Cela fait quelques années que j’ai décrit Benjamin Netanyahou comme l’homme le plus dangereux d’Asie occidentale. C’était à l’époque où nous entendions tout sur la menace du régime Assad à Damas, le Belzébuth autrement connu sous le nom de chef suprême de l’Iran, et d’autres figures aussi incroyablement malignes.
Le premier ministre israélien vient de recevoir son diplôme. Pour tout calcul sérieux, il est l’homme le plus dangereux du monde depuis les attaques scandaleusement imprudentes et totalement nihilistes qu’il a lancées contre la République islamique aux premières heures du vendredi 13 juin. Je reviendrai sur la place de Donald Trump dans ce classement.
Dans son annonce initiale de l’opération “Rising Lion”, Netanyahu a qualifié l’Iran de “menace existentielle” pour Israël et qu’il n’a d’autre choix que d’ordonner une attaque. C’est absurde, mais nous ferions mieux de faire attention à cette absurdité. Par cette phrase lourde de sens, Bibi a effectivement autorisé l’État sioniste à lancer une arme nucléaire si ces attaques ne parviennent pas à détruire tous les programmes nucléaires de la République islamique, comme cela semble probable.
On peut en effet parler d’une menace existentielle depuis vendredi dernier. Mais elle s’étend bien au-delà de l’Iran et, en fait, de l’Asie occidentale. Comme le montre clairement le long et terrible bilan de l’État juif autoproclamé, celui-ci ne semble admettre aucune limite aux violences qu’il inflige aux autres, à ses violations du droit international et des principes éthiques liés à la cause humaine, ni aux risques qu’il fait courir au monde au nom de ce qui équivaut à un projet biblique de soumission et de domination.
Pour couronner le tout, le dirigeant obsédé d’une nation dotée de l’arme nucléaire jamais soumise aux termes du Traité de non-prolifération vient d’attaquer une nation non nucléaire qu’il qualifie de danger mortel pour la survie d’Israël en raison des armes nucléaires qu’elle ne possède pas. Faites les comptes, comme on dit.
Pour mémoire, l’“Operation Rising Lion” fait référence à la prophétie de Balaam, un infidèle au passé très controversé, mais qui impressionna les anciens Israélites par ses pouvoirs divinatoires exceptionnels. Dans la version révisée du Livre des Nombres, 23:24, on peut lire : “C’est un peuple qui se lève comme une lionne, et qui se dresse comme un lion. Il ne se couche point jusqu’à ce qu’il ait dévoré la proie, Et qu’il ait bu le sang des blessés.”. C’est ce qui motive Bibi, qui considère les Palestiniens comme des Amalécites maléfiques tout droit sortis de la mythologie de l’Ancien Testament, déclarant une fois de plus sa vision générale.
Israël et l’Iran sont désormais en guerre, comme l’a déclaré une habitante de Téhéran au New York Times après avoir entendu des explosions et vu les flammes monter depuis sa fenêtre vendredi soir dernier. Tout a changé désormais. Netanyahu aspire à cette guerre depuis des décennies, justifiant toujours sa soif – une soif cliniquement psychotique, il faut bien le dire – par des mensonges sans fin et une paranoïa apparemment sans fond. Ces mensonges et cette paranoïa font courir au monde le danger d’une confrontation mondiale. Nous sommes tous Iraniens maintenant : je suis tout à fait disposé à le dire.
Quant au président Trump et au rôle des États-Unis dans tout cela, ne nous leurrons plus. Je continue d’affirmer, contrairement à beaucoup, que l’État sioniste doit être perçu comme un satellite irresponsable et trop gâté, et non comme le Übermeister [Grand maître] de la politique américaine. C’est une dynamique complexe, mais l’État sioniste vient d’exécuter ce à quoi aspire l’empire dans son ambition plus large de “remodeler le Moyen-Orient”, comme le disent depuis longtemps les cliques néoconservatrices qui dirigent la politique américaine. Comme je l’ai déjà souligné, en reprenant le jargon des services secrets [Ndt : ou du chancelier allemand Friedrich Merz, interviewé par la chaîne publique allemande ZDF le 19 juin 2025 lors du sommet du G7], Israël fait le sale boulot de Washington en Asie occidentale.
