Vassily Nebenzia, représentant permanent de la Fédération de Russie à l’ONU. Photo DR

Séance d’information du Conseil de sécurité des Nations unies sur la sécurité et la protection des voies navigables dans le domaine maritime, le 27 avril 2026.

  • Déclaration de la Russie
  • Déclaration de l’Iran
  • Déclaration de la Chine

Source : Mission permanente de la Russie à l’ONU

Déclaration de Vassily Nebenzia, représentant permanent de la Fédération de Russie à l’ONU.

Monsieur le Président, Monsieur le Ministre,

Nous avons pris note de la décision de la délégation du Bahreïn d’organiser un débat public sur les questions de sécurité maritime. Nous tenons à remercier le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, ainsi qu’Arsenio Domínguez et Nick Childs.

Comme chacun sait, la Russie n’a pas soutenu l’idée de débattre de la sécurité et de la protection des voies navigables au sein du Conseil de sécurité, dans la mesure où cette question est déjà examinée de façon approfondie et détaillée dans les instances spécialisées compétentes.

Cependant, ce qui se déroule actuellement sur les voies navigables du monde entier ne constitue pas seulement une menace sérieuse pour le commerce international, qui aggrave la crise économique mondiale, mais risque également de provoquer une escalade militaire.

Ce ne sont pas les pirates ni d’autres éléments criminels qui menacent aujourd’hui la sécurité maritime : il s’agit de nouveaux boucaniers du XXIe siècle, à savoir les pays de l’Union européenne qui n’hésitent pas à saisir et à arraisonner des navires marchands, en violation flagrante de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982. Ces agissements sapent la sécurité énergétique et alimentaire et créent des problèmes humanitaires pour les pays en développement.

Contrairement aux pirates qui hissent le pavillon noir “Jolly Roger” orné d’un crâne et d’os croisés, les pays occidentaux tentent de masquer leurs actions illégales en invoquant des « mesures coercitives unilatérales » (UCM). Nous rappelons à ceux qui, dans d’autres contextes, se font les champions d’une approche légale que, selon la Charte des Nations unies, seules les sanctions décidées par le Conseil de sécurité sont légitimes. En droit international, la notion de « flotte fantôme » n’existe pas. Tout cela n’est qu’une « feuille de vigne » destinée à dissimuler le fait que l’Union européenne se livre à de purs actes de banditisme en mer. Et nous entendons une fois de plus parler de l’« ordre fondé sur des règles », que les Européens présentent inlassablement comme une pratique internationale.

Rappelons l’évidence : en vertu du droit de la mer, un État côtier ne peut, à sa seule discrétion, arraisonner un navire battant pavillon étranger pour l’inspecter. De telles actions, même dans les eaux territoriales, constituent une violation flagrante du droit de passage inoffensif ; en haute mer, elles portent clairement atteinte à la liberté de navigation. Ce sont là des normes fondamentales du droit international coutumier, consacrées par la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. L’inviolabilité de ces normes, tout comme le principe de la compétence exclusive de l’État du pavillon sur ses navires, garantit le fonctionnement stable et prévisible du système du commerce maritime international. La Convention ne prévoit donc qu’une liste limitative de motifs autorisant un État à intercepter un navire à des fins d’inspection tout en exerçant ces droits et libertés.

Les actions des pays de l’UE qui foulent aux pieds les normes du droit maritime international risquent de déclencher un « effet domino » et de paralyser l’ensemble du système mondial du commerce maritime. De surcroît, l’intervention des forces navales de l’OTAN pour arraisonner des navires conduit directement à une escalade militaire.

Monsieur le Président,

Les attaques armées de l’Ukraine contre des navires civils battant pavillon russe ou transportant des ressources énergétiques russes sur diverses voies navigables à travers le monde méritent une attention particulière. Ces attaques constituent une menace directe pour la paix et la sécurité internationales et touchent des marins de nombreux pays, y compris européens.

Ces attaques se multiplient à proximité immédiate des côtes des pays qui soutiennent le régime de Zelensky, ce qui soulève des questions sur leur éventuelle complicité. Elles endommagent l’environnement, causent des pertes économiques aux États côtiers et perturbent les échanges commerciaux entre pays.

