
Îles Vierges américaines, ministère de la Justice, photographie du registre des délinquants sexuels. Îles Vierges américaines, ministère de la Justice, domaine public, via Wikimedia Commons
I. Epstein
L’affaire Epstein est le plus grand scandale des temps modernes. Par son ampleur, par l’éventail des participants représentant un échantillon des élites d’ici et d’ailleurs, par l’imbrication de multiples activités criminelles et grossièrement contraires à l’éthique : trafic sexuel et viol de mineurs, chantage, duplicité financière, espionnage, trahison, abus de pouvoir par des agences publiques et des institutions privées, dissimulations de l’Establishment s’étendant sur des décennies, parjure — entre autres. Aucun péché ne manque à cette violation multiforme de la loi et de la morale humaine.
Ces caractéristiques rendent le scandale unique et résolument « post-moderne ». Il n’aurait pu se produire à des époques historiques antérieures. Car n’existaient pas alors la transcendance des différences de classe et de profession, la fluidité des transactions entre un large éventail d’élites (dont deux présidents des États-Unis, des Premiers ministres d’Israël et de Norvège, ainsi qu’un prince de la famille royale britannique), la mondialisation des contacts et des communications entre les habitants du monde des célébrités, la culture nihiliste qui supprime toute forme de retenue et d’inhibition comportementale. Voilà les éléments nécessaires et permissifs. Le facteur suffisant fut la volonté d’individus impitoyables et délibérés qui saisirent l’occasion pour tisser une toile complexe de criminalité, de malveillance et de mensonge.
Comment caractériser cette étrange créature ? Ce n’est ni une société secrète, ni une secte, ni une camarilla avide de pouvoir, ni une mafia organisée, ni une confrérie, ni aucune autre entité identifiable. Ce que nous voyons, c’est l’entrelacement de réseaux d’élites dont Epstein était le pivot. C’est le monde du pouvoir et de la célébrité dont les membres se connaissent, mais dont le tissu relationnel varie en intensité et en étendue. Ils partagent un trait essentiel : chacun possède déjà suffisamment de respect et/ou d’influence ; l’objectif n’était donc pas d’acquérir ce statut, mais d’en récolter les bénéfices — qu’il s’agisse d’élargir des privilèges existants (financiers), d’accéder aux plus influents et célébrés faiseurs de pouvoir, de satisfaire des fantasmes sexuels ou de goûter au plaisir de fréquenter d’autres élites dans des cadres agréables. Cela ne servait aucune cause. C’était œcuménique — l’entrée n’obéissait à aucune exigence sociale ou d’origine. En ce sens, divers, égalitaire et inclusif.
Ces élites ont accepté Epstein et Maxwell comme des membres respectables de la haute société, dignes de statut en vertu de leur argent, de son pedigree à elle, de son charme d’escroc à lui et de l’attrait d’aventures érotiques ; certains profitant de son « hospitalité » en se justifiant par l’idée que tout le monde le fait / qu’elles sont consentantes / que nous, l’élite, sommes au-dessus de la morale conventionnelle et au-dessus de la loi ; en portant le jugement « réaliste » selon lequel l’exploitation d’activités criminelles par des agences de renseignement à des fins supérieures sert légitimement l’intérêt national.
Epstein lui-même jouait le rôle clé. Il possédait un talent remarquable pour manipuler ce monde d’ego démesurés, de gloutonnerie, d’avidité et d’amoralité. Cependant, il n’était pas un génie du mal. Sa personnalité n’était pas envoûtante, son intelligence sans éclat particulier. Comment, dès lors, le réseau a-t-il été conçu, planifié et a-t-il pu générer des dizaines de millions lors de sa phase de démarrage ? Ici, nous pénétrons dans les eaux troubles des connexions politiques. Il existe de bonnes raisons de penser que ces ingrédients cruciaux furent fournis par le Mossad. La complice d’Epstein, Ghislaine Maxwell, était la fille de Robert Maxwell — magnat londonien de la presse et figure des plus hauts cercles de l’Establishment britannique. Il était de notoriété publique qu’il dirigeait un réseau informel de sionistes et de sympathisants d’Israël qui mettaient en commun diverses formes de renseignement au profit des Israéliens. Après sa mort prématurée et mystérieuse par noyade au large de son yacht, il fut honoré lors d’un service à Jérusalem auquel assistèrent deux anciens directeurs du Mossad et un ancien Premier ministre — Shimon Peres.