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Comme l’ont fait remarquer de nombreux commentateurs de par le monde, les Israéliens ont pour habitude de mentir sur les faits, la politique, la stratégie des Forces de défense israéliennes, etc. Tous les gouvernements mentent, comme l’a souvent affirmé Isador Feinstein Stone, journaliste indépendant américain, mais les Israéliens sont dans une catégorie à part parmi les menteurs officiels, c’est évident.
Le problème avec les Israéliens, c’est qu’ils continuent à mentir même après qu’un mensonge a été dévoilé. Netanyahu, illustration probante, continue de raconter que les milices du Hamas qui ont attaqué le sud d’Israël le 7 octobre 2023 ont violé des hommes et des femmes, décapité des bébés et en ont fait rôtir d’autres dans des fours, etc. Tout cela a été démenti, exposé comme étant le fruit de la machine de hasbara israélienne, ce système à l’activité incessante qui produit de la propagande destinée à l’opinion publique internationale. Mais Bibi continue néanmoins à colporter ces calomnies.
C’est le cas des affirmations de Netanyahu selon lesquelles, la semaine dernière, l’Iran est sur le point de produire des armes nucléaires et qu’il est donc urgent de l’en empêcher.
Lorsqu’il a annoncé l’opération “Rising Lion”, Netanyahu a déclaré : “Ce pourrait être dans un an, dans quelques mois, dans moins d’un an”. Lisez attentivement ces propos. Il s’agit purement et simplement d’un discours destiné à instiller la peur, et non d’un fait avéré. Ces affirmations n’ont pas plus de substance que celles que Netanyahu a faites depuis qu’il tient ce discours, depuis le début des années 1990. Quiconque connaît l’histoire sait qu’il s’agit simplement d’une nouvelle déclaration parmi tant d’autres du même genre faites par Netanyahu. Bibi sait que tous ses “peut-être” et ses prédictions sont sans fondement – les services du renseignement israéliens et la CIA le lui ont dit – et il ne peut ignorer que ceux qui suivent l’actualité savent qu’il le sait. Aujourd’hui, ce mensonge flagrant suffit à déclencher une guerre avec deux camps, et à risquer une guerre avec plusieurs autres.
Chronologie des déclarations de Netanyahu sur la bombe nucléaire iranienne : 1992-aujourd’hui
Le 11 juin, deux jours avant que les Israéliens ne lancent leurs attaques contre l’Iran, un compte sur les réseaux sociaux appelé “The United States of Israel” a publié sur X une chronologie des déclarations de Netanyahu selon lesquelles la République islamique serait sur le point de franchir un cap et de devenir une menace nucléaire. On peut y trouver 20 dossiers, commençant en 1992 et se terminant plus tôt cette année. En 1996, l’Iran aurait été à quelques mois, voire un an, de construire une bombe. En 2010, il lui restait un an, en 2021, quelques mois à un an, et ainsi de suite.
Je ne connais pas bien The United States of Israel et ne peux pas garantir l’exactitude de chaque section, mais celles que je connais sont toutes exactes. Je revois tout d’abord 2013, lorsque Netanyahu s’est adressé à l’Assemblée générale des Nations unies le 1er octobre avec ce croquis tristement célèbre et ridicule dont les lecteurs se souviennent peut-être : une bombe en forme de boule de bowling avec une mèche qui sort du sommet. Il y a douze ans, la prévision était alors d’un an avant l’accession à la capacité nucléaire.
J’ai couvert cet événement. C’était une semaine après que Hassan Rouhani, élu en juin président réformateur de l’Iran, se soit adressé à l’Assemblée générale et ait courageusement tendu la main en proposant l’ouverture de négociations sur le programme nucléaire de son pays. Deux ans plus tard, Téhéran signait le Plan d’action global conjoint, qui allait dans ce sens. C’est exactement ce que Netanyahu voulait à tout prix éviter, et Donald Trump lui a rendu service en sabotant l’accord en 2018, un an après son entrée en fonction.