Entre novembre 2025 et avril 2026, les seules eaux de la mer Noire et de la mer Méditerranée ont été le théâtre de pas moins de 17 attaques visant des navires commerciaux battant pavillon de divers États, dont la Fédération de Russie, Malte, la Sierra Leone, le Liberia, la Gambie et les Comores. L’attaque terroriste du 3 mars en Méditerranée contre le méthanier Arctic Metagaz, battant pavillon russe, menée à l’aide de bateaux sans équipage et de drones du régime de Kiev, constitue une violation flagrante du droit international. L’explosion qui a suivi a embrasé le navire, qui transportait plus de 100 000 m³ de gaz liquéfié. Aujourd’hui, ce méthanier gravement endommagé dérive en Méditerranée. Compte tenu de sa cargaison et de la présence de fioul de soute, la situation menace de provoquer une catastrophe environnementale, de mettre en danger des vies humaines et d’endommager les infrastructures côtières des États voisins.

Les États riverains, pourtant impliqués malgré eux dans cet incident, se contentent d’exprimer leur profonde préoccupation face à la menace environnementale. Ils n’ont cependant pas eu le courage de qualifier comme il se doit cette attaque contre un navire civil perpétrée à proximité immédiate de leurs côtes.

Autre exemple récent : l’attaque par drone maritime contre le pétrolier Altura, le 26 mars 2026, à seulement 15 milles marins du détroit du Bosphore. Le navire a subi de graves avaries, entraînant une voie d’eau et la perte de propulsion. Au moment de l’attaque, il transportait environ 140 000 tonnes de pétrole brut. On imagine aisément les conséquences catastrophiques que pourrait entraîner une marée noire d’une telle ampleur au large des côtes turques.

Nous nous adressons à tous les États qui respectent la Convention de 1982 et souhaitent éviter une escalade : il est temps de prendre une position ferme, de condamner ces actes et de mobiliser tous les moyens disponibles pour prévenir de tels incidents.

Monsieur le Président,

Nous ne pouvons que constater que les pays occidentaux, qui arraisonnent des navires en violation du droit international et soutiennent tacitement les actes terroristes de Kiev, adoptent une tout autre attitude lorsqu’il s’agit de la navigation dans le détroit d’Ormuz : ils lancent alors des accusations virulentes et infondées contre l’Iran. Il est pour le moins amusant de voir comment les causes profondes de la situation dans le détroit d’Ormuz sont honteusement balayées sous le tapis par tous ces ministres des Affaires étrangères de l’UE assis devant nous aujourd’hui – et ceux qui parleront après eux feront assurément de même. Comment pourraient-ils froisser leur suzerain [américain], même si celui-ci se moque éperdument d’eux ?

Rappelons que la situation dans le détroit d’Ormuz résulte d’une agression non provoquée des États-Unis et d’Israël contre la République islamique d’Iran. Cette agression a non seulement infligé d’immenses souffrances aux populations civiles de toute la région et précipité l’effondrement rapide de la stabilité dans le golfe Persique, mais elle a aussi eu des répercussions majeures sur l’économie mondiale, la sécurité énergétique et la sécurité alimentaire. Les États du Golfe fournissent au marché mondial un cinquième du pétrole, plus d’un tiers du gaz naturel liquéfié ainsi que des volumes importants d’ammoniac, de phosphates et de soufre.

Lorsque l’odieuse attaque de Jérusalem-Ouest et de Washington a mis le feu à toute la région, on a tenté de faire porter toute la responsabilité à l’Iran, comme si Téhéran avait attaqué ses voisins et bloquait délibérément la navigation dans le détroit d’Ormuz. Or, en temps de guerre, un État côtier attaqué est en droit de limiter la navigation dans ses eaux territoriales pour des raisons de sécurité. Rappelons qu’avant le 28 février – avant que les États-Unis et Israël ne décident d’attaquer l’Iran – il n’existait aucune perturbation sérieuse de la navigation marchande dans le golfe Persique. La question légitime se pose donc : pourquoi avoir déclenché tout cela ? Les réponses sont évidentes : il s’agit, entre autres, du désir de renverser un régime gênant et de pêcher en eaux troubles. Pourtant, nous n’entendons aujourd’hui que des discours sur des menaces imaginaires. Ce sont les peuples et les capitales des pays du golfe Persique, qui sont nos amis, qui paieront le prix de cette aventure.

