, repris par quantité de chaînes télévisées, salué par Amnesty International Suisse [3] qui en a fait une projection publique à Genève en décembre 2011, ainsi que par le Festival du Film et Forum International sur les Droits Humains (FIFDH) en mars 2012 [4], – lui a valu le prix de la vidéo au festival du scoop à Lille en décembre 2011 [5]. Cette implication inhumaine de la part d’ONG de « défense des droits humains » (HRW, Amnesty, MSF, MDM notamment), aux côtés des pseudos révolutionnaires financés et armés par des puissances à des fins stratégiques criminelles, doit être mise en débat.

Il nous parait utile de rediffuser le contre-documentaire réalisé en novembre 2011 par le site Karabalaqsa [6]. Il montre sur quel tissu d’impostures Sofia Amara totalement acquise à une ASL – fabriquée par les services secrets – a « brodé » l’entier de son reportage.

Silvia Cattori – 15 MAI 2013

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Silvia Cattori, journaliste indépendante suisse 

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