Si cela intéresse les lecteurs, The Intercept a publié un article il y a dix ans confirmant bon nombre de ces dates. Il circule à nouveau sous son titre original, “Benjamin Netanyahu’s Long History of Crying Wolf About Iran’s Nuclear Weapons” [La longue histoire de Benjamin Netanyahu qui crie au loup au sujet des armes nucléaires iraniennes], un intitulé encore plus approprié aujourd’hui qu’en 2015.
Mais peu importe. Netanyahu a réussi au fil des ans à créer une sorte de méta-réalité qui prospère dans les médias mainstream. Il faut lui reconnaître cette performance.
Israël n’avait pas d’autre choix que d’attaquer, a suggéré vendredi dernier dans le New York Times Bret Stephens, un faucon iranien de longue date :
“En clair, l’Iran dupe le monde depuis des années tout en se dotant des moyens de développer plusieurs armes nucléaires”.
David French, un autre chroniqueur conservateur du Times, dans l’édition de samedi :
“L’urgence d’arrêter la marche de l’Iran vers la bombe est bien plus claire [sic] aujourd’hui qu’il y a trois ans”.
Ces commentateurs et d’autres accordent désormais beaucoup d’importance à un rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique accusant l’Iran d’avoir violé ses obligations au titre du Traité de non-prolifération nucléaire.
Quelques faits : l’Agence est un organe des Nations unies et compte 35 membres. Elle s’est réunie pour voter une résolution présentée par les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne. Cette résolution a été présentée jeudi 12 juin, la veille des attaques israéliennes contre l’Iran. Elle a été adoptée par 19 voix contre 3 (Russie, Chine, Burkina Faso) et 11 abstentions, et deux membres du conseil n’ont pas voté.
Ces faits méritent d’être passés au crible. Pourquoi quatre puissances occidentales, qui soutiennent unanimement Israël et s’opposent à l’Iran, ont-elles présenté cette résolution alors que, jeudi dernier, les responsables américains et européens mettaient déjà en garde contre une attaque israélienne imminente ? Pourquoi 16 autres pays – dont beaucoup ne sont pas occidentaux, certains (le Canada, les Pays-Bas, la Corée du Sud, le Japon) étant des alliés des États-Unis – ont-ils refusé de soutenir la résolution ? Le jour du vote, vous vous en souvenez peut-être, le département d’État a évacué son personnel diplomatique de son ambassade à Bagdad et encouragé les familles des militaires présents dans la région à évacuer les lieux de leur plein gré.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a immédiatement interprété la censure de l’AIEA comme étant motivée par des raisons politiques, un prélude à l’opération israélienne du lendemain. Restons prudents : cette interprétation des événements ne peut être vérifiée comme telle, mais elle ne peut certainement pas être écartée.
La censure de l’AIEA est contenue dans le rapport de quatre pages daté du 12 juin. Il s’agit d’un document hautement technique qui traite de l’accès de l’agence aux sites liés au nucléaire en Iran et des comptes rendus officiels des Iraniens sur leurs programmes nucléaires dans le cadre de leurs contacts réguliers avec l’AIEA. Les points de discorde entre l’agence et les Iraniens remontent à cinq ans, le plus récent datant de novembre 2024. Rien ne s’est passé la semaine dernière, ni le mois dernier, ni le mois précédent, qui puisse justifier la condamnation de l’agence.
Voici un passage clé du document :
“Notant avec préoccupation la conclusion du Directeur général, énoncée tout récemment dans le document GOV/2025/25, selon laquelle ces questions découlent des obligations qui incombent à l’Iran en vertu de son accord de garanties TNP et que, tant que l’Iran n’aura pas aidé l’Agence à résoudre les questions en suspens, celle-ci ne sera pas en mesure de fournir l’assurance que le programme nucléaire iranien est exclusivement pacifique…”.
