
Un jeune Palestinien pleure ses proches tués lors d’une frappe aérienne israélienne dans le camp de réfugiés de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza, le 12 octobre 2024 (AFP/Omar al-Qattaa).
Par Al Mayadeen, 21 novembre 2024 (Traduction ASI)
La décision oblige les 124 États membres de la CPI à détenir Netanyahu et Gallant s’ils entrent sur leur territoire.
- Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à gauche, et le ministre de la Sécurité Yoav Gallant assistent à une conférence de presse sur la base militaire de Kirya à Tel Aviv, le 28 octobre 2023 (Pool Photo via AP).
La Cour pénale internationale (CPI) a délivré jeudi des mandats d’arrêt à l’encontre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et de l’ancien ministre de la Sécurité Yoav Gallant pour « crimes contre l’humanité et crimes de guerre ».
Cela marque une escalade significative dans les actions judiciaires concernant la guerre contre Gaza, obligeant les 124 États membres de la CPI à détenir Netanyahu et Gallant s’ils pénètrent sur leur territoire.
La Cour a annoncé son rejet unanime de l’appel d’« Israël » contestant la compétence de la CPI.
La CPI a déclaré qu’il existait des « motifs raisonnables » de croire que M. Netanyahu et M. Gallant « portaient la responsabilité pénale du crime de guerre consistant à utiliser la famine comme méthode de guerre ».
Elle a également indiqué qu’ils avaient « intentionnellement et sciemment privé » la population civile de Gaza de ressources essentielles, notamment de nourriture, d’eau, de fournitures médicales et de carburant.
Les États-Unis s’alignent sur la défense de Netanyahu
M. Netanyahu a déjà rejeté la demande de mandats d’arrêt formulée en mai par le procureur de la CPI, la qualifiant d’« absurde et fausse » et de « déformation de la réalité ».
En outre, la Cour a délivré un mandat d’arrêt à l’encontre du chef du Hamas, Mohammad Deif, en l’accusant de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre.
Il convient de noter qu’en juin, la Chambre des représentants des États-Unis a adopté un projet de loi qui, s’il est mis en œuvre, révoquerait les visas américains des fonctionnaires de la CPI, restreindrait leur entrée aux États-Unis et imposerait des sanctions financières à tout membre du personnel de la CPI impliqué dans des efforts visant à poursuivre ou à détenir des alliés des États-Unis.
À l’époque, le président américain sortant, Joe Biden, avait exprimé sa vive opposition à la législation, qui a été adoptée à une majorité de 247 contre 155, avec le soutien de 42 démocrates.
Le sénateur John Thune, qui est sur le point de devenir le chef de la majorité au Sénat, a déclaré dimanche que les États-Unis devaient adopter une législation imposant des sanctions à la Cour pénale internationale (CPI) si celle-ci délivrait des mandats d’arrêt à l’encontre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ou d’autres responsables israéliens.
« Si la CPI et son procureur ne reviennent pas sur leurs actions scandaleuses et illégales visant à délivrer des mandats d’arrêt contre des responsables israéliens, le Sénat devrait immédiatement adopter une législation sur les sanctions, comme l’a déjà fait la Chambre des représentants sur une base bipartisane », a-t-il posté sur X.
Source: Almayadeen.net





































































































































































































