Il est tout à fait plausible que l’entreprise Epstein ait reçu inspiration et soutien financier initial des mêmes sources, par l’intermédiaire de sa compagne Ghislaine. Le lien s’est sans doute poursuivi — probablement fournissant couverture politique et supervision utile. Epstein rendit divers services au gouvernement israélien : intermédiaire dans des accords avec certains petits États africains, facilitation de transactions financières d’une légalité douteuse, organisation de rencontres entre responsables israéliens et membres ciblés de l’élite mondiale. L’ancien Premier ministre Ehud Barak fut un associé particulièrement proche, collaborant avec Epstein dans plusieurs entreprises d’intérêt personnel et israélien. Il passa même des semaines entières dans le célèbre manoir de Manhattan. En outre, les Israéliens (sinon le FBI) auraient pu fournir l’équipement et le savoir-faire technique pour installer, dans cette demeure et sur l’île, des caméras cachées enregistrant les événements. Ce matériel, entre les mains du FBI avant et après 2006, possédait un potentiel énorme de chantage, susceptible d’être utilisé pour extorquer des rançons ou comme levier par des agences étatiques (israéliennes ou américaines) sur des personnes d’intérêt. Toutes ces preuves ont disparu dans le gouffre de la plus grande dissimulation du plus grand scandale de tous les temps à Londres, Washington et Jérusalem.
Car il est également certain que les autorités américaines étaient au courant du stratagème et qu’elles en ont tiré leurs propres bénéfices. Le traitement exceptionnel accordé à Epstein lors de sa condamnation en 2006 sur ordre de Washington, selon le procureur de Floride, étaye cette thèse. De plus, rappelons que tous les documents récemment dévoilés, bien que largement expurgés, ainsi que le tristement célèbre « carnet noir », sont entre les mains du FBI depuis au moins huit ans. Pourtant, aucune enquête ni inculpation n’ont suivi — hormis la condamnation tardive de Ghislaine. Elle a été transférée dans un établissement de type club privé après une rencontre secrète avec l’avocat personnel de Trump — son démenti d’une amitié entre Trump et Epstein sur quinze ans étant sans doute le prix de ces privilèges. Même aujourd’hui, le ministère de la Justice a déclaré que d’autres poursuites étaient peu probables — tout en justifiant la suppression totale des témoignages des victimes dans la vaste publication de documents au motif que cela pourrait compromettre d’éventuelles procédures futures.
« Qui était Jeffrey Epstein — cet escroc sans pareil ? » Voilà la question déroutante qui met à l’épreuve notre compréhension du comportement humain. Un enseignant secondaire sans relief devenu le maître de cérémonie d’un spectacle mondial d’argent, de sexe et de pouvoir mettant en scène les puissants de tous horizons et du monde des célébrités. Cet homme apparemment ordinaire a produit l’extraordinaire. Puisqu’il n’y avait rien de véritablement exceptionnel chez Epstein, sinon sa maîtrise de l’art de l’escroquerie et sa capacité suprême de manipulation des mœurs post-modernes, une analyse psychologique a posteriori n’apporterait qu’un éclairage limité sur le phénomène qu’il incarnait. Nous pouvons affirmer avec assurance qu’il n’était pas un « monstre » ni un démon quelconque. Ses interactions ordinaires avec des personnes à l’intérieur ou à l’extérieur de son cercle semblaient tout à fait normales. Son langage était uniformément familier — distinctif seulement par une orthographe négligée. Rien n’indique qu’il souffrait de troubles mentaux ; il aurait satisfait aux critères d’un examen psychiatrique standard. Cela rend sa conduite d’autant plus déroutante : son absence totale de sens moral, son existence sans surmoi apparent.