Cela ne ressemble-t-il pas à une déclaration selon laquelle l’Iran serait sur le point d’acquérir la capacité nucléaire et devrait être arrêté de toute urgence ? Ou bien s’agit-il d’un autre rapport provisoire parmi tant d’autres, qui servira de base à de nouvelles interactions du type de celles qui ont lieu régulièrement depuis des décennies ? Ce passage, ou tout autre passage si vous prenez la peine de lire ce texte technique, soutient-il les dernières prédictions de Bibi Netanyahu citées plus haut ? Soutient-il les commentaires de David French et Bret Stephens ? Comparez ce rapport aux affirmations de ces gens, et vous obtenez un cas flagrant de manipulation grossière.
L’Iran, en réponse à la censure de l’AIEA, menace désormais de se retirer complètement du Traité de non-prolifération et de poursuivre sérieusement ses propres développements nucléaires. On peut lire cela comme un scénario catastrophe potentiel, ou réfléchir au principe de dissuasion. Je partage cette dernière opinion depuis de nombreuses années dans le cas de l’Iran. La dissuasion a été considérée comme un concept stratégique très important durant les décennies de la guerre froide. J’ai déploré les circonstances rendant la dissuasion nécessaire, mais j’en ai compris la nécessité. Et maintenant, nous sommes confrontés à la nation d’Israël, dotée de l’arme nucléaire, qui a maintes fois démontré son comportement dangereux, menaçant “un État sans armes nucléaires”, comme l’AIEA qualifie l’Iran. J’en arrive à la même conclusion.
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Abbas Araghchi, le ministre des Affaires étrangères iranien, actuellement considérablement préoccupé, devait se rendre à Oman dimanche 15 juin pour poursuivre les négociations avec les États-Unis sur un accord nucléaire qui remplacerait celui que Netanyahu a dénoncé avant même sa signature et que Trump a abandonné. Ce voyage est désormais annulé, pour des raisons évidentes.
Et ce qui nous amène au cas de Donald J. Trump. Je ne considère pas le président américain comme aussi dangereux que Benjamin Netanyahu. Trump est peut-être plus stupide que Bibi, mais il n’est pas aussi dérangé. Je considère Trump comme celui qui a permis à Netanyahu d’agir, et c’est le rôle qu’il vient de jouer.
Trump est autant à la solde des lobbies israéliens et de plusieurs riches soutiens américains de l’État sioniste que n’importe quel autre politicien américain, à quelques exceptions près. Mais en soutenant une opération aussi dangereuse que “Rising Lion”, Trump les a peut-être tous surpassés, me semble-t-il. C’est une chose, déjà condamnable, de soutenir un génocide en livrant de manière illimitée des armes, du soutien politique et de la couverture diplomatique. C’en est une autre d’approuver une agression qui risque de provoquer une conflagration mondiale. Le degré de cynisme me semble encore plus grand que celui de Joe Biden, et pourtant, il faut y mettre du sien.
Un jour ou deux avant que le lion de Netanyahu ne se mette en mouvement, Trump a envoyé Marco Rubio, son secrétaire d’État désespérant, devant les micros et les caméras pour dire au monde entier que non, les États-Unis n’étaient pas au courant des plans d’Israël et qu’aucun “avion américain” n’a été impliqué. Or Rubio ne parlait pas des avions arborant l’emblème “USAF” peint sur leur fuselage. Newsweek a rapporté le jour de l’attaque israélienne qu’Israël a déployé divers avions de combat de fabrication américaine – des F-35, des F-16 et des F-15 – contre les Iraniens. Vous allez vous demander si cela équivaut à un consentement tacite, mais ne vous donnez pas cette peine. Les Israéliens, toujours prompts à se vanter de l’approbation américaine de toute leur malveillance, ont clarifié la question.
Antiwar.com, le site d’information libertaire, a rapporté le 13 juin qu’un haut responsable israélien a révélé au Jerusalem Post que les régimes Netanyahu et Trump s’étaient entendus “pour convaincre Téhéran que la diplomatie est encore possible après qu’Israël se soit préparé à attaquer l’Iran”. Comme l’a rapporté le Jerusalem Post,
“la série de négociations sur le nucléaire entre les États-Unis et l’Iran prévue pour dimanche faisait partie d’une opération de désinformation coordonnée entre les États-Unis et Israël visant à faire baisser la garde de l’Iran avant l’attaque de vendredi”.