La Russie plaide fermement pour un cessez-le-feu et un retour au processus politique et diplomatique afin de résoudre les différends existants tout en préservant les intérêts de sécurité de tous les États de la région, sans exception. Nous soutenons les initiatives de nos amis pakistanais. Nous attendons des parties qu’elles respectent strictement le cessez-le-feu en vigueur et qu’elles laissent la diplomatie ouvrir la voie à des accords définitifs. Nous appelons à abandonner la rhétorique belliqueuse et les projets bellicistes visant à rallumer une grande guerre régionale. Un tel scénario ne ferait qu’aggraver les souffrances et le nombre de victimes civiles, saper davantage la stabilité et la sécurité de tous les États de la région, y compris Israël, et ne contribuerait en rien à la réouverture du détroit d’Ormuz.

Merci.


Déclaration de l’ambassadeur Amir Saeid Iravani, Représentant permanent de la République islamique d’Iran auprès des Nations Unies

Source : Mission permanente de l’Iran à l’ONU

Merci, Monsieur le Président,

La République islamique d’Iran a toujours défendu la liberté de navigation et la sécurité maritime dans le golfe Persique, le détroit d’Ormuz et le golfe d’Oman. Depuis des décennies, l’Iran s’acquitte fidèlement de ses responsabilités d’État côtier, en assurant la sécurité des voies maritimes et en préservant la fluidité de la navigation internationale.

Depuis le 28 février, les États-Unis et le régime israélien mènent une guerre d’agression injustifiée et à grande échelle contre l’Iran, en violation flagrante du droit international et de la Charte des Nations unies, notamment de son article 2, paragraphe 4. Ces actions perturbent la sécurité maritime et la liberté de navigation et menacent la paix et la sécurité régionales et internationales.

Le détroit d’Ormuz est de plus en plus utilisé pour appuyer des attaques militaires dans la région, notamment le transfert de matériel militaire destiné à des actions hostiles contre l’Iran. Cette militarisation expose la navigation internationale à des risques accrus et sans précédent dans le golfe Persique et le détroit d’Ormuz.

Parallèlement, les États-Unis poursuivent leurs actes illicites en droit international en imposant un prétendu blocus maritime, en saisissant illégalement des navires commerciaux iraniens et en détenant leurs équipages. Ces mesures dangereuses et constitutives d’une escalade violent le droit international, enfreignent la Charte des Nations unies, constituent un acte de piraterie et équivalent à des actes d’agression au sens de l’article 3 c) de la résolution 3314 (XXIX) de l’Assemblée générale du 14 décembre 1974.

L’Iran condamne fermement ces actions illégales et appelle le Conseil de sécurité à adopter une position ferme en les condamnant, en assurant une pleine responsabilité et en exigeant la libération immédiate et inconditionnelle des navires et de leurs équipages.

Monsieur le Président,

En tant qu’État côtier principal dont les eaux territoriales englobent le détroit d’Ormuz, l’Iran a pris les mesures nécessaires et pratiques, conformes au droit international, pour faire face aux menaces émergentes, garantir une navigation sûre et continue et empêcher l’utilisation abusive de cette voie vitale à des fins hostiles ou militaires.

Ces mesures s’appuient sur les droits et obligations de l’Iran en vertu du droit de la mer et de sa législation nationale, en cherchant un juste équilibre entre les intérêts de sécurité de l’État côtier et la poursuite d’une navigation sûre dans le détroit d’Ormuz, dans un environnement extrêmement volatil. Ces mesures pratiques seront réexaminées en fonction de l’évolution de la situation.

L’Iran n’est pas partie à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982. Il n’est donc pas lié par ses dispositions conventionnelles, sauf dans la mesure où certaines règles y figurant sont universellement reconnues comme relevant du droit international coutumier.

Une stabilité et une sécurité durables dans le golfe Persique et dans l’ensemble de la région ne pourront être atteintes que par une cessation définitive et permanente de l’agression contre l’Iran, assortie de garanties crédibles de non-récidive, et par le plein respect des droits souverains et des intérêts légitimes de l’Iran.

