Selon Jean-Yves Le Drian le médicamment russe n’est rien d’autre qu’un « instrument de propagande »

Ni pour ni contre le vaccin. Toutefois il convient de s’interroger sur la sincérté des pays de l’UE qui persistent à vacciner leur population avec AstraZeneca et Johnson & Johnson, qui se sont avérés problématiques. Et qui en dépit de la pénurie, persistent à refuser -pour des raisons bassement idéologiques- le vaccin russe Spoutnik V, dont l’efficacité et la sécurité ont pourtant été prouvées, notamment contre les souches les plus contagieuses du virus. [ASI]

Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, Moscou, 22 avril 2021

Source : Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie

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Transcription :

Sur les appels de partenaires étrangers demandant de leur fournir le vaccin russe Spoutnik V

[…] La situation épidémiologique mondiale reste très alarmante. Toutes les recommandations du Ministère russe des Affaires étrangères concernant la complexité, l’imprévisibilité et les risques liés aux voyages à l’étranger restent d’actualité. Nous vous prions de vous informer dans le détail avant de vous décider à effectuer un tel voyage.

Plusieurs pays, notamment en Europe, vivent une troisième vague de pandémie de coronavirus et sont confrontés à des difficultés dans leur campagne de vaccination de la population (et c’est peu dire, en réalité c’est un échec dans plusieurs pays de l’UE). Les mesures prises sont chaotiques, non systémiques et, dans l’ensemble, contradictoires. Une nouvelle fois, ces pays sont contraints de durcir les mesures sanitaires.

Depuis le début de la « coronacrise », la Russie prône continuellement la mise en place d’une coopération multilatérale pour combattre la pandémie et insiste sur le fait que cette question purement humanitaire ne doit pas être politisée. Dans ce contexte, notre pays fait immuablement preuve d’une approche responsable et de solidarité envers les partenaires, avant tout envers les pays les plus touchés par la pandémie.

Le vaccin russe Spoutnik V a déjà prouvé son efficacité et sa sécurité, notamment contre les souches les plus contagieuses du virus. A ce jour, notre produit est enregistré dans 60 pays, y compris certains pays de l’UE (Autriche, Slovaquie, Hongrie). Nous étudions la possibilité de participer aux initiatives internationales pour fournir le vaccin Spoutnik V aux pays les plus défavorisés. Nous soulignons toujours et à tous les niveaux notre ouverture et notre disposition à coopérer et à échanger professionnellement avec les partenaires étrangers sur les questions relatives à la lutte contre le coronavirus et la vaccination contre la Covid-19.

A cet égard, nous sommes confus par les déclarations des représentants officiels de certains pays européens qui cherchent à faire passer la question des exportations du vaccin russe sur le plan politique. Dans certains pays, les choses vont jusqu’à des batailles politiques conduisant souvent à des crises. Ainsi, selon le Ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, le médicament russe n’est rien d’autre qu’un « instrument de propagande ». Alors que le Président français Emmanuel Macron a même jugé possible de parler d’une « guerre mondiale d’un nouveau type » et de tentatives d’ »exercer de l’influence » par le biais des vaccins. Je ne sais pas, peut-être que la France exerce une influence à l’aide des vaccins? Il n’est jamais trop tard pour avouer. A qui cela se rapporte-t-il? Certainement pas à nous. Nous voudrions attirer l’attention de nos partenaires français et étrangers sur le fait que la Russie n’impose son vaccin à personne. Les spéculations politiques sont en principe inadmissibles quand il est question de la santé et du bien-être des gens.

En même temps, nous constatons une hausse des demandes adressées à la Russie depuis l’étranger – de la part des autorités locales, des personnalités publiques et des citoyens ordinaires – de leur fournir le médicament russe. Comme si la France et les autres pays nous accusant de politiser ce thème, de mener une guerre de vaccins, ignoraient les requêtes de dizaines de dirigeants adressées à notre pays demandant de leur livrer le vaccin, posant la question des délais. On nous presse, on nous propose de coopérer, de fabriquer notre produit sur leur territoire grâce à des efforts communs.