Il en va de même pour ses complices, ses facilitateurs, ses relations collaboratives avec les nombreuses personnalités célèbres et influentes qui appréciaient sa compagnie, qu’elles participent ou non aux bacchanales sexuelles. Lui ou eux savaient-ils distinguer le bien du mal ? — telle est la question que l’on pose pour déterminer la responsabilité mentale d’un auteur de crimes extrêmes. En un sens, évidemment oui. Ils pouvaient citer les Dix Commandements ou des sermons pastoraux ponctués d’exemples précis. Ils pouvaient énumérer des actes qu’ils n’auraient jamais commis ni même envisagés. Ont-ils éprouvé culpabilité, honte ou remords ? Non — aucun signe. Très peu étaient psychotiques — le dérangé Donald Trump constituant l’exception la plus notable. Pourtant, ils ont mené leur vie sans boussole morale — ou peut-être avec une boussole programmée pour ne fonctionner que sélectivement.
Nous devons donc chercher ailleurs les indices des sources de leur comportement : dans un contexte culturel et social nihiliste imprégné de narcissisme. Avant d’orienter notre attention dans cette direction, revenons à l’ouvrage classique de Hannah Arendt sur « La banalité du mal ».
II. LA BANALITÉ DU MAL
Le mal occupait fortement les esprits dans l’après-guerre, lorsque les horreurs du nazisme restaient présentes dans les mémoires. La capture et le procès d’Adolf Eichmann en 1966 captivèrent l’attention mondiale comme rien ne l’avait fait depuis que les chefs nazis avaient comparu à Nuremberg. Le contraste apparent entre la monstruosité des crimes et la banalité de l’homme dans le box des accusés frappait les esprits. Eichmann n’était pas un fou comme Hitler ; ni même un tyran arrogant comme Göring et ses semblables. Il était « normal » au regard de la psychologie clinique. Arendt ne cherchait pas tant à expliquer sa fadeur qu’à soutenir avec force l’idée que des gens ordinaires peuvent commettre d’immenses horreurs — thèse qui déclencha une tempête de débats et de récriminations dont les braises brûlèrent des décennies durant.
Arendt se trompa en minimisant la différence émotionnelle entre la commission effective d’une atrocité et le processus de décision et d’administration d’un programme d’atrocités. Le tempérament requis pour la seconde tâche, qu’Eichmann accomplissait, n’est pas nécessairement aussi exceptionnel que celui requis pour la première. Néanmoins, son portrait manquait sa cible dans la mesure où le comportement d’Eichmann n’était nullement celui d’un employé robotisé. Homme instruit et intelligent, il croyait passionnément au credo nazi et en comprenait pleinement les implications. Arendt affirmait qu’il était sous l’emprise d’une idéologie supprimant toute norme humaine de conduite. Mais il ne fut pas passif dans ce processus de transformation. Car, dans son cas, il ne s’agissait pas seulement d’obéir aux diktats d’un régime totalitaire : il s’était porté volontaire pour la fonction qu’il occupait et fit preuve d’initiative dans son exécution.
Eichmann devait être condamné non parce qu’il était intrinsèquement mauvais ou qu’il avait agi atrocement de manière délibérée — selon Arendt. Sa culpabilité principale résidait dans son incapacité à utiliser son intelligence rationnelle pour reconnaître les implications de son engagement envers une idéologie diabolique. Pour Arendt, seule la faculté humaine distincte de penser rationnellement peut nous rappeler la dignité humaine et briser la logique servile qui nous conduit à agir abominablement. Ainsi, l’adhésion à une idéologie perverse suggère qu’Eichmann, en tant qu’être rationnel, n’est qu’indirectement responsable des crimes auxquels il est associé. Arendt supposait que les humains sont par nature des « animaux » qui, par instinct, agiraient de manière prédatrice s’ils ne sont pas guidés par une rationalité élevée, acquise par la socialisation dans une doctrine éclairée ou par la réflexion individuelle.
Cette conception de notre nature est fausse. Regardez les autres mammifères : ils n’ont pas de penchant sadique. Seuls les homo sapiens sont capables de commettre des atrocités. De plus, il est dans notre nature de nous attacher aux membres de notre famille, de notre tribu et même de notre espèce, et de les protéger, autant que de rivaliser impitoyablement. Tous les primates manifestent cette propension. Une éthique d’humanisme universel, telle qu’on la trouve dans les traditions de toutes les grandes civilisations, n’aurait pas pu se développer, se formaliser et connaître un certain succès si elle avait été contraire à l’essence même de notre être.
