Par Daniel Garcia 31 juillet 2025
Communiqué de la SDJ de BFMTV :
Ce vendredi après-midi, sur BFMTV, Olivier Rafowicz, le porte-parole de l’armée israélienne a expliqué qu’il « n’y a pas de famine à Gaza », contredisant tous les éléments factuels et documentés par les ONG et nos confrères journalistes sur place, qui sont eux-mêmes en proie à cette famine, comme l’ont rappelé nos journalistes à l’antenne.
II également tenu des propos menaçants envers nos confrères journalistes palestiniens, les accusant de distribuer « des textes et photos bidons, du pipeau total, indiquant qu’il avait leurs « noms », et accusant « des agences de presse extrêmement sérieuses, européennes et certaines françaises », d’être « le relais de la propagande du Hamas ».
La SDJ de BFMTV tient à rappeler que ces propos n’engagent pas la rédaction. Comme il a été dit durant I’interview à Olivier Rafowicz, le Programme alimentaire mondial, agence de IONU, a alerté hier sur Ia situation de désespoir sans précédent à Gaza, soulignant que « 90.000 femmes et enfants ont besoin d’un traitement urgent ». Et Israel interdit toujours l’accès aux médias étrangers. Depuis le début de la guerre, plus de 200 journalistes palestiniens ont été tués à Gaza-
La réponse cinglante de la Société des Journalistes de BFMTV après l’intervention lunaire du porte-parole de l’armée israélienne sur le plateau de la chaîne.
Pas de famine à Gaza ?
N’en déplaise au porte-parole de l’armée israélienne, voilà ce qu’indiquait l’IPC (Integrated Food Security) dans son dernier rapport :
« Le pire scénario de famine se joue actuellement dans la bande de Gaza. Les conflits et les déplacements se sont intensifiés, et l’accès à la nourriture et à d’autres articles et services essentiels a chuté à des niveaux sans précédent.
De plus en plus de preuves montrent que la famine, la malnutrition et la maladie sont à l’origine d’une augmentation des décès liés à la faim. Les dernières données indiquent que les seuils de famine ont été atteints pour la consommation alimentaire dans la majeure partie de la bande de Gaza et pour la malnutrition aiguë dans la ville de Gaza.
La malnutrition a augmenté rapidement au cours de la première quinzaine de juillet. Plus de 20 000 enfants ont été admis pour un traitement contre la malnutrition aiguë entre avril et mi-juillet, et plus de 3 000 souffrent de malnutrition sévère. Les hôpitaux ont signalé une augmentation rapide des décès d’enfants de moins de cinq ans liés à la faim, avec au moins 16 décès signalés depuis le 17 juillet.
Des mesures immédiates doivent être prises pour mettre fin aux hostilités et permettre une intervention humanitaire sans entrave, à grande échelle et qui sauve des vies. C’est la seule voie pour mettre fin à d’autres décès et à des souffrances humaines catastrophiques. »
L’IPC (Integrated Food Security Phase Classification), est un outil international standardisé qui permet d’analyser et de classifier la gravité de l’insécurité alimentaire dans diverses régions du monde. Il vise à offrir aux décideurs des analyses fiables, rigoureuses et fondées sur un consensus, afin d’orienter les interventions d’urgence et la planification à moyen et long terme. Le système est utilisé par de nombreux gouvernements, agences de l’ONU, ONG et partenaires internationaux pour harmoniser la compréhension et la réponse aux situations de crise alimentaire.
Lire la suite ici :Olivier Rafowicz, porte parole de l’armée israélienne nie la famine à Gaza et menace les journalistes sur BFMTV – Investig’action








































































































































































































































