Julian Assange monte à bord d’un avion à Londres, le 25 juin 2024. © Twitter / WikiLeaks

Je ne peux pas vous dire à quel point je suis heureux de la libération de Julian. Il est 4 heures du matin et je ne me suis pas encore couché. J’ai parlé à John Shipton, tandis que tous les autres sont dans un avion en route pour l’Australie.

Le plaidoyer de culpabilité est bien sûr un acte coercitif à l’extrême et personne ne devrait le prendre au sérieux. Il permet à l’odieux régime de Biden de remporter une victoire en demi-teinte, au prix d’un terrible précédent juridique classant le journalisme dans la catégorie de l’espionnage. Mais ce précédent ne concerne qu’un tribunal de 1ère instance et n’est donc pas exécutoire.

Je tiens à préciser que j’ai toujours conseillé à Julian et à Stella d’accepter un accord si on le leur proposait et de sortir de prison. Il ne fait aucun doute qu’il en va d’un choix à la vie à la mort. Et je pense que nous nous réjouissons tous des contributions encore plus remarquables que l’immense intelligence de Julian et sa capacité à penser avec radicalité apporteront au développement de l’humanité dans l’avenir.

Le ministère de la Justice était d’autant plus motivé pour proposer un accord qu’il semble s’être mis dans une situation très délicate pour la prochaine audience d’extradition au Royaume-Uni, dans quinze jours, à propos de la possibilité pour Julian, en tant que ressortissant étranger travaillant en dehors des États-Unis, de revendiquer des protections constitutionnelles, et il aurait pu tout simplement perdre le procès d’extradition.

Il y a tant de choses à dire, mais si je ne dors pas, je ne serai plus en mesure de le faire. Je pleure de bonheur.

Craig Murray, 25 juin 2024

Source: https://www.craigmurray.org.uk/archives/2024/06/the-happiest-of-days/