[Martin Heidegger — guide intellectuel, muse et amant d’Arendt — fut un partisan déclaré du nazisme qui afficha publiquement son allégeance — allant jusqu’à porter une chemise brune en donnant cours et à trahir des collègues de longue date. Il n’admit jamais d’erreur morale ni ne présenta d’excuses. Tardivement, il offrit des « explications » faibles qui rationalisaient péniblement son comportement, accompagnées de mensonges flagrants. En cela, il peut être vu comme un précurseur des figures publiques actuelles qui ne commettent jamais de faute qui ne puisse être excusée ou éludée. Sa philosophie, dans la mesure où l’enchevêtrement prolixe de ses idées est déchiffrable, annonçait également les modes de la déconstruction, de la phénoménologie, etc. Celles-ci ont à leur tour fourni une couverture intellectuelle au nihilisme superficiel mais non inoffensif du monde post-moderne, qui justifie et encourage des égoïstes ordinaires à satisfaire leurs impulsions tout en érodant tout sens d’obligation ou de responsabilité. L’institutionnalisation de l’infantilisme.]
Pour Heidegger, comme pour nombre de philosophes du XXe siècle, la réalité ultime est idéelle — non naturelle ni humaine. Le penseur par excellence choisit une voie qui fit de lui un complice de meurtre de masse. Une chose est certaine : les ondes de la tradition qu’il représentait — autant que les conséquences morales de sa chute immorale — lui ont survécu. Heidegger annonçait les performances publiques de la génération actuelle de dirigeants — ainsi que de figures secondaires. C’est la démocratisation — et la banalisation — du surhomme. Être libéré signifie ne jamais avoir à dire « je suis désolé ». Les expressions publiques de remords lorsque les fautes sont révélées ne précèdent pas des actes de contrition ; elles expriment plutôt le regret de s’être laissé prendre dans un tel embarras.
Les implications de cette analyse pour comprendre Epstein et son entreprise sont les suivantes :
1- L’idéologie était inexistante dans l’univers d’Epstein. De même que la ferveur religieuse ou patriotique. Il est vrai que certains protagonistes étaient des dévots inconditionnels de la cause sioniste et voyaient d’un bon œil sa collaboration active avec les Israéliens. Cela ne signifie pas que ce facteur était central dans la dynamique du réseau. À tous autres égards, celui-ci était dépourvu de valeurs. Ils étaient le produit d’une société qui promeut le principe selon lequel les individus ont le droit de tracer leur propre voie et, implicitement, de décider subjectivement du bien et du mal, de l’acceptable et de l’inacceptable.
2- Une haute position sociale — combinaison d’argent, de pouvoir et de statut — renforce la conviction (généralement tacite) que je ne rends de comptes qu’à moi-même, quelles que soient les exigences pratiques du maintien des apparences de conformité aux normes conventionnelles. Les conséquences en sont un sentiment enraciné de droit acquis, une imperméabilité à toute idée de responsabilité et un permis de comportement effronté.
3- La culture actuelle de permissivité affaiblit la crainte des conséquences d’un comportement nuisible. Moins on redoute le châtiment et la rétribution, moins on est inhibé et plus on s’adonne à l’indulgence personnelle.
4- Les associés d’Epstein ne s’interrogent généralement pas sur l’éthique de leurs actes — ce n’est tout simplement pas une considération. Ils sont mus par le désir et l’envie.
5- Leur perspective morale, si elle existe, est atténuée. Ils peuvent moraliser sur des questions politiques nationales ou internationales tout en commettant des actes criminels causant de graves préjudices aux victimes. Ou, plus couramment, fréquenter et échanger des faveurs avec un homme dont ils savent qu’il est l’impresario de cette extravagance vile et dépravée. Noam Chomsky incarne cette tolérance étrange et malsaine de la dissonance cognitive (ou plus précisément émotionnelle). Deepak Chopra en est un autre exemple. D’autres encore, manifestement moralement muets, incluent notamment Larry Summers, Henry Rosovsky, Elon Musk, Bill Gates, Richard Branson, les Clinton et une foule de sommités du monde des affaires, de la politique et de l’université.