Voici le rapport très complet de Dave DeCamp sur Antiwar.com et voici celui du Jerusalem Post. Et ici, pour faire bonne mesure, voici comment le New York Times a présenté cette histoire sous le titre “Une erreur de calcul de l’Iran a donné lieu à un bilan lourd des frappes israéliennes, selon des responsables”. Ces Iraniens stupides : ils ont pris les Américains au mot.
Pendant ce temps, pour compléter le tableau, Trump publiait ce genre de message sur sa plateforme Truth Social :
“Nous restons attachés à une résolution diplomatique de la question nucléaire iranienne ! Toute mon administration a reçu pour instruction de négocier avec l’Iran. Ce pays peut être un grand pays, mais il doit d’abord renoncer complètement à ses espoirs d’obtenir l’arme nucléaire. Je vous remercie de votre attention à la question !”
J’aime bien la flatterie ironique, les noms propres en majuscules et les points d’exclamation. Du pur Donald. C’est ce que nous lisons dans les publications citées ci-dessus.
Je ne veux pas m’étendre sur la lâcheté dont les États-Unis font si souvent preuve dans les affaires d’État. Cela a été suffisamment souligné. Mais ce que les États-Unis viennent de faire à l’Iran grâce au concours de leur client me semble être le ne plus ultra de la trahison diplomatique. Je ne vois qu’un seul autre cas présentant une comparaison pertinente.
C’était lorsque Vladimir Poutine a personnellement négocié un accord pour l’Ukraine au début de la crise. Le président russe s’est fortement investi dans les deux protocoles de Minsk, signés en septembre 2014 et février 2015, qui constituaient une solution prometteuse aux divisions manifestes en Ukraine après le coup d’État fomenté par les États-Unis à Kiev en février 2014. Il a ensuite découvert que ni l’Ukraine ni les puissances occidentales qui ont garanti ces accords, à savoir la France et l’Allemagne, n’avaient la moindre l’intention de les mettre en oeuvre.
Avant tout, ce sont la confiance et sa violation qui sont en cause dans ces deux cas. La confiance est fondamentale dans les relations internationales. Sans elle, il ne peut y avoir de diplomatie constructive, ni entre ennemis, ni entre alliés. Les nations se voient alors d’autant plus proches d’un retour aux aux hostilités et d’un chaos potentiel. Les Européens ont trahi la confiance des Russes lorsqu’ils ont abandonné les accords de Minsk dès leur signature. Trump vient de trahir celle des Iraniens. C’est une forme de désagrégation, une politique de la terre brûlée, pourrait-on dire.
Pour conclure, pensez-vous que d’autres ne s’en rendent pas compte ? Les Chinois, pour citer le cas le plus essentiel ?
Trump et Netanyahu viennent de jouer la scène du bon et du méchant flic avec Téhéran. C’est une variante de la duplicité de Biden qui a armé Israël de tout ce dont il avait besoin pour poursuivre son génocide à Gaza tout en prétendant se battre “jour et nuit” pour un cessez-le-feu. Biden a trahi les Palestiniens, Trump a trahi les Iraniens. Ils nous ont tous trahis. À mon sens, ce sont des actes désespérés. N’oublions pas pourquoi il en est ainsi, et dans quelle direction tourne la roue de l’histoire.
Patrick Lawrence, correspondant à l’étranger pendant de nombreuses années, principalement pour l’International Herald Tribune, est critique des médias, essayiste, auteur et conférencier. Son nouveau livre, Journalists and Their Shadows, est désormais disponible chez Clarity Press.
Source: Scheerpost, 16 juin 2025








































































































































































































































