Exécutions et décapitions de soldats de l’armée gouvernementale syrienne bien avant l’arrivée de l’EI en 2014


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Le New York Times a mis en ligne une vidéo tournée dans le nord de la Syrie au printemps 2012 montrant des « rebelles » exécutant sept soldats de l’armée régulière syrienne

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Décapitations de soldats de l’armée régulière en 2014


En entendant le chef de l’Etat français, François Hollande, le mardi 25 août, dire qu’une solution politique à la crise en Syrie implique la « neutralisation » de Bachar el-Assad on pouvait se demander quel sens il donne à ce mot.

« Nous devons réduire les emprises terroristes sans préserver Assad. Les deux ont partie liée. »

« En même temps, il nous faut chercher une transition politique en Syrie, c’est une nécessité.

La première, c’est la neutralisation de Bachar el-Assad ».

La diplomatie française a toujours mis comme préalable à toute solution le départ du « boucher Assad » [*] qui « ne mériterait pas d’être sur la terre » [**].

Elle aurait voulu le liquider. Elle n’a pas réussi. Sa « neutralisation » n’est-elle qu’une variante de la liquidation ?

Par ailleurs, comment Hollande peut-il faire une symétrie entre les groupes terroristes et Bachar el-Assad qui – fort de son gouvernement et du soutien de la grande majorité des Syriens – les combat depuis quatre ans et demi ?

Comment peut-il se contenter de « réduire les emprises terroristes » ?

Les Syriens qui les craignent et subissent leurs atrocités ont-ils leur mot à dire?

Quoi qu’il en soit, par son obstination à écarter Assad, la France continue d’ouvrir la route de Damas aux coupeurs de têtes d’al-Nosra.

Silvia Cattori | 26 août 2015

[*] François Hollande et Manuel Valls ont qualifié Bachar el-Assad de « boucher« .

[**]  Laurent Fabius a déclaré le 17 août 2012: «Le régime syrien doit être abattu et rapidement... Bachar ne mériterait pas d’être sur la terre».

Source: http://arretsurinfo.ch/francois-hollande-continue-douvrir-la-route-de-damas-aux-coupeurs-de-tetes/

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