Il existe un manque aigu d’empathie envers les victimes. Par un mécanisme d’évitement psychologique, elles sont objectivées, leur identité et leur souffrance ignorées tandis que se poursuivent amitiés, collaborations et intrigues avec Epstein. La conduite du cercle Epstein correspond à la résurgence, dans les sociétés occidentales contemporaines, d’une disposition à dévaluer les victimes innocentes de ses propres actes. Voyez la Palestine.
6- Le plus frappant dans cette mentalité perverse n’est pas seulement la tolérance désinvolte des violations de la loi et de toute norme de décence morale. C’est la suppression ou la sublimation de l’instinct humain inné de protéger autrui — en particulier les innocents — sauf dans les rares cas où une raison opportuniste conduit à subordonner cette empathie innée à une nécessité impérieuse de survie.
CONCLUSION
L’affaire Epstein, saga sordide et criminelle couvrant vingt années de conduite illicite, incarne notre contemporanéité, à la fois expression et perpétuation du nihilisme. Ceux qui acquièrent le statut de célébrité — au sens large — aux yeux du public et dans leur propre regard, forment une caste privilégiée. Cela leur confère la licence de faire à peu près ce qu’ils veulent. Aucune distinction n’est faite entre célébrité et infamie.
Dans cette catégorie se trouvent les personnes qui ont participé aux crimes odieux d’Epstein, ont embrassé l’homme et/ou ont offert à Jeffrey Epstein une couverture juridique équivalant à une immunité contre la condamnation ou la sanction.
Ils sont tous les produits d’une société déformée — des malfaiteurs sans honneur dans une terre accueillante.
Par Michael Brenner • 10 février 2026
Peter Mandelson, dans une vie antérieure, faisait partie de ce réseau. Il est désormais révélé que, lorsqu’il était secrétaire d’État aux Affaires économiques puis vice-Premier ministre sous Gordon Brown, il envoyait des courriels « en temps réel » à Epstein depuis la salle du Cabinet quelques minutes après une décision concernant la crise monétaire ou la politique au Moyen-Orient. Jamie Dimon, patron de Morgan Chase, figurait parmi les autres destinataires de ces informations privilégiées. Les homologues américains de Mandelson sont nombreux.
Source: The Unz Rewiew (Traduit de l’anglais par Arrêt sur info)
Michael Brenner est professeur émérite d’affaires internationales à l’Université de Pittsburgh et membre du Center for Transatlantic Relations à SAIS/Johns Hopkins. Il a été directeur du programme de relations internationales et d’études mondiales à l’Université du Texas. Il est l’auteur de nombreux ouvrages et de plus de 80 articles et publications. Ses travaux les plus récents sont : Democracy Promotion and Islam (Promotion de la démocratie et islam) ; Fear and Dread In The Middle East (Peur et terreur au Moyen-Orient) ; Toward A More Independent Europe (Vers une Europe plus indépendante) ; Narcissistic Public Personalities & Our Times (Personnalités publiques narcissiques et notre époque). Il a publié des ouvrages chez Cambridge University Press (Nuclear Power and Non-Proliferation), au Centre des affaires internationales de l’université Harvard (The Politics of International Monetary Reform) et à la Brookings Institution (Reconcilable Differences, US-French Relations In The New Era). Ses recherches portent principalement sur la politique étrangère américaine, la théorie des relations internationales, l’économie politique internationale et la sécurité nationale. M. Brenner a précédemment travaillé au Foreign Service Institute, au département américain de la Défense et chez Westinghouse.







































































































































































































