En conclusion, je rejette catégoriquement les allégations formulées contre mon pays lors de cette séance. Les affirmations de certaines délégations sont dénuées de tout fondement juridique. Elles ne visent qu’à détourner l’attention des réalités sur le terrain et de l’acte illicite en droit international commis par les États-Unis et leurs alliés.

Ces délégations ont une fois de plus révélé leur double standard : leur prétendue préoccupation pour la sécurité maritime et la navigation n’est ni sincère ni cohérente avec leurs actes et leurs positions.

Elles affirment que les droits de navigation ne doivent pas être menacés, mais ignorent délibérément les actions illégales des États-Unis, notamment l’imposition d’un prétendu blocus maritime et leurs récentes attaques terroristes contre des navires commerciaux iraniens – un comportement qui porte tous les signes de la piraterie, de la prise d’otages et s’apparente à celui d’un groupe pirate et terroriste.

Certaines délégations ont en outre détourné ce Conseil de son ordre du jour, en s’alignant sur les agresseurs et en soulevant des questions sans rapport avec le sujet. Nous rejetons fermement ces allégations infondées, qui ne méritent aucune réponse.

Monsieur le Président,

Soyons clairs : la responsabilité de toute perturbation, obstruction ou ingérence dans le transport maritime dans le golfe Persique, le golfe d’Oman et le détroit d’Ormuz incombe directement aux agresseurs – les États-Unis et leurs soutiens – dont les actions illégales et déstabilisatrices ont exacerbé les tensions et mis en danger la sécurité maritime et la liberté de navigation. Toute affirmation contraire est sans fondement et dénuée de crédibilité.

Merci.


Déclaration de l’ambassadeur Fu Cong, représentant permanent de la République populaire de Chine à l’ONU.

Source : Mission permanente de la Chine à l’ONU

Monsieur le Président,

Je souhaite tout d’abord la bienvenue à Son Excellence le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn, M. Abdullatif bin Rashid Al Zayani, qui préside cette réunion, et je remercie le secrétaire général António Guterres, le secrétaire général Arsenio Dominguez et M. Nick Childs pour leurs exposés.

Les océans sont le berceau de la vie et relient le monde, transportant plus de 80 % du commerce mondial. Ils sont devenus les artères principales du fonctionnement des économies et de la société humaine. Garantir la sûreté et la sécurité des routes maritimes internationales est essentiel à la stabilité des chaînes de production et d’approvisionnement mondiales ainsi qu’au bien-être des populations ; cela sert les intérêts communs de toutes les nations. Ces dernières années, face à la montée des turbulences mondiales, les questions de sécurité maritime se sont intensifiées et se trouvent de plus en plus imbriquées dans les conflits géopolitiques, les risques de sécurité traditionnels et non traditionnels, ainsi que les déficits de gouvernance mondiale. Dans un esprit d’unité et de coopération, nous devons aborder ces questions de manière globale et approfondie, en recherchant des solutions qui traitent à la fois les symptômes et les causes profondes. Permettez-moi d’insister sur les points suivants.

Premièrement, nous devons trouver des solutions politiques aux points chauds. La stabilité et le bon fonctionnement des routes maritimes internationales sont étroitement liés à la paix et à la stabilité de la région environnante, en particulier des États côtiers. Seul le dialogue et la consultation permettront de désamorcer les points chauds et de créer un environnement favorable à la sécurité de ces routes. Le recours excessif à la force militaire ne résout pas les risques de manière durable ; il ne fait au contraire qu’exacerber les tensions, les confrontations et créer de plus grandes crises de sécurité.

