Mis à jour le 9 juin 2017 | 11.00.

Les médias traditionnels, qui durant 6 ans ont trompé le public en lui livrant sur la Syrie une information mensongère – propagée par l’OSDH et les Casques blancs, des ONG liées notamment au groupe terroriste al-Nosra – tentent maintenant de discréditer tout témoignage qui les met en cause [*] en diffamant les témoins et en accusant les médias qui rétablissent les faits.

On peut voir, ci-dessous, comment Le Monde et France culture tentent de se défausser en prétendant que Omrane, « est devenu, aujourd’hui, un outil de propagande du gouvernement de Bashar el-Assad« .

Voir, en pied de page, la réponse de Moscou aux accusations des médias traditionnels[**]. [ASI]


Omrane, le petit Syrien sauvé des décombres d’Alep, réapparaît sur les médias du régime

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Luc Vinogradoff

L’enfant et son père sont apparus dans plusieurs médias pour défendre le régime et accuser les rebelles d’avoir voulu les instrumentaliser.

Extraits

Manipulation et capital médiatique

On peut douter que la succession de quatre interviews en à peine quelques jours, lors desquelles les mêmes propos sont répétés et les mêmes accusations lancées, ait été organisée sans l’aval, ou même l’impulsion de Damas. Les informations sur la guerre diffusées par les médias officiels syriens sont en effet étroitement contrôlées par le régime. Les autres médias – russes, iraniens, libanais – peuvent être considérés comme bienveillants envers Damas.

« LA SITUATION ME FAIT DIRE QU’ILS ONT PROBABLEMENT ÉTÉ CONTRAINTS »

« Ils sont dans une zone sous contrôle du gouvernement et c’est un gouvernement dont on sait qu’il arrête et torture ceux qui le critiquent, opine la chercheuse Valerie Szybala, du Syria Institute. La situation me fait dire qu’ils ont probablement été contraints. »

Mais avant même sa réapparition médiatique, le petit Omrane avait déjà été instrumentalisé. Pendant que les opposants au régime médiatisaient son sort, Bachar Al-Assad disait à une télévision suisse que la photo « n’était pas réelle et avait été retouchée », qu’elle « faisait partie de la publicité de ces casques blancs ».

On peut considérer cela comme une réponse à John Kirby, porte-parole du département d’Etat américain, qui avait baptisé à la même époque Omrane de « vrai visage » de la guerre syrienne.

Aujourd’hui, les médias pro-Assad tentent de récupérer pour la Syrie et ses alliés l’image de la famille Daqneesh et son capital médiatique. Dans la foulée de toutes ces interviews, l’ambassade russe au Royaume-Uni, qui ne renonce jamais à l’ironie, s’est par exemple félicitée, de façon très sérieuse, que « le garçon syrien dont l’image avait été exploitée par les médias propagandistes pour empêcher la libération d’Alep soit en bonne santé. C’est pour cela que la Russie se bat ».

Lire l’article entier sur Le Monde.fr


Souffrance et instrumentalisation en Syrie

Par Thomas CLUZEL – 08.06.2017

Source: France culture

«Venez voir la réalité» : Moscou met une journaliste de CNN au défi de rencontrer le «garçon d’Alep»

© AFP / Ruptly Source: AFP
A gauche, la journaliste vedette de CNN Christiane Amanpour. A droite, le petit Omran Daqneesh jouant au ballon.

Le ministère russe des Affaires étrangères a proposé à la journaliste américaine Christiane Amanpour de CNN de rencontrer le «garçon d’Alep» dont elle avait utilisé la photo devenue virale pour critiquer les actions militaires de Moscou en Syrie.

Tout le monde se souvient de cette fameuse photo du petit garçon assis à l’arrière d’une ambulance, blessé et recouvert de cendres à la suite d’une frappe aérienne, dans la ville syrienne d’Alep. Le cliché avait été pris par les controversés Casques blancs opérant en Syrie et était devenu viral dans le monde entier en quelques heures.

Les principaux médias occidentaux avaient massivement repris la photo du petit garçon, qui répond au nom d’Omran Daqneesh, pour décrire la souffrance des populations civiles à Alep, à l’époque divisée entre les forces pro-gouvernementales et rebelles, théâtre de combats meurtriers.

La journaliste vedette de CNN Christiane Amanpour avait notamment utilisé cette photo lors de son entretien en octobre 2016 avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, afin d’interroger ce dernier sur le soutien de la Russie aux forces du prédisent syrien Bachar el-Assad dans le conflit qui déchire le pays depuis 2011.

«Que répondez vous aux civils, qui demandent seulement de ne pas être bombardés en permanence ?», avait demandé la journaliste à Sergueï Lavrov. Puis, montrant au chef de la diplomatie russe la fameuse photo du garçon, elle avait ajouté : «C’est un crime de guerre, monsieur.»

Mais récemment, l’histoire du petit Omran Daqneesh a refait surface dans les médias aux quatre coins du monde, après le témoignage de sa famille auprès de certains journalistes, dont ceux de l’agence vidéo affiliée à RT, Ruptly. Le père du garçon, Mohammad Kheir Daqneesh a notamment accusé les Casques blancs d’avoir utilisé sa famille à des fins de propagande.

Moscou propose à Christiane Amanpour de se rendre sur place pour voir la réalité des faits

Le 7 juin, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a mis au défi Christiane Amanpour de se rendre sur place, à Alep, afin de rencontrer la famille du garçon dont elle s’était servie de la photo pour critiquer les opérations militaires de Moscou dans le conflit syrien.

«Elle pourrait avoir assez de courage, d’éthique professionnelle journalistique et de conscience humaine pour aller au bout de l’histoire. Qu’elle se rende en Syrie, à Alep, qu’elle trouve ce garçon et sa famille et s’entretienne avec eux de manière honnête, sans toutes ces mises en scène si propres à CNN», a déclaré Maria Zakharova.

Puis, s’adressant directement à Christiane Amanpour, la porte-parole du Kremlin a ajouté : «Vous pourrez poser toutes vos questions, même les plus difficiles et produire un véritable reportage sur ce qui est arrivé à ce garçon, ainsi que sur la façon dont les médias américains ont instrumentalisé sa photo, son histoire et plus généralement, le destin même de la Syrie depuis des années.»

En résumé, Maria Zakharova a estimé que les médias traditionnels, notamment CNN, avaient été pris «en flagrant délit» d’instrumentalisation de l’image du «garçon d’Alep» et devraient en porter la responsabilité.

La rédactrice en chef de RT Margarita Simonyan a proposé sa collaboration afin d’organiser une entrevue entre Christiane Amanpour et la famille d’Omran Daqneesh, directement à Alep.

«La prochaine fois, Christiane Amanpour et tout autre journaliste de CNN pourront venir avec nous sur le terrain. S’ils ont le courage de parler à ce garçon et à sa famille», a-t-elle déclaré.

Russia Today | 8 juin 2017

Lire aussi : Le photographe du petit garçon d’Alep serait en lien avec les rebelles décapitateurs d’enfants

«Cette photo a été utilisée pour exploiter mon fils»: le père d’Omran dénonce la propagande sur Alep

Source: https://francais.rt.com/international/39401-venez-voir-realite-moscou-met-journaliste-cnn-au-defi-de-rencontrer-garcon-alep


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