Récemment, le maire de Nice Christian Estrosi a envoyé une lettre au Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov pour demander de contribuer aux livraisons du médicament russe dans cette grande ville française. Alors pourquoi cette même France adopte-t-elle la pratique d’ignorer de tels faits pour inventer constamment des mythes? Nous recevons de telles demandes locales également de la part d’autres pays membres de l’UE. Selon nous, cela témoigne du désaccord de la population avec les restrictions imposées par les autorités sur la coopération internationale dans la lutte contre l’épidémie de Covid-19. Alors qui politise quoi? Qui a déclenché une guerre contre qui? Je peux le dire honnêtement: la guerre a été déclenchée par ceux qui interdisent ou empêchent les fournitures de notre produit. Si les personnes, dans ces pays, ne reçoivent pas le vaccin alors que les capacités de le livrer existent (la Russie n’a refusé à personne la coopération en ce sens), et le pouvoir ou les politiques interdisent ou bloquent une telle coopération, alors c’est une guerre contre son propre peuple. C’est peut-être ce que voulait dire Emmanuel Macron en parlant d’une « guerre d’un nouveau type »? Vous le savez, nous n’écoutons plus les accusations interminables à notre égard sans y répondre.

Nous réaffirmons notre disposition fondamentale à une véritable coopération. Évidemment, beaucoup de choses dépendront de la décision de l’Agence européenne des médicaments, qui étudie actuellement la demande russe d’enregistrer le vaccin Spoutnik V. C’est paradoxal. Les gens utilisent ce produit depuis plusieurs mois. Il est utilisé ouvertement. Il y a une file d’attente de pays qui veulent avoir la possibilité de l’utiliser en dehors de la Russie. De nombreux citoyens étrangers demandent (vous le savez, nous ne l’avons pas inventé, ce sont des faits) à se faire vacciner, se vaccinent et publient des reportages à ce sujet. Mais l’Agence européenne des médicaments reste au même point.

Nous comptons sur une attitude impartiale envers notre produit, qui doit s’appuyer sur une approche purement scientifique. Nous l’espérons. La plupart des scientifiques affirment que c’est une vaccination réussie et rapide, indépendamment de l’origine des produits utilisés, qui permettra à la communauté internationale de surmonter la crise actuelle d’une ampleur sans précédent.

Sur la coopération russo-italienne dans la lutte contre la Covid-19

La coopération russo-italienne dans la lutte contre la pandémie de coronavirus continue de se développer progressivement et avec succès.

Le 13 avril dernier, lors d’une visioconférence organisée avec la contribution de l’Ambassade de Russie à Rome, a été signé le Mémorandum d’entente pour la coopération scientifique et l’échange d’informations et de connaissances entre le Centre national de recherche en épidémiologie et en microbiologie Gamaleïa et l’Institut national des maladies infectieuses Spallanzani. L’initiative de signer un tel accord émanait de l’institut italien qui, en février, a publié une conclusion d’experts confirmant les conclusions de la revue prestigieuse Lancet concernant la haute efficacité du vaccin russe. Outre les deux grands centres de recherche, le document a été signé par le Ministère de la Santé et de l’Intégration médicosociale de la région de Latium et le Fonds russe d’investissements directs.

Ce Mémorandum prévoit un échange d’informations scientifiques, d’échantillons biologiques et de délégations d’experts. Les parties sont convenues dans un premier temps de concentrer le travail de recherche sur l’analyse de l’efficacité du vaccin Spoutnik V contre les nouvelles souches de coronavirus identifiées par l’institut italien aux Apennins et sur l’étude de la possibilité d’injecter le produit russe à titre de seconde dose aux individus ayant reçu une première injection d’un autre vaccin.

La partie italienne s’est dite prête à recevoir prochainement une délégation de l’Institut Gamaleïa pour commencer le travail conjoint.

Dans les conditions où les approches conflictuelles et, souvent et simplement, une concurrence déloyale et illégale de plusieurs pays affectent négativement l’efficacité des efforts internationaux pour lutter contre la pandémie de coronavirus, cette initiative et d’autres initiatives similaires visant à développer la coopération scientifique fondamentale entre la Russie et l’Italie sont sollicitées et opportunes.

Nous sommes convaincus qu’il ne sera possible de faire face à ce nouveau défi global de notre temps que par une large coopération internationale dans le secteur de la santé afin d’élaborer et de produire des vaccins, et de perfectionner les produits anti-Covid déjà existants. […]

Traduction: lecridespeuples.fr

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