Le détroit d’Ormuz est un corridor vital pour le commerce international de marchandises et d’énergie. Assurer la sécurité, la stabilité et la liberté de passage dans cette région sert l’intérêt commun de la communauté internationale. La cause profonde du blocus du détroit réside dans les actions militaires illégales lancées par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Malgré l’accord de cessez-le-feu récemment conclu, les États-Unis ont renforcé leur déploiement militaire et imposé des blocus ciblés. Il s’agit d’un comportement dangereux et irresponsable. La solution pour mettre fin à ce blocus consiste à parvenir le plus rapidement possible à un cessez-le-feu global et durable, afin de rétablir la paix et la stabilité dans la région du Golfe et au Moyen-Orient. La Chine salue le rôle de médiation joué par le Pakistan et d’autres pays et exhorte les parties concernées à régler leurs différends et conflits par des moyens politiques et diplomatiques. La Chine s’oppose à toute mesure susceptible de compromettre le cessez-le-feu et de mener à une escalade ou à une confrontation. Elle continuera à jouer un rôle constructif en faveur de la paix et de la stabilité régionales, guidée par l’esprit des quatre propositions du président Xi Jinping sur la sauvegarde et la promotion de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient : adhésion au principe de coexistence pacifique, au principe de souveraineté nationale, au principe de l’état de droit international et à une approche équilibrée entre développement et sécurité.

Deuxièmement, nous devons défendre fermement l’état de droit international. La Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM), complétée par les traités internationaux pertinents et le droit international coutumier, forme le socle de l’ordre maritime international actuel. Tous les pays doivent interpréter et appliquer la Convention de manière complète, précise et de bonne foi, en évitant toute application sélective ou à double standard. Chacun doit exercer de bonne foi les droits à la liberté de navigation que confère le droit international, respecter scrupuleusement la souveraineté, la sécurité et les intérêts légitimes des États côtiers, et garantir la fluidité normale du commerce et de la navigation maritimes.

Troisièmement, nous devons lutter contre la criminalité maritime dans le respect de la loi. Selon les rapports des organismes compétents, 137 incidents de piraterie et de vols à main armée en mer ont été enregistrés l’année dernière, soit le chiffre le plus élevé des cinq dernières années. Les groupes criminels et les forces terroristes utilisent de plus en plus les océans comme principaux vecteurs pour le trafic de drogue, d’armes et d’êtres humains. Dans le cadre du droit international, tous les pays doivent combattre ces crimes conformément aux lois et règlements, tout en respectant la juridiction exclusive de l’État du pavillon sur ses navires. Parallèlement, nous devons soutenir activement le développement économique et l’amélioration des conditions de vie des États côtiers, afin d’éliminer les causes profondes de la criminalité et des troubles.

Quatrièmement, nous devons améliorer en permanence la gouvernance mondiale. Les océans sont le patrimoine commun de l’humanité. Seul le respect des principes de consultation approfondie, de contribution conjointe et de partage des bénéfices, ainsi que la mise en place d’un système de gouvernance océanique mondial plus juste et plus équitable, permettra de réaliser la vision d’une paix et d’une sécurité maritimes ainsi que d’une économie maritime prospère. Tous les pays doivent soutenir le rôle central de l’ONU, faire progresser l’élaboration du droit et des règles internationales et relever les nouveaux défis, notamment la préservation de l’écosystème marin et l’élévation du niveau de la mer. Dans un esprit d’ouverture, d’inclusion et de coopération gagnant-gagnant, nous devons renforcer la connectivité maritime et le développement des infrastructures, tout en promouvant une utilisation durable et rationnelle des ressources marines.

Monsieur le Président,

Comme toujours, la Chine, fervente défenseure et contributrice du droit maritime international, a pris des mesures concrètes pour défendre l’autorité et l’intégrité de la CNUDM et a été parmi les premiers à signer et ratifier l’Accord des Nations unies sur la haute mer (BBNJ). Elle joue un rôle actif dans la sécurité de la navigation maritime, la prévention et la réduction des catastrophes ainsi que la conservation écologique marine. Elle a déployé 48 groupes d’escorte navale dans le golfe d’Aden et les eaux somaliennes pour des missions de protection de routine. Elle participe activement à la Décennie des Nations unies pour les sciences océaniques au service du développement durable. Elle a lancé l’Initiative de coopération bleue « Ceinture et Route » et soutient activement les pays en développement et les petits États insulaires dans la réalisation des Objectifs de développement durable, en fournissant à la communauté internationale des biens publics maritimes de haute qualité. Aux côtés de la communauté internationale, nous poursuivrons nos efforts inlassables pour préserver la sécurité maritime commune et construire une communauté maritime partageant un avenir commun.

Merci, Monsieur le Président.

Source : Mission permanente de la Russie à l’ONU

(Traduction : lecridespeuples.